L'Union européenne : un espace intégré et compétitif à différentes échelles - Maxicours

L'Union européenne : un espace intégré et compétitif à différentes échelles

Objectifs
  • Connaître les facteurs d’intégration de l’Union européenne dans la mondialisation.
  • Connaître les facteurs qui nuisent à la compétitivité de cet espace géographique.
Points clés
  • L’Union européenne résulte d’un long processus d’intégration, en constante évolution.
  • L’intégration économique s’est accompagnée d’une intégration politique partielle qui témoignent de la volonté de créer un espace européen commun.
  • La création de l’espace Schengen, la monnaie commune et le marché unique ont contribué à renforcer les flux matériels, immatériels ainsi que les mobilités humaines dans l’espace intracommunautaire. Cette intégration multiforme a permis à l’Union européenne de s’imposer comme pôle économique et commercial à l’échelle internationale.
  • La mégalopole européenne est au cœur des réseaux mondialisés et des échanges internationaux.
  • Afin de faire face à la concurrence, l’Union européenne multiplie les politiques qui favorisent la compétitivité des secteurs de l’agriculture et de la recherche et du développement. Celles-ci s’adaptent aux enjeux environnementaux et ont pour objectif de limiter les désaccords intracommunautaires qui fragilisent cette union. 
1. Une intégration multiformes à l’échelle européenne

 

 

a. L’intégration économique

L’intégration européenne est un processus lent qui a débuté avec le traité de Rome en 1957 et qui n’est à ce jour pas achevé.

Une série d’étapes a jalonné ce processus :

  • L’Union européenne, qui a d’abord fonctionné sous l’étiquette de la Communauté économique européenne (CEE), est une zone de libre-échange dans laquelle les produits circulaient sans droits de douane.
  • Dans un second temps, les États ont harmonisé leurs droits de douane vis-à-vis des pays non membres.
  • Puis, par l’instauration d’un marché unique, un marché commun s’est imposé aux pays de cette Europe en construction qui, d’un point de vue économique, fonctionne comme un seul État. Il a donc fallu harmoniser, à l’intérieur des frontières, les politiques économiques, ce qui a permis d’ambitieux projets communs en termes de coopération économique et industrielle.
  • Enfin, l’Union économique et monétaire (UEM), issue du traité de Maastricht (1992) et de l’adoption d’une monnaie commune, fondent l’Union européenne.
b. L’intégration d’une union politique

Cette intégration économique s’est accompagnée d’une intégration politique partielle. Un certain nombre d’organismes ont été créés pour donner de la cohérence à cette Union européenne :

  • le Conseil de l’Union, composé des chefs d'États et de gouvernements ou bien des ministres de spécialité de chacun des États membres, est l’organe de décision de l’Union européenne.
  • la Commission européenne, qui siège à Bruxelles, est à la fois l’organe législatif de l’Union européenne (elle prépare les dossiers soumis au conseil de l’Union) et l’organe exécutif. Elle assure le contrôle de la bonne exécution des décisions.
  • le Parlement européen, malgré son nom, ne dispose pas d’un vrai pouvoir législatif. Il a un rôle de proposition, bien que les députés qui y siègent soient élus au suffrage universel direct.
c. La construction d’un territoire commun

L’Union européenne souhaite développer un espace européen commun et multiplie les actions dans ce sens.

Ainsi, en 1985, les accords de Schengen sont signés et autorisent la libre circulation des personnes appartenant aux pays signataires. À l’intérieur de cet espace – l'Espace Schengen – les contrôles d’identité aux frontières sont supprimés (sauf situation exceptionnelle). En revanche, ils sont renforcés à la périphérie de cet espace, ce qui implique une collaboration étroite entre les polices.

En 2020, l'espace Schengen regroupe 26 États, dont 22 appartiennent à l'Union européenne.

Remarque
L’intégration européenne n’est que partielle. Par exemple, les pays les plus exposés à l’immigration clandestine, comme l’Italie et l’Espagne, ne reçoivent qu’une aide symbolique de la part des États plus favorisés.

L’adhésion à l’espace Schengen et l’intégration de la zone monétaire commune témoignent de cette volonté de création d’un espace commun.

