Le risque en France, entre évaluation et gestion - Cours de Géographie Seconde avec Maxicours - Lycée

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Le risque en France, entre évaluation et gestion

1. Typologie du risque en France
a. Les risques naturels
Historiquement, le risque tellurique affecte rarement le territoire métropolitain : la dernière victime d'un séisme remonte à 1967 (Arette, Pyrénées atlantiques), tandis que le thermalisme demeure à ce jour la manifestation première du volcanisme... Cette faible activité tellurique contemporaine n'est pourtant pas synonyme de « risque zéro » dans la mesure où la France est traversée par de longues failles et des fossés d'effondrement consécutifs liés à la tectonique de contact entre les plaques eurasiatique et africaine (fossés rhénan et séquano-rhodanien).
En revanche, l'aléa climatique est une donnée essentielle du risque climatique en France : inondations torrentielles (Vaison-la-Romaine, 1992), avalanches meurtrières (Chamonix, 1999), tempêtes dévastatrices (24-26/12/1999), etc... Toutefois, un constat s'impose dans la définition même de l'aléa et de ses conséquences : une catastrophe est essentiellement définie par un nombre de victimes, de sorte que leur prise en considération tient d'abord au choc psychologique engendré ; la gestion du risque naturelle est d'abord fondée sur du subjectif !
b. Les risques industriels et technologiques
La France est diversement exposée aux risques industriels et technologiques en fonction de la situation géographique : échouage et dégazage le long des littoraux, concentrations industrielles urbaines ou péri-urbaines, proximité nucléaire, etc.
Ces risques sont tout à la fois structurels, événementiels et chroniques. En effet, la croissance économique est vecteur d'activités industrielles associées à des technologies toujours plus avancées qui contiennent par essence une part de risque d'exploitation (nucléaire, laboratoires expérimentaux de type « P4 » à proximité immédiate du centre de Lyon). Toutefois, l'activité économique présente est héritée de trois révolutions industrielles étirées sur plus de 200 ans de sorte qu'un certain nombre d'installations est empreint d'une obsolescence évidente ; à ce titre, le remplacement des premières installations nucléaires civiles a commencé (Chinon) alors même que les centrales les plus anciennes ont moins de 40 ans. Parallèlement, des sites de l'industrie chimique relevant des années 1920 (AZF, Toulouse) fonctionnent toujours sans jamais être modernisés, jusqu'à ce que l'inévitable se produise.
2. La gestion du risque en France
Elle est un élément constitutif de la politique de l'aménagement du territoire mais elle est surtout située à l'interface de l'activité humaine et des contraintes de la nature.
Prévoir le risque naturel en est actuellement sa meilleure gestion ; si les arbres centenaires du parc de Versailles ne peuvent résister à des vents dont la vitesse est supérieure à 170 Km/h (24/12/1999), en revanche le devoir des pouvoirs publics est de prévoir ce type d'événement dans le souci de protéger les populations et d'en limiter le nombre des victimes... Le problème est le même à l'approche d'une crue torrentielle et l'on peut se demander si l'on n'assiste pas à une recrudescence de ce type de risque naturel ou plus prosaïquement si ce n'est pas l'exposition à ce type d'aléa qui a augmenté par l'attribution inconsidérée de permis de construire en zone inondable.

En 1982, la « loi Tazzieff » précisait les contours des plans de prévention aux risques (PPR) ; en théorie, « l'information préventive » a été instaurée par la loi du 22 juillet 1987 alors que la « loi Barnier » modifiait les PPR en Plan d'exposition aux risques (PER) en 1995. Toutefois, les contours de ces cadres législatifs sont flous et ne reposent que sur des données moyennées et donc subjectives puisqu'elles ressortent d'une interprétation statistique du risque.
Désormais, le préfet rédige un dossier départemental des risques majeurs (DDRM) dont « l'information préventive est destinée aux communes où ont été identifiés des enjeux humains, c'est-à-dire des victimes. L'information doit donc porter sur les communes où les enjeux humains sont les plus importants, où les protections sont les plus fragiles » (ministère de l'Aménagement du territoire et de l'Environnement) dans le contexte d'une société qui ne veut plus supporter le coût psychologique et économique d'une soumission aux risques naturels et technologiques.

L'essentiel

Comme tout espace géographique, le territoire français est soumis aux aléas de la nature. Par ailleurs, la prise en considération de ces risques constitue une contrainte forte.

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