Les sociétés face aux risques naturels - Cours de Géographie Seconde avec Maxicours - Lycée

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Les sociétés face aux risques naturels

1. Typologie du risque naturel
a. Le risque tellurique
Le risque naturel est varié et ses effets peuvent être spectaculaires ; il s'agit de ne pas confondre la causalité et la finalité du risque naturel dont la catastrophe est l'expression lisible et consécutive.oui

L'agencement des plaques constitutives de la croûte terrestre et leurs réajustements quotidiens sont à l'origine d'un risque volcanique et sismique aux points de compression ou de distension entre les différentes plaques terrestres. Toutefois, la nature des roches (plus ou moins acides) et le type de confrontations lithosphériques (subduction, compression, divergence) accentuent l'exposition au risque tellurique (nuées ardentes). De plus, le risque sismique n'est pas systématiquement associé au risque volcanique ; de nombreux séismes récents – à l'écart de toute manifestation volcanique – en témoignent : Gujarat (Inde, 1997), Izmit (Turquie, 1999).
Enfin, le risque tellurique est aussi sous-marin : un violent séisme au large d'une côte est à l'origine d'un tsunami, ou raz-de-marée.
b. Le risque climatique
L'excès pluviométrique est tout à la fois le moteur et la conséquence majeurs du risque climatique. Il en est le moteur par l'énergie contenue au moment de l'évaporation de l'eau et libérée au cours de la précipitation ; par exemple, un cyclone tropical est en amont le moteur de son propre déplacement par l'énergie accumulée et sans cesse renouvelée par l'évaporation. La libération de cette énergie latente provoque tempête, abondance de précipitations et inondations, c'est-à-dire que le cyclone contient en aval les conséquences du risque climatique associé.
Cependant, le risque climatique est varié : tornade, tempête, avalanche, inondation, sécheresse ou incendie constituent les principaux facteurs d'exposition au risque climatique ; parfois ces facteurs peuvent être combinés : vents violents et précipitations abondantes, tempête de neige et avalanche.
Le risque climatique peut enfin être associé au risque volcanique lorsqu'un volcan est recouvert par la neige ou par des glaciers dont l'eau solidifiée constitue un risque potentiel d'inondation et de lahar (eau de fonte et boue associées : Nevado del Ruiz, Colombie, en 1985 ou Pinatubo, Philippines en 1991).
2. Exposition et prévention des risques naturels
a. De la diversité des expositions
Un constat s'impose : le risque naturel est aléatoire et demeure une réponse culturelle des sociétés à l'exposition des effets hors-normes de la nature. La diversité des cultures humaines chevauche la variété des milieux de sorte que les réponses apportées par l'homme à l'un ou l'autre des risques naturels cités ne sont pas toujours optimales.

La diversité des expositions aux risques est fonction :
– de la nature du milieu et elle varie selon l'altitude et la pente, selon la proximité d'un accident tectonique, selon la zonalité (polaire, « tempérée » ou tropicale) et selon la nature de la formation pédologique – des sols – (continue ou partielle) et de la couverture végétale (ouverte ou fermée respectivben ement dans la cas d'une steppe ou d'une prairie) ;
– du degré d'évolution de l'IDH (Indicateur de Développement Humain) ;
– de la fonctionnalité et du rendement de l'espace.
Tous ces éléments renforcent l'appréciation culturelle de l'exposition aux risques naturels.
b. La prévention des risques naturels
La prévention des risques naturels – du fait de leur possible généralisation planétaire – n'est pas seulement liée aux possibilités techniques d'une société, elle dépend davantage de la volonté d'une société de prémunir ses citoyens des effets dévastateurs d'une catastrophe et des moyens dont elle dispose. Dans la réalité, la prévention est une volonté politique dont la prévision demeure incertaine : tous les moyens peuvent être mis en place et une société pourtant exposée au risque climatique par exemple peut passer complètement à côté de sa prévision (double tempête des 24 et 26 décembre 1999 en France).
De plus, si les sociétés ne parviennent pas encore à se prémunir du risque tellurique, l'étude des volcans (dilatation, sismologie associée) progresse, tandis que l'on peut s'interroger sur la validité de la prévention d'un certain type de risque climatique accru par l'activité humaine : imperméabilisation des sols urbains, déforestation, irrigation mal contrôlée, destruction des haies. Les inondations répétées en Bretagne et dans la vallée de la Somme depuis une dizaine d'années doivent interpeller les pouvoirs publics tout comme une société à l'urbanisation accrue doit entretenir ses infrastructures élémentaires (égouts) afin que ne se renouvellent plus des catastrophes comme celles de Nîmes en 1988 ou d'Alger en 2001 à la suite de négligences.
L'homme agit donc sur le risque qui doit être pris en compte dans son acception culturelle tout comme il devrait être considéré comme l'expression primaire de l'inégalité des sociétés dans leur appréciation de la nature.

 

L'essentiel

La définition du risque naturel est au cœur des relations des sociétés avec la nature, d'où une appréciation culturelle de la notion de risque. Tout groupe social, toute société ne réagit pas uniformément devant un risque naturel et la question est posée de savoir s'il existe un risque proprement « naturel ».

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