Les États renoncent à certains symboles de leur souveraineté afin de contribuer à l’élaboration d’un espace commun de libre-échange qui renforce les échanges commerciaux et mobilités humaines. Ces mobilités humaines se multiplient et sont facilitées grâce à la création de corridors transeuropéens. Les réseaux ferroviaires se densifient afin de mieux relier les métropoles et zones économiques entre elles

Enfin, de nombreux échanges d’étudiants ont lieu entre les différents pays de l’Union européenne, notamment à travers les diverses déclinaisons du programme Socrates :

  • le programme Comenius pour l’enseignement scolaire ;
  • le programme Erasmus pour l'enseignement supérieur ;
  • le programme Lingua pour la promotion de l’apprentissage des langues ;
  • le programme Minerva pour les technologies de l’Information et de la communication dans l’éducation (TICE) ;
  • etc.
Exemple
Créé en 1987, le programme Erasmus + regroupe 34 États, dont les 27 membres de l’Union européenne. Depuis sa création, le programme a permis à 9 millions d’individus (collégiens, lycéens, formateurs, professionnels du monde associatif, etc.) de se former à l’étranger dont 4,4 millions d’étudiants.

Mais l’absence d’une complète harmonisation des diplômes et des qualifications professionnelles ne permet pas de conclure à une vraie intégration européenne. Si l’intégration de l’Union européenne n’est pas totalement aboutie, ces diverses politiques ont facilité l’intégration de ses territoires dans la mondialisation.

2. L’Union européenne : un espace intégré dans la mondialisation
a. Une puissance économique et financière au coeur de la mondialisation

L’Union européenne comptabilise 27 États-membres. Cette taille critique lui permet de s’imposer sur le plan économique à l’échelle mondiale.

Taille critique : c’est le poids économique, démographique et territorial jugé suffisant pour concurrencer les pays riches et puissants sur le plan géopolitique.

En effet, en 2019, l’Union européenne des 27 a le 2e PIB le plus élevé après États-Unis.

Au 1er janvier 2020, la population de l'Union européenne est 447,7 millions d’habitants. Il s’agit donc du 1er foyer de peuplement mondial au développement élevé.

La puissance économique de l’Union européenne repose également sur sa monnaie, dont la valeur est supérieure à celle du dollar. L’Euro, adopté par 19 États, facilite les échanges commerciaux puisqu’il n’y a plus de taxes de change. De plus, elle est la 2e monnaie la plus utilisée au monde après le dollar

Par ailleurs, l’Union européenne est la 1re émettrice mondiale d’IDE. En effet, 160 firmes transnationales (FTN) européennes se classent parmi les 500 premières FTN mondiales.

Exemple
Pour l'année 2019, la société pétrolière hollandaise Shell est au 5e rang des plus grandes entreprises mondiales en fonction de leur chiffre d'affaires.
Pour cette même année, la société automobile allemande Volkswagen occupe le 7e rang du classement.

Ainsi, les FTN comptent parmi les grands acteurs de la mondialisation puisqu’elles sont les principaux émetteurs d’IDE à l’étranger. Les États-Unis sont le principal partenaire de l’Union européenne puisque 34,7 % des émissions d’IDE sont en faveur de la puissance américaine.

L’Union européenne est également le 1er récepteur mondial d’IDE. Toutefois, le Brexit fragilise l’attractivité du marché européen. Si les États-Unis sont les principaux émetteurs d’IDE vers l’Union européenne, 30 % d’entre eux se concentrent au Royaume-Uni.

Enfin, la mégalopole européenne est un espace parfaitement intégré aux réseaux mondialisés puisqu’elle concentre de nombreux flux de marchandises, des espaces industriels intégrés ainsi que des pôles politiques et financiers.

Mégalopole : vaste région urbanisée qui s’étend sur plusieurs centaines de kilomètres et relie de très grandes villes et leur agglomération.
Exemple
Londres, Francfort et Zurich sont des places financières. Strasbourg et Bruxelles accueillent le parlement européen, ces métropoles constituent donc des pôles politiques. La région de la Ruhr, en Allemagne, est un espace productif industriel intégré à la mondialisation. Cet espace, qui s’étend de Londres au Nord de l’Italie, concentre donc une production de richesses importante et des fonctions de commandement.

