Libre-échange, protectionnisme et croissance - Cours de SES Terminale pro avec Maxicours

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Libre-échange, protectionnisme et croissance

1. Le libre-échange stimule la croissance économique
Les économistes s'accordent à dire que le commerce international est un facteur clé de la croissance économique. En cela, ils ne démentent pas Ricardo qui, dès le 19e siècle, a fait l'apologie du libre-échange.

Le libre-échange est la traduction du libéralisme au plan du commerce international. Il suppose la suppression de toutes les entraves aux échanges qu'elles soient tarifaires (droits de douane) ou non tarifaires (quotas).

Selon Ricardo, le libre-échange doit aboutir à l'enrichissement de l'humanité via la spécialisation. Les arguments qu'il avance pour démontrer la suprématie du libre-échange ont été énoncés dans la fameuse loi des avantages comparatifs qui est le cœur de sa théorie du commerce international. Ils sont toujours d'actualité :

l'ouverture des économies contraint les entreprises à fournir des efforts de recherche et d'investissement afin d'améliorer leur compétitivité sur le plan des prix et de la qualité ;

la spécialisation et l'élargissement des marchés donnent lieu à des économies d'échelle qui permettent la baisse des prix, l'accroissement de la demande et des créations d'emplois.

Le consommateur y trouve son compte : son pouvoir d'achat en est conforté et il dispose d'une plus grande diversité de produits.
D'autre part, les investissements directs à l'étranger et les transferts de technologie stimulent le développement.
2. Le libre-échange, jusqu'où ?
Néanmoins, le libre-échange peut avoir des effets pervers.

Dans les pays développés, certains secteurs d'activité (textile, chantiers navals, sidérurgie) ont fortement été touchés par la concurrence des NPI (Nouveaux pays industrialisés) avec des conséquences dramatiques en termes d'emploi.

D'autre part, la concurrence des pays à bas salaires exerce une pression à la baisse sur les salaires des pays développés. Elle peut aussi avoir des répercussions indirectes sur les acquis sociaux et la protection sociale. C'est ainsi que le MEDEF (Mouvement des entreprise de France) a obtenu une baisse des charges sociales sur les emplois peu qualifiés ce qui entraîne un manque à gagner pour le financement de la protection sociale.

La concurrence entre pays industrialisés peut également être nuisible lorsqu'elle instaure une course au moins-disant social. Nous avons eu une illustration de ce phénomène lorsqu'en 1999 l'usine Hoover de Dijon a déménagé pour l'Écosse où la moindre protection sociale permet de produire à moindre coût.

L'ouverture croissante des économies pose aussi le problème de la contrainte extérieure et limite les marges de manœuvre des gouvernements dans le domaine de la politique économique.

C'est pour ces raisons qu'un certain nombre de voix s'élèvent pour demander que le libre-échange se limite entre pays ayant des structures économiques et sociales comparables et que l'on puisse appliquer des mesures protectionnistes à l'égard de pays pratiquant une concurrence déloyale.
L'essentiel
Si le libre-échange est bien un facteur de croissance économique, il n'en est pas moins vrai qu'il peut avoir des effets pervers.

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