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Les grandes offensives de 1915 à 1917

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Objectif
  • Connaitre les grandes offensives de la Première Guerre mondiale entre 1915 et 1917.
Points clés
  • Les grandes puissances veulent absolument éviter que ne s’éternise la guerre de position dans laquelle elles se sont enlisées à partir de l’automne 1914.
  • À partir de 1915, elles lancent de grandes offensives pour briser le front, en vain : de nouveaux fronts s’ouvrent au sud du continent.
  • Les offensives de 1916-1917 consomment toujours plus de moyens et de vies humaines mais échouent également, usant le moral des soldats.
1. L’échec des tentatives pour briser le front

La guerre s’est enlisée dès l’automne 1914 et les grandes puissances, qui comprennent que la guerre courte était une illusion, craignent que la guerre de position ne s’éternise. Elles tentent donc des percées en décuplant d’efforts, mais ces grandes offensives sont beaucoup plus meurtrières qu’efficaces.

Les tentatives de percée de Joffre sur le front ouest – dans l'Artois en février 1915, puis en Champagne en septembre 1915 – échouent. Près de 400 000 soldats français sont tués ou portés disparus.

Sur le front est, l'Allemagne et l'Autriche-Hongrie repoussent de plus de 300 km à l’est les forces russes en difficultés, mais sans parvenir à vraiment briser le front, ni provoquer la chute de l’adversaire.

Là aussi on sent que la guerre va s’éterniser.

2. Contourner les Empires centraux par le Sud ?

En mars-avril 1915, la France et le Royaume-Uni tentent de prendre le contrôle de la route maritime qui leur permettrait de joindre les ports russes via la Méditerranée et la Mer Noire.

La bataille des Dardanelles vise la maîtrise des points les plus stratégiques de cette voie maritime, les détroits des Dardanelles et du Bosphore (où se trouve Istanbul), de part et d’autre de la mer de Marmara. Mais la défense turque et le manque d’expérience des jeunes troupes franco-britanniques, malgré l’apport des dominions, provoquent un nouvel enlisement, meurtrier.

L’Italie sort de sa neutralité et rejoint en mai 1915 l’Entente. Son offensive contre l’Autriche-Hongrie pour reprendre les « terres irrédentes » n’aboutit pas, son attaque sur le fleuve Isonzo échoue. Un nouveau front se forme : encore une guerre de position.

Dominions : anciennes colonies britanniques devenues des États indépendants, mais pas totalement souverains, donc encore sous la souveraineté du Royaume-Uni, en particulier dans les domaines de la guerre et de la diplomatie. Les principaux sont l’Afrique du Sud, l’Australie (8 000 soldats australiens sont ainsi tués aux Dardanelles), le Canada.
Terres « irrédentes » : terres « non libérées » considérées comme revenant de droit à l’Italie mais détenues par l’Empire austro-hongrois (Trieste, Trentin, Istrie, Dalmatie).
3. L’intensification des offensives en 1916-1917 : toujours plus de morts

Le 21 février 1916, les troupes allemandes attaquent Verdun. Une débauche de moyens, des deux côtés, ne mènera qu'à la morts de 300 000 personnes, pour une bataille qui aura duré 11 mois et un front toujours stable.

Le 1er juillet 1916, Français et Britanniques attaquent dans la Somme. Sur une bataille plus ramassée dans le temps (entre juillet et novembre), le bilan est encore plus catastrophique : 440 000 morts, auxquels il faut ajouter 600 000 blessés, soit plus d’1 million de pertes. Mais l’avancée franco-britannique est très modeste.

Ces grandes offensives à la fois très meurtrières et inefficaces se poursuivent en 1917 : en avril, dans l’Aisne, l’offensive du Chemin des Dames est un nouveau fiasco.

Toutes ces batailles affectent lourdement le moral des combattants, de plus en plus critiques vis-à-vis de stratégies peu économes en vies humaines. Le traumatisme des tranchées et la lassitude sont tels que des mutineries commencent à éclater au sein des armées française et russe.

Mutinerie : révolte collective de soldats refusant de partir au combat, d’obéir aux ordres.

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