La mégalopole concentre également de nombreux aéroports très fréquentés et la façade maritime de la Northern Range dont les ports contribuent au rayonnement commercial international de l’Union européenne.

Exemple
L’aéroport Roissy Charles de Gaulle est le 10e aéroport international pour son trafic aérien.
b. L’Union européenne : un puissant pôle commercial

L’Union européenne peut également être qualifiée de puissance commerciale. En effet, le marché intérieur et la monnaie commune ont renforcé les échanges commerciaux à l’échelle intra-européenne. Ainsi, le commerce intracommunautaire représente 69 % des échanges de l’Union européenne.

Remarque
Le marché intérieur, ou marché unique, est une union douanière créée le 1er janvier 1993 qui repose sur quatre objectifs : la libre circulation de biens, de services, de capitaux et de la main d'œuvre.

L’Union européenne des 27 est parfaitement intégrée aux réseaux mondialisés puisqu’elle est le premier pôle commercial de biens et de services devant la Chine et les États-Unis. Elle génère à elle seule 15 % du commerce mondial de biens et sa balance commerciale est légèrement excédentaire grâce à un commerce extérieur excédentaire depuis 2012.

De plus, elle possède un représentant unique à l’OMC, ce qui lui permet de défendre les intérêts de l’ensemble des pays membres de l’UE. La façade maritime de la Northern Range facilite l’intégration de l’Union européenne dans le commerce mondial. La 2e façade maritime du monde s’étend sur 1 000 kilomètres du Havre à Hambourg et regroupe treize ports. Le port de Rotterdam est le plus puissant de cet espace, il occupe le 9e rang du classement des ports mondiaux en termes de tonnage et est le 11e port à conteneurs.

c. Une puissance géopolitique en construction

L’Union européenne a été fondée afin d’assurer une paix définitive en Europe. Elle prône des valeurs humanistes qui reposent sur la démocratie, la défense des droits de l’Homme, la solidarité envers les pays moins développés et la lutte contre le dérèglement climatique.

À ce titre, l’Union européenne reste totalement dépendante de l’OTAN – qui compte 21 États de l'UE – pour disposer d’un bras armé. Plusieurs pays de l’UE comme le Portugal ou l’Espagne restent très liés à cette organisation militaire. Or, les États-Unis sont les principaux investisseurs de cette organisation et souhaitent réduire considérablement leurs dépenses. Par conséquent, la France revendique la nécessité pour l’Union européenne de développer une autonomie militaire.

Enfin, concernant la politique étrangère, le Conseil européen de Nice (décembre 2000) met en place la politique étrangère et de sécurité commune (PESC), devenue PSDC. Elle permet à l’Union européenne de définir des points de vue communs, de mettre en place des actions et des stratégies communes pour résoudre des situations de crise. Elle permet aux États membres de l’Union européenne d’intervenir dans d’autres pays dans le cadre de missions humanitaires, du maintien de la paix ou du renforcement de la sécurité internationale.

Remarque
Le traité de Maastricht prévoyait la mise en place d’une politique de défense commune à l’UE pour pouvoir peser sur la scène politique internationale.
Exemple
Instituée en 2008, la mission EULEX Kosovo est une mission d’ordre civil qui vise à renforcer la sécurité intérieure du pays.
Le 8 juin 2018, le Conseil a décidé de recentrer le mandat de l'EULEX Kosovo, la mission « État de droit » de l'UE. Instituée il y a dix ans, la mission avait deux objectifs opérationnels : un objectif de suivi, d'encadrement et de conseil – apporter son soutien à des institutions du Kosovo qui sont chargées de faire respecter l'État de droit et au dialogue entre Belgrade et Pristina – et un objectif exécutif – soutenir les décisions judiciaires en matière de justice constitutionnelle et de justice civile et engager des poursuites et statuer dans certaines affaires pénales.

