La responsabilité sociale : bien-être et souffrance au travail - Cours de Ressources humaines et communication Terminale pro avec Maxicours

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La responsabilité sociale : bien-être et souffrance au travail

Objectif
Il est habituel d’opposer la recherche des performances économiques à la recherche permanente d’amélioration des conditions de travail. Certes, à court terme, une amélioration des conditions de travail peut entraîner une augmentation des coûts. Mais à moyen et long terme, cette amélioration permet de réduire les coûts cachés. Le bien-être au travail doit être un vecteur de performance.
1. La souffrance au travail
Dans les risques professionnels, une place à part doit être faite aux risques psychosociaux.

Le stress nait du déséquilibre entre ce qui est demandé à l’individu et les ressources dont il dispose pour y répondre. Les manifestations du stress sont : le trouble du sommeil, l’irritabilité et l’isolement de l’individu dans le groupe.

Le stress est naturellement mauvais pour les individus. Toutefois, il est lié à la personnalité de l’individu. Pour une situation donnée, le stress est vécu comme un danger pour certains et une excitation pour d’autres.

Pour les organisations, la recherche de productivité à outrance peut entraîner un mal-être au travail et, par conséquent, du stress. Ce stress peut se transformer en démotivation et provoquer ainsi une baisse de la productivité : l’inverse de ce qui était recherché. Il n’est donc pas dans l’intérêt de l’organisation d’avoir des salariés stressés.

Le stade ultime du mal-être au travail est le burn-out, un syndrome d’épuisement professionnel. Il est lié au stress permanent et se traduit par une grande fatigue souvent accompagnée d’une dépression. Dans quelques cas rares, le burn-out peut entraîner la mort.
2. La responsabilité sociétale des entreprises (RSE)
a. Définition
La responsabilité sociétale des entreprises (RSE) est un concept qui intègre les préoccupations sociales et environnementales au sein des décisions d'une organisation.
La RSE impose que l’entreprise prenne en compte, dans l’impact de ses activités, les intérêts des différentes parties prenantes – qu’elles soient internes (salariés, actionnaires) ou externes (clients, fournisseurs, associations…). Une partie prenante désigne tout acteur concerné par la prise de décision d’une organisation et ses conséquences.
b. La préservation de l'environnement
L’homme, à travers ses modes de consommation, est, en partie, responsable des problèmes environnementaux.
Les principaux problèmes sont :
- l’épuisement des ressources naturelles ;
- la pollution de l’air et de l’eau ;
- le réchauffement climatique.

Les organisations font partie de la société. Elles doivent assumer la responsabilité des impacts de leurs décisions sur la société et l’environnement.
Le développement durable répond aux besoins du présent sans compromettre la capacité des générations futures à répondre aux leurs.
Les organisations peuvent faire certifier la prise en compte de ces préoccupations grâce à la norme ISO 26000.
3. Le bien-être au travail, vecteur de performance
Améliorer le bien-être au travail des salariés a pour objectif l’amélioration de la performance sociale et donc de la performance globale de l’entreprise, grâce à une augmentation de la motivation, de la productivité et une meilleure image de l’entreprise.

L’indice de bien-être au travail (IBET) mesure la performance sociale et évalue les risques sociaux au sein d’une organisation. L’IBET corrige la valeur ajoutée de l’organisation en prenant compte, dans son calcul, les dégradations dues à la souffrance au travail.
Le baromètre 2013 d’Apicil et Mozart Consulting estime à 13 500 € le coût du mal-être au travail par an et par salarié. Ceci représente 250 milliards d’euros pour l’ensemble du secteur privé.

Le mal-être au travail se traduit par de l’absentéisme, des accidents, la maladie… Par ces chiffres, il est évident que l’amélioration de la performance sociale d’une entreprise permet l’amélioration de la performance financière.

L'IBET a une valeur comprise entre 0 et 1. Plus la valeur de l’indice est proche de 1, plus l’organisation est performante socialement.
Trois secteurs d’activité se distinguent positivement : l’énergie et l’environnement, les télécommunications, la banque et l'assurance. A contrario, ce sont dans les secteurs des services aux entreprises et des services informatiques que l’IBET est le plus bas. Globalement, c’est dans le secteur tertiaire que le mal-être au travail est le plus important.
L'essentiel
La responsabilité sociétale des entreprises (RSE) est un concept qui intègre les préoccupations sociales et environnementales au sein des décisions d'une organisation.
La souffrance au travail, dont la manifestation la plus répandue est le stress, est contre-productive pour l'entreprise.
Le stade ultime du mal-être au travail est le burn-out. Le burn-out est un syndrome d’épuisement professionnel.
Améliorer le bien-être au travail des salariés a pour objectif l’amélioration de la performance globale de l’entreprise.
L’indice de bien-être au travail (IBET) mesure la performance sociale et évalue les risques sociaux au sein d’une organisation.
Le coût du mal-être au travail est estimé à 13 500 € par an et par salarié.

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