L'évolution de l'emploi et des qualifications - Cours de SES avec Maxicours

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L'évolution de l'emploi et des qualifications

1. La difficile définition de l'emploi et du chômage
a. L'emploi typique
Jusqu'aux années 1980, le monde du travail était structuré par des emplois typiques : contrat à durée indéterminée (CDI) et à temps plein, qualifications bien définies, conventions collectives, avantages sociaux. La population active au 20e siècle a été marquée par la généralisation du salariat, l'intégration de populations immigrées, le développement du travail féminin, la tertiarisation, le raccourcissement de la vie active.

Robert Castel
parle de société salariale pour définir cette époque qui débute dans les années 1960. Le travail stable était complété par des avantages en terme de statut social et aussi de protection par l'État providence.
b. L'emploi atypique
Avec la crise et le développement d'un chômage structurel de masse, les frontières entre chômage, emploi, inactivité, formation sont de plus en plus floues. Les « formes particulières d'emploi » ou « emplois atypiques » (CDD, intérim, stages...) s'imposent en raison de l'impératif de flexibilité, sous toutes ses formes :

- La flexibilité quantitative : c'est la quantité de main-d'œuvre qui va servir de variable d'ajustement. Cela peut se faire de manière interne (volume d'heures, « annualisation » du temps de travail...) ou externe (recours aux emploi précaires CDD, intérim...).
-La flexibilité qualitative (ou fonctionnelle) : c'est l'organisation de la production qui va être impactée (flexibilité des ateliers, travail posté...) ou la qualification de la main-d'œuvre (formation des salariés).
- La flexibilité des rémunérations : le but est de motiver les salariés par exemple sous forme de primes, participation aux bénéfices, etc.

Dans tous les cas l'entreprise cherche à diminuer ses coûts de production en adaptant de manière rationnelle la quantité ou la qualité du travail utilisé.
2. Vers la fin de la société salariale ?
a. La précarisation de l'emploi
Les emplois précaires représentent aujourd'hui la majorité des créations d'emplois, et permettent de réduire sensiblement le chômage, mais ne permettent pas toujours l'intégration sociale du salarié. Aucune catégorie sociale n'est épargnée par ce phénomène. Il est peu probable que l'on assiste avant longtemps à la « fin du travail », mais il est indéniable que la société salariale, qui associait emplois stables, revenus en progression et intégration sociale dans l'entreprise et dans la société, est remise en cause.

Les conséquences sociales de ces emplois sont nombreuses : augmentation de la pauvreté et de l'exclusion chez les salariés (« travailleurs pauvres »), difficulté à trouver un emploi stable (segmentation du marché du travail) ou encore la dévalorisation du statut, le manque de reconnaissance et de confiance en soi...

Il y a une forte augmentation de ces emplois depuis la fin des années 1980, le taux des emplois précaires dans la population active est passé de 5 à 12% entre 1980 et 2012. La majorité de ces emplois sont des CDD (7,5 %) et des emplois intérimaires (1,7 %).
b. Employabilité ou exclusion
Le diplôme demeure le principal critère de qualification et un atout décisif dans la recherche d'emploi. Mais les employeurs prennent aussi en compte les compétences acquises au sens large, et en définitive l'« employabilité » immédiate des salariés, qui doivent s'adapter à de nombreuses contraintes : horaires, délais, auto-formation...

Ainsi, se superposent les emplois qualifiés plutôt favorisés, même s'ils peuvent connaître des périodes de reconversion ou de chômage frictionnel ; les emplois précaires où les salariés « vulnérables » connaissent un chômage répétitif, enfin, les individus non qualifiés ou marqués par des handicaps sociaux, qui subissent un chômage d'exclusion, associé à la « désaffiliation » et la « disqualification » sociales.

On parle de dualisme (ou de segmentation) du marché du travail pour parler de la séparation entre le marché primaire (emplois stables) et le marché secondaire (emplois précaires). La frontière entre ces deux marchés est de plus en plus difficile à franchir évidemment lorsque l'individu cherche à passer du marché secondaire au marché primaire. La précarité est une situation durable et un passage quasi obligatoire pour une majorité de jeunes qui rentrent sur le marché du travail.
L'essentiel
Les types d'emplois se multiplient, ainsi que les types de compétences auxquels font appel les entreprises. Les salariés se doivent de gérer leur « employabilité » tout au long de leur vie, tout en subissant les contraintes de la flexibilité. La menace de la précarité devient une réalité pour beaucoup de salariés.

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