Le risque en France, entre évaluation et gestion - Maxicours

Le risque en France, entre évaluation et gestion

Objectif
  • Comprendre les différents types de risques (naturels et technologique) en France et leur gestion dans un pays fortement humanisé et touristique de l’hémisphère nord.
Points clés
  • Comme tout espace géographique, le territoire français est soumis aux aléas de la nature. Par ailleurs, la prise en considération de ces risques constitue une contrainte forte.
Un risque est la possibilité qu’un aléa touche les populations. En géographie, on appelle risque l’addition de l’aléa (la possibilité qu’un événement dangereux se produise) et de l’enjeu humain (la présence de populations).
1. Le risque en France
a. Les risques naturels
Risque naturel : risque lié à des catastrophes naturelles telle que les tempêtes, les séismes, les inondations, etc.

 Pays tempéré de l’hémisphère nord, la France semble à l’abri des risques naturels majeurs. Le risque tellurique y est faible : la dernière victime d'un séisme en métropole remonte à 1967, à Arette, dans les Pyrénées atlantiques.

Cependant, le territoire est fréquemment affecté par des séismes de faible ampleur car la France est traversée par de longues failles et des fossés d'effondrement consécutifs liés à la tectonique de contact entre les plaques eurasiatique et africaine (fossés rhénan et séquano-rhodanien).

Si la France compte des volcans dans le Massif central, aucun n’est actif, contrairement aux volcans italiens (Vésuve, Etna, Stromboli). Le risque sismique est pour l’heure largement compensé par les retombées économiques du thermalisme, manifestation visible du volcanisme.

En revanche, l'aléa climatique est beaucoup plus fort, bien que ponctuel et localisé. Il se traduit par des inondations torrentielles (Vaison-la-Romaine, 1992), des avalanches meurtrières (Chamonix, 1999), des tempêtes (tempête de la fin décembre 1999, tempête Xynthia, en Vendée, en 2010). Cet aléa ne devient toutefois une catastrophe que dans la mesure où existe un enjeu. Or, les territoires concernés sont presque toujours fortement humanisés.

En dépit du faible nombre de victimes, le ressenti de la catastrophe est souvent très fort (choc psychologique pour les victimes, choc psychologique par identification pour les habitants de la région ou du pays, dégâts matériels, etc.). La gestion du risque naturel dépend souvent d’aspects subjectifs.

b. Les risques industriels et technologiques
Risque technologique : risque lié à l'activité de l'homme, qui regroupe les risques industriels, nucléaires ou biologiques.

La France est diversement exposée aux risques industriels et technologiques en fonction de la situation géographique :

  • échouage et dégazage le long des littoraux (Comme l’Amoco Cadiz en 1978, au large des côtes bretonnes) ;
  • concentrations industrielles urbaines ou péri-urbaines (explosion à l’usine AZF, dans la région de Toulouse, en 2001) ;
  • risques liés à la proximité des centrales nucléaires et au traitement des déchets (Fessenheim).

Ces risques sont tout à la fois structurels, ponctuels et chroniques.

En effet, la croissance économique est vecteur d'activités industrielles associées à des technologies toujours plus avancées qui contiennent par essence une part de risque d'exploitation (nucléaire, laboratoires expérimentaux de type « P4 » à proximité immédiate du centre de Lyon).

Le vieillissement de certaines structures est une autre problématique : le remplacement des premières installations nucléaires civiles a commencé (Chinon) alors même que les centrales les plus anciennes ont moins de 40 ans. Parallèlement, des sites de l'industrie chimique relevant des années 1920 (AZF, Toulouse) fonctionnent toujours.

2. La gestion du risque en France

La gestion du risque est un élément constitutif de la politique de l'aménagement du territoire. Elle est à l'interface de l'activité humaine et des contraintes de la nature ou du risque industriel.

Prévoir et anticiper le risque naturel est actuellement la modalité de gestion du risque.

Exemple
Si les arbres centenaires du parc de Versailles ne peuvent résister à des vents dont la vitesse est supérieure à 170 km/h, le devoir des pouvoirs publics est de prévoir ce type d'événement dans le souci de protéger les populations et de limiter le nombre des victimes.

L'attribution de permis de construire en zone inondable fait partie des questions à l’interface entre activité humaine et risque.

En 1982, la « loi Tazzieff » précisait les contours des plans de prévention aux risques (PPR). En théorie, « l'information préventive » a été instaurée par la loi du 22 juillet 1987 alors que la « loi Barnier » modifiait les PPR en Plan d'exposition aux risques (PER) en 1995.

Toutefois, les contours de ces cadres législatifs sont flous. Désormais, le préfet rédige un dossier départemental des risques majeurs (DDRM) dont « l'information préventive est destinée aux communes où ont été identifiés des enjeux humains » (ministère de l'Aménagement du territoire et de l'Environnement).

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