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La diversité et la transformation des acteurs de l'action collective

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Objectifs
  • Caractériser les acteurs de l’action collective.
  • Expliquer l’évolution des acteurs de l’action collective.
Points clés
  • La mobilisation électorale désigne l’ensemble des actions mises en œuvre par des acteurs politiques pour diffuser une offre politique et persuader les électeurs de s’y rallier en apportant leur soutien et leur vote (distribution de tracts, meetings électoraux, candidat participant à une émission TV, etc.).
  • La société civile organisée désigne l’ensemble des groupements autres que l’État et les partis politiques, qui cherchent à influencer l’élaboration des politiques publiques.
  • Un groupe d'intérêt désigne les organisations cherchant à influencer le pouvoir, mais qui, contrairement aux partis, ne participent pas directement à la compétition politique.
  • Un syndicat est une association chargée de défendre les intérêts professionnels de ses membres.
  • Un parti politique désigne une organisation durable d’un certain nombre d’individu en vue de l’exercice du pouvoir.
  • Un groupe de pression désigne un groupe organisé afin de défendre un intérêt particulier en faisant pression sur les pouvoirs publics pour faire adopter un règlement qui lui est favorable ou pour faire supprimer une réglementation défavorable.
  • Le militantisme est une forme d'engagement collectif à une cause de nature morale, religieuse, sociale, politique, associative ou syndicale souvent en vue de protester contre ce qui est perçu comme une injustice.
Pour bien comprendre
  • Une action collective est une action commune menée par plusieurs personnes en vue d’atteindre un certain objectif.
  • La mobilisation est un processus qui conduit un ensemble de personnes ayant conscience de leur intérêt commun à s’organiser pour le défendre ou le promouvoir.
1. Les acteurs traditionnels de l’action collective

Les acteurs des actions collectives peuvent être très organisés, comme les syndicats, ou au contraire être des collectifs éphémères, comme les coordinations.

  • Les partis politiques sont apparus aux États-Unis en 1828 avec le parti Démocrate et en Angleterre en 1832 avec le parti Conservateur. Ils structurent alors la vie politique autour d’un leader, d’une idéologie commune ou des intérêts semblables. Par ailleurs l’augmentation du nombre d'électeurs et l'introduction du suffrage universel poussent les partis à s’organiser et se hiérarchiser. Ils mènent donc une action collective dans le fonctionnement de la démocratie en mobilisant les adhérents et les militants qui vont agir en leur nom.
Exemple : Le Parti Socialiste qui appelle ses militants à participer aux manifestations pour le mariage pour tous.
  • Les syndicats ont pour objet la défense des droits et des intérêts professionnels, matériels et moraux, tant collectifs ou individuels, de ses membres. Les syndicats diffèrent des partis politiques car ils visent pas la conquête et l'exercice du pouvoir. Ils construisent des actions collectives souvent contestataires pour défendre les droits et les intérêts des salariés ou des patrons lors de manifestations et grèves.
Exemple : la CGT et FO qui appellent à la grève pour s’opposer à la réforme des retraites.
  • Les groupes d’intérêt peuvent chercher à influencer les décisions des pouvoirs publics par le recours à la contestation et usent du répertoires d’action collective. Pour cela, ils doivent mobiliser des ressources internes, comme les militants, et externes, comme les réseaux sociaux. Ils influencent les pouvoirs publics par le recours à la négociation, la coopération qui peut être plus ou moins institutionnalisée. Ils vont donc mener des actions collectives pour défendre leurs intérêts personnels.
Exemple : Le lobby des producteurs de tabac qui influence les pouvoirs publics pour limiter les interdictions de fumer dans les lieux publics.
  • Enfin, la société civile organisée représente une partie de la société civile constituée d’organisations qui participent au bon fonctionnement de la démocratie. Elle joue un rôle de relais entre la société civile et les partis politiques mais aussi de contestation des décisions politiques qui fait évoluer les droits des citoyens et d’influence auprès des décideurs politiques pour obtenir des lois en leur faveur ou pour empêcher l’adoption de textes contraires à leurs intérêts. Ils organisent donc aussi des actions collectives pour exprimer leur idées et défendre des valeurs communes.
Exemple : Greenpeace qui organise des marches pour le climat pour interpeller les pouvoirs publics sur la question environnementale.

Ainsi, l’action collective est menée par différente acteurs reconnus et légitimes.

2. Les nouveaux acteurs de l’action collective

Les nouveaux acteurs ne se rassemblent pas autour d’une appartenance de classe, ou PCS, mais autour d’une cause commune pour lutter pour des intérêts collectifs, sur une structure associative souvent éphémère. Ils font souvent appel à des personnes célèbres.

Exemple : Teddy Riner est ambassadeur de l’UNICEF, Nicole Kidman ambassadrice de l’ONU Femmes, etc.

Les nouveaux acteurs des mouvements sociaux sont des individus issus des nouvelles classes moyennes. Ils sont caractérisés par un niveau d’éducation élevé et bénéficient d’une certaine sécurité économique. Contrairement au mouvement ouvrier, ils ne revendiquent pas une conscience de classe mais plutôt la défense de valeurs communes.

Exemple : Le mouvement Metoo pour la défense des droits des femmes.

Autour de ce noyau gravitent plusieurs catégories sociales, au gré des mobilisations. Ce sont parfois des paysans, petits commerçants, artisans dont les intérêts économiques peuvent coïncider avec ceux des nouveaux mouvements sociaux. Ces alliances conjoncturelles sont fréquentes dans le cadre de mobilisations NIMBY (« Not in my Back Yard » = « pas de ça chez moi »), lors de mobilisations locales. On trouve aussi des individus dont la situation sociale n’est pas définie et dont l’autonomie individuelle est faible (étudiants, femmes au foyer, retraités, jeunes sans emploi). Quant aux ouvriers et aux employés, ils restent au contraire peu mobilisés.

Exemple : la ZAD de Notre-des-Landes pour faire annuler le projet de construction d’un aéroport dans une zone naturelle.

Ces groupes ont en commun de ne pas vouloir passer par le système politique et ses institutions traditionnelles (partis politiques, syndicats). Ils remettent en cause à la fois la bureaucratisation et la démocratie représentative. Cependant, ils peuvent parfois s’allier au système afin de peser dans les réformes sociales ou politiques.

Exemple : Les manifestations en faveur du mariage pour tous qui ont eu lieu avant le vote sur la loi.

De ce fait, depuis les années soixante, les nouveaux acteurs font partis de la société civile organisée pour porter leurs messages et revendications qui se veulent davantage sur la défense des autres et de la planète que sur des intérêts matérialistes. Le militantisme prend ici tout son sens en tant que forme d'engagement collectif à une cause de nature morale, sociale, politique, associative ou syndicale souvent en vue de protester contre ce qui est perçu comme une injustice. Les militants ne sont plus politiques mais civils et regroupent toutes les catégories sociales et les âges. Se battre pour sauver la planète est une préoccupation de tous sans distinction sociale, et les réseaux sociaux apparaissent alors comme le meilleur moyen de diffuser ses revendications ou protester.

Exemple : Greta Thunberg qui se bat pour la défense de l’environnement ou Malala Yousafzai pour les droits des femmes, sont deux jeunes filles mises en avant par les réseaux sociaux et les médias ce qui leur a permis d'être entendu par des instances comme l’ONU.

 

 

En conclusion, si les premiers acteurs de l’action collective sont principalement les partis et les syndicats, sous l’impulsion du mouvement ouvrier, aujourd’hui ils font davantage partis de la société civile.

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