La décision prise ce jour met un terme au volet exécutif judiciaire du mandat de la mission au Kosovo : Le Kosovo assumera les responsabilités pour l'ensemble des enquêtes, poursuites et procès transférés. À compter du 14 juin, la mission recentrera ses activités pour :
• suivre certaines affaires et certains procès devant les institutions de la justice civile et pénale du Kosovo ;
• suivre, encadrer et conseiller les services correctionnels du Kosovo ;
• continuer d'apporter son soutien opérationnel à la mise en œuvre des accords résultant du dialogue mené grâce à la médiation de l'UE en vue de la normalisation des relations entre la Serbie et le Kosovo.

Extrait du communiqué de presse, EULEX Kosovo: un nouveau rôle pour la mission « État de droit » de l'UE, Conseil européen, publié le 8 juin 2018 à 10h45.

L’Union européenne est un pôle économique et commercial bien intégré à la mondialisation, mais elle reste une puissance géopolitique en construction encore trop dépendante de l’OTAN. Or, la mondialisation renforce la concurrence entre les pays. L’Union européenne doit être un espace compétitif si elle souhaite conserver son statut de pôle économique.

3. L’Union européenne : un espace compétitif fragilisé

Face à la concurrence accrue des pays émergents et des BRICS, les pays membres de l’Union européenne se mobilisent autour de politiques communes afin de maintenir leur statut de puissance économique. Toutefois, cette concurrence s’exerce également à l’échelle intracommunautaire.

a. Des politiques multiples pour renforcer la compétitivité des territoires
La politique agricole commune : une politique de compétitivité aboutie

L’Union européenne est le 1er exportateur mondial de produits agroalimentaires. Par conséquent, le secteur agricole et les industries agroalimentaires génèrent 44 millions d’emplois au sein de l’Union européenne, soit 7,5 % de l’emploi.

La politique agricole commune – la PAC – est créée en 1962 afin de moderniser et développer l’agriculture européenne. Initialement, cela se traduit par l’adoption du modèle de l’agriculture productiviste qui repose sur une forte mécanisation et une augmentation de la taille des exploitations agricoles.

Politique agricole commune : ensemble de mesures et subventions mises en place par l’Union européenne pour assurer une hausse des rendements agricoles et assurer des revenus aux agriculteurs. Elle contribue également à l’unification des prix des denrées agricoles sur le marché européen.

En 1992 et 1999, deux réformes majeures orientent la PAC vers une gestion plus durable des terres et à l’adoption de nouveaux objectifs. Désormais, elle contribue à la qualité de l’alimentation et au développement des espaces ruraux à travers des politiques d’aménagement du territoire tout en respectant les enjeux environnementaux. Il s’agit de la politique européenne de compétitivité la plus aboutie, elle représente 40 % du budget de l’Union européenne.

Promouvoir la recherche et l’innovation : le programme Horizon 2020

Au cours des dernières décennies, l’Union européenne a multiplié les programmes d’aides pour accroitre les investissements et faire gagner les territoires européens en compétitivité.

Ainsi, l’un des objectifs de l’Union européenne est de consacrer 3 % de son PIB au secteur de la Recherche et Développement. Le programme-cadre européen Horizon 2020 doit contribuer à atteindre ces objectifs.

Ce programme de financement dédié à la recherche et à l’innovation s’est établi sur 7 ans (2014-2020) et s’appuie sur une dotation de 79 milliards d’euros. Il s’articule autour de trois priorités :

  • l’excellence scientifique ;
  • la primauté industrielle et les défis sociétaux tels que la santé ;
  • la sécurité alimentaire et les énergies sûres.

La primauté scientifique correspond à trois grands types d’actions.

La première consiste au soutien de l’innovation par le biais d’investissements dans des projets industriels technologiques et de partenariats public-privé. Le second type d’actions est le soutien financier des PME (Petites et Moyennes Entreprises) innovantes afin qu’elles deviennent des acteurs du marché mondial. Enfin, le programme soutient les activités qui répondent aux défis sociétaux et qui sont en phase avec la réalité du marché.

Exemple
En 2020, un prêt de 100 millions d’euros est accordé au programme de lancement de la fusée Ariane 6 (Ariane Group). Par ailleurs, 100 millions d’euros doivent être investis dans des PME du secteur spatial. Le programme-cadre Horizon 2020 contribue, par le biais du dispositif InnovFin, au plan d’investissement pour Ariane 6.

