Un roi sans divertissement, thèmes de l'œuvre - Cours de Français avec Maxicours - Lycée

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Un roi sans divertissement, thèmes de l'œuvre

Objectif : Etudier les principaux thèmes d'Un Roi sans divertissement.
1. La fête et le divertissement
Le thème de la fête, qui est un thème essentiel de l'œuvre, parcourt l'ensemble du roman. La fête, dans Un Roi sans divertissement, est avant tout un exercice de liberté et d'improvisation.
On relève par exemple beaucoup de notations se rapportant à la parure, aux objets et aux vêtements de cérémonie. C'est sur le mode de la contemplation fascinée qu'est décrit l'éclat des lumières, ou la beauté des verres, des cristaux, des porcelaines sur la table dressée chez Mme Tim, dans son château. Au cours de la messe de minuit, le capitaine Langlois avoue avoir été « fortement impressionné » par les candélabres dorés et par les belles chasubles. Ainsi il évoque l'ostensoir, « cette chose ronde avec des rayons semblables au soleil ». Ce qui donne à la fête son caractère c'est qu'elle rompt avec les habitudes.

Toutefois Langlois préfère la cérémonie militaire et monacale, soigneusement organisée, à la fête spontanée. La battue au loup en est la parfaite illustration puisque le gendarme l'organise du début jusqu'à la fin. Le dimanche de la battue est décrit comme un « dimanche insolite ». La fête, solennelle et cérémonieuse, est synonyme de divertissement. La fête est aussi lumière et exaltation.
Chez le personnage de M.V., se manifeste le besoin à tout prix de divertissement, le divertissement suprême est pour lui le meurtre.

Jean Giono s'adonne à un autre type de divertissement : il s'adonne au jeu de la connivence littéraire avec le lecteur, en faisant quelques clins d'œil à des œuvres célèbres, comme dans son premier livre, Naissance de l' Odyssée. Ainsi, les premières pages du roman renvoient à Perceval,à Sylvie, aux Chimères et au sonnet « Artémis » de Nerval et à Pascal. Le sang des oies sur la neige renvoie à Perceval, les thèmes de l'ennui et du divertissement ainsi que le personnage du roi renvoient à Pascal, et, les variations sur l'identité à Nerval. La battue au loup renvoie quant à elle au poème de Vigny « La Mort au loup » et à la célèbre fable « Le Loup et le chien » de La Fontaine.

2. L'ennui
Le thème central du roman est l'ennui. Le capitaine Langlois cherche secrètement à conjurer l'ennui par une surenchère de divertissements, de fêtes et de cérémonies. Pour décrire cette aspiration à la vacuité chez Langlois, le narrateur d'Un Roi sans divertissement évoque le silence des campagnes et les rituels par lesquels le capitaine prétend y échapper comme les repas chez Mme Tim, la chasse au loup, ou encore la messe de minuit.

« L'homme dit que la vie est extrêmement courte. ». Par cette sentence qui est une illustration métaphorique de la condition humaine, le roman de Jean Giono touche à la métaphysique.
Loin de proposer à l'ennui qui ronge l'humanité la solution avancée par Pascal, qui résiderait dans la foi, l'auteur d'Un Roi sans divertissement se limite à l'évocation d'une recherche qui n'est jamais assouvie, y compris par le meurtre.
Toutefois il ne s'agit pas d'une vision tragique de l'existence car, dans le roman, on trouve le mélange d'amusement et de monstruosité. Le narrateur du roman considère que les personnages de M.V. et du capitaine Langlois sont « des hommes comme les autres ». Jean Giono souligne par ailleurs dans son œuvre Noé : « Les hommes comme Langlois n'ont pas la terreur d'être solitaires. Ils ont ce que j'appelle un grand naturel. Il n'est pas question pour eux de savoir s'ils aiment ou s'ils ne peuvent pas supporter la solitude, la solitude est dans leur sang, comme dans le sang de tout le monde, mais eux n'en font pas un plat à déguster avec le voisin ».

3. La monstruosité
Peut-on se divertir avec du monstrueux ? Jean Giono pose cette question en filigrane tout au long du livre, sans y répondre véritablement.
Les multiples disparitions dans le village qui ne laissent aucune trace et ne semblent avoir aucun mobile effraient les habitants, installant l'idée d'une créature monstrueuse venant d'un autre monde. Des frôlements, les gémissements et les craquements sont les seules traces de son passage et laissent à penser qu'il s'agit d'un fantôme ou bien d'une créature surnaturelle. Le monstre se révèle être un homme, s'appelant M.V. Cette révélation qui est bien plus qu'un ressort emprunté au roman policier suggère la part animale en chaque individu.
Le loup suscitera les mêmes peurs et interrogations chez les villageois. Une collection de monstres de légende qui figure dans la bibliothèque de Prébois, qui est un historien, semble confirmer l'existence de telles créatures fantastiques et effrayantes.
L'essentiel

La fête est un thème essentiel de l'œuvre de Giono. C'est sur le mode de la contemplation que celle-ci est décrite. Un Roi sans divertissement est un roman dont les thèmes principaux – comme par exemple l'ennui - empruntent à la pensée pascalienne ou renvoient à des œuvres célèbres, comme Perceval et Sylvie. Giono s'amuse à faire des clins d'œil à ces auteurs – clins d'oeils facilement identifiables pour le lecteur qui peut ainsi participer à ce jeu. Le thème de la monstruosité est aussi l'occasion d'effrayer à la fois les personnages du roman et le lecteur mais dans le cas du public il s'agit de tenter de le divertir par le biais de ces frayeurs ancestrales.

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