Le processus d'ouverture internationale - Cours de SES Terminale pro avec Maxicours

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Le processus d'ouverture internationale

1. Le protectionnisme : une tradition historique
Avant la Révolution industrielle, les échanges de biens (ou de services) entre les pays sont très faibles. Malgré quelques exemples de commerce international, chaque pays vit quasiment en autarcie (mis à part le cas de l'Angleterre qui domine alors le monde économiquement).

Les explications de cette situation sont multiples :

- tout d'abord, les moyens de communication (transport ferroviaire, maritime...) sont peu développés et ne favorisent pas les échanges.

- Ensuite, la production nationale ne permet pas de dégager des surplus qui pourraient être échangés. Les pays ont déjà des difficultés pour satisfaire leurs propres besoins.

- Enfin, les thèses mercantilistes ont une grande influence. Selon ces théories, le commerce, c'est la guerre. Il y a forcément un gagnant et un perdant, chaque pays va donc chercher à se protéger.

Ainsi, ce n'est qu'à de rares occasions que les pays cherchent à ouvrir leur marché intérieur aux produits étrangers. Ces tentatives restent une exception jusqu'au 20e siècle, le protectionnisme demeurant la règle.
2. L'ouverture des économies : une histoire récente
Ce n'est qu'au cours du 20e siècle que l'économie mondiale va s'orienter véritablement sur la voie du libre-échange.
Cette orientation puise sa source dans les analyses d'économistes classiques comme Adam Smith ou David Ricardo.

Contrairement aux thèses mercantilistes, ces économistes prônent l'ouverture des économies nationales aux biens et services étrangers car ils pensent que le libre-échange est bénéfique à tous les participants (tout le monde est gagnant).
Cependant, cette analyse s'est souvent heurtée aux réactions nationalistes et protectionnistes des pays.

Les mouvements de libéralisation des échanges (diminution des droits de douane, des quotas par exemple) n'ont été que brefs au cours du 19e siècle et ce jusqu'au milieu du 20e siècle. Dès qu'un pays était confronté à des difficultés, il se réfugiait dans le repli sur soi (comme lors de la crise de 1929, ce qui n'a fait qu'amplifier la récession mondiale).

C'est après la Seconde Guerre mondiale (1947), qu'un certain nombre de pays (23) ont signé les accords du GATT (General Agreements on Tariffs and Trade). L'objectif est de parvenir à une libéralisation progressive des échanges internationaux de biens (et plus tard de services).

Ainsi, depuis la signature des accords du GATT (donnant lieu à des cycles de négociation, le dernier étant l'« Uruguay Round » (1986-1993) et qui concerne aujourd'hui plus de 130 pays représentant plus de 90 % du commerce mondial), le niveau moyen des droits de douane au niveau mondial est passé de 40 % environ à environ 5 % à la fin des années 1990 tandis que, sur la même période, le volume des échanges internationaux a été multiplié par 20 (alors que le PIB mondial réel était multiplié par 6).

Depuis 1995, les accords du GATT ont été remplacés par l'Organisation mondiale du commerce (OMC).
Cette institution est chargée, d'une part, d'organiser les négociations devant permettre de poursuivre le processus de libéralisation des échanges (en l'élargissant à de nouveaux biens et services), d'autre part, de régler les différends commerciaux entre pays.
L'essentiel
La libéralisation de la circulation des biens, des services et des capitaux au niveau mondial est relativement récente. Jusqu'au milieu du 20e siècle, le commerce mondial était marqué essentiellement par le protectionnisme.

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