Depuis plusieurs décennies, l'Union européenne met en place des politiques d'aide qui évoluent en fonction des enjeux environnementaux et de l'évolution du marché mondial. Ces politiques s'appliquent dans les différents secteurs d'activités afin que les territoires intra-communautaires gagnent en compétitivité et que l'Union européenne renforce son statut de pôle économique mondial.

b. Une gestion plus durable des territoires

L’Union européenne s’est engagée dans la lutte contre le changement climatique.

Dès 1997, le traité d’Amsterdam reconnait le principe de développement durable.

Le traité de Lisbonne, adopté en 2009, marque un tournant dans la politique environnementale de l’Union européenne puisque la lutte contre le changement climatique et la promotion des enjeux climatiques doivent s’opérer à l’échelle internationale. Par conséquent, la compétitivité des territoires doit respecter les enjeux environnementaux.

Cela se traduit, notamment, par d’importants changements sur le plan énergétique, l’UE se fixe des objectifs ambitieux à atteindre d’ici à 2030. Ainsi, l’Union européenne souhaite réduire d’au moins 40 % ses émissions de gaz à effet de serre par rapport aux niveaux de 1990.

Remarque
La Commission européenne souhaite revoir cet objectif à la hausse et proposer une réduction de 55 % des émissions de gaz à effet de serre.

Elle souhaite également que la part des énergies renouvelables s’élèvent à 32 % de la consommation énergétique des territoires de l’Union européenne et que l’efficacité énergétique augmente de 32,5 %.

Par ailleurs, la gestion durable des territoires s’applique également dans le secteur agricole. Les objectifs de la PAC ont évolué, car l’agriculture productiviste a des effets néfastes sur l’environnement.

L’agriculture biologique est en plein essor, elle représente 7,5 % des surfaces agricoles. L’Union européenne s’est réorientée vers de nouvelles normes plus respectueuses des enjeux environnementaux.

Ainsi, la directive Nitrates de 1991 lutte contre la pollution des eaux liée à des sources agricoles contenant des nitrates.

c. Des désaccords intracommunautaires

Une des particularités de l’Union européenne réside dans le fait qu’elle est soumise à une concurrence à l’échelle internationale, mais également à l’échelle régionale, c’est-à-dire au sein même de la communauté européenne. Or, celle-ci peut être source de conflits et nuire aux politiques communes de l’Union européenne.

Les IDE sont une des principales causes des désaccords intracommunautaires. Les pays de l’Europe centrale et orientale (PECO) ainsi que l’Irlande gagnent en attractivité grâce à une faible fiscalité et à une main-d'œuvre peu coûteuse qui attirent les FTN.

Les pays d’Europe occidentale (notamment l’Allemagne, la France, la Belgique et le Luxembourg), plus riches, sont impactés sur le plan économique par cette nouvelle forme de concurrence. De plus, les pays de l’Est enregistrent d’importants écarts de développement par rapport aux autres États-membres de l’Union européenne, ce qui favorise le dumping social. Ainsi, en Europe occidentale, de nombreuses entreprises ont fait appel à des travailleurs détachés, dont le salaire est très faible, afin de relancer leur activité.

Dumping social : mise en concurrence des travailleurs qui repose sur des inégalités salariales au sein d’un espace géographique donné.
Remarque
Afin d’endiguer la concurrence salariale jugée déloyale, la France a revendiqué la création d’un salaire minimum européen, mais cette idée est rejetée par de nombreux États-membres. Néanmoins, l’Union européenne multiplie les directives pour lutter contre le dumping social et pour favoriser la protection et l’égalité des travailleurs.

Les conflits intra-communautaires et la concurrence déloyale fragilisent la construction européenne. C’est pourquoi les politiques adoptées à l’échelle de l’Union européenne renforcent la cohésion territoriale. Ainsi, l’organisation commune des marchés agricoles (OCM) est un pilier de la PAC. L’OCM permet de lutter contre la concurrence déloyale et de renforcer la cohésion des territoires dans le secteur de l’agriculture en régissant la gestion des marchés, les normes de commercialisation des produits et les exportations et les importations des États-membres de l’Union européenne.

Malgré la multiplication des politiques de cohésion territoriale, les territoires qui composent l’Union européenne restent très inégalitaires.

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