La hiérarchie dans l'entreprise - Cours de SES avec Maxicours

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La hiérarchie dans l'entreprise

Les entreprises comme d’autres organisations nécessitent une hiérarchie plus ou moins forte pour pouvoir fonctionner.
1. Une analyse de la hiérarchie
a. Pourquoi une hiérarchie ?
Une meilleure organisation de l’entreprise suppose une hiérarchie plus poussée. C’est la base de l’organisation du travail depuis le 19e siècle avec les apports du taylorisme.
Taylor prône une division verticale du travail entre les tâches d’exécution et de conception. Il doit y avoir une séparation entre le commandement (les ingénieurs de méthode qui dictent les cadences, les contre-maîtres qui surveillent les ouvriers) et la subordination (l’ouvrier qui exécute les tâches sans aucune liberté d’action ni de réflexion).

Le niveau atteint dans la hiérarchie s’explique par :
• un niveau d’études différent,
• des responsabilités différentes,
• le fait que certaines tâches sont plus difficiles à maîtriser, plus longues à acquérir et nécessitent donc des qualifications différentes,
• la difficulté de remplacement de certaines personnes qui ont des tâches précises à effectuer,
• le fait que l’information est source de pouvoir, certains salariés peuvent se servir de leur qualification ou savoir-faire (savoir réparer les machines par exemple) ou d’informations essentielles (le résultat d’une entreprise, les liens avec des fournisseurs…) pour acquérir du pouvoir sur les autres.
b. Une représentation de la hiérarchie : l'organigramme
Cet organigramme schématise les relations hiérarchiques dans l’entreprise, c’est un outil interne à l’entreprise mais aussi pour les relations avec les partenaires extérieurs. Il détaille les fonctions et la place de chacun, la représentation fait clairement apparaître la structure hiérarchique.

2. Jusqu'où aller dans la hiérarchie ?
a. Des degrés de hiérarchie différents
Dans le management actuel on peut observer deux tendances :

• Soit une hiérarchie stricte et plus poussée dans la veine du taylorisme et du fordisme. Les salariés sont surveillés dans leurs moindres gestes grâce au progrès technique (caméras, informatique…) et il y a une stricte séparation des tâches.

• Soit une réduction de la hiérarchie héritée des organisations japonaises nées dans les années 1970 (toyotisme). Dans ces organisations les postes dirigeants participent aux tâches d’exécution et les ouvriers sont appelés à donner leur avis pour améliorer l’organisation du travail et la productivité (au travers de cercles de qualité par exemple). Cette conception moins hiérarchique se retrouve aussi dans certaines entreprises de haute technologie américaines où les salariés sont beaucoup plus libres de planifier et d’exécuter leur travail. Le lieu de travail doit être accueillant et convivial pour retenir les salariés.

Une hiérarchie s’est installée aussi dans les relations entre les dirigeants. Les sociétés anonymes sont possédées par des actionnaires qui nomment des managers pour gérer leur entreprise. Ces managers sont déconnectés de la création de l’entreprise et les actionnaires demandent des dividendes élevés quelques fois au détriment de la santé financière de la société. Il s’installe une relation d’agence, le principal (le donneur d’ordre, donc les actionnaires) nomment et contrôlent l’agent (le subordonné sous contrat, ici, les managers).
b. Les limites et méfaits de la hiérarchie
Dans certaines entreprises, il y a un retour des conditions de travail héritées du taylorisme, un strict retour de la hiérarchie et du contrôle des salariés. La forte pression exercée sur eux peut conduire à des effets contre-productifs comme la montée du stress et des arrêts de travail, des démissions et un fort taux de turn-over (rotation de la main-d’œuvre entre les entreprises). Le cas des suicides récurrents peut illustrer ce mal-être montant chez les salariés.

Cela peut aussi conduire à un retour des conflits sociaux. Les salariés mènent des conflits pour améliorer leurs conditions de travail même si le niveau de ces conflits n’égale pas celui des 30 glorieuses. Ces conflits désorganisent la production et font chuter la productivité. La tendance au management actuel ne va pas pourtant dans le sens d’une amélioration des conditions de travail des salariés notamment dans les branches qui sont soumises à une forte concurrence et donc à la nécessité d’être compétitives.
L'essentiel
Une organisation hiérarchique est inhérente aux entreprises pour un meilleur fonctionnement. Mais cette hiérarchie (représentée dans un organigramme) peut être plus ou moins stricte à l’image de la différence entre le management américain historique (hérité du taylorisme) et japonais (qui vient du toyotisme avec une réduction des niveaux hiérarchiques). La tendance actuelle est plutôt à une surveillance accrue des salariés, ce qui cause des méfaits comme une augmentation du stress mais aussi sur la productivité des entreprises à terme.
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