Un monde incertain : de nouvelles règles du jeu - Cours d'Histoire Première pro avec Maxicours

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Un monde incertain : de nouvelles règles du jeu

1. Deux superpuissances issues de la guerre
L'Europe est ruinée et dévastée. Elle ne peut plus prétendre dominer le monde, tel qu'elle le faisait avant 1914. Elle n'est plus vraiment maîtresse de son destin du fait de l'intervention des États-Unis et de l'URSS.
Elle doit également faire face aux premières revendications d'indépendance venues des colonies, qui au nom du droit des peuples à disposer d'eux-mêmes et de leur contribution à l'effort de guerre, supportent de plus en plus mal la domination des métropoles
a. Les États-Unis
Les États-Unis apparaissent comme les grands vainqueurs du conflit. Ils n'ont pas subi de destructions sur leur territoire, leurs pertes humaines ont été limitées (400 000 hommes) :
• économiquement, ils sont les premiers partout et assurent 50 % de la production mondiale ;
• financièrement, ils détiennent les deux tiers du stock d'or mondial et possèdent des capitaux placés dans le monde entier. Le dollar est la monnaie internationale, une véritable arme économique ;
• militairement, ils sont les seuls à posséder la bombe A ;
• culturellement et idéologiquement, le modèle américain (American Way of Life) fascine.
b. L'U.R.S.S.
L'URSS est le deuxième supergrand à la fin de la guerre. Malgré le nombre de morts important (20 millions) et les destructions :
• elle dispose, en 1945, de la plus grande armée et occupe militairement un tiers de l'Europe ;
• elle bénéficie du prestige du vainqueur qui a beaucoup souffert sans jamais renoncer (Stalingrad, libération de Berlin, rôle des résistants communistes) ;
• enfin, son modèle idéologique attire.
2. La nouvelle carte du monde
Pour régler la fin de la guerre, les trois principaux alliés (États-Unis, URSS et Royaume-Uni) organisent deux conférences :
• l'une à Yalta (en Crimée) en février 1945
• l'autre à Potsdam (près de Berlin) en juillet 1945.

Staline pour l'URSS, Churchill puis Attlee pour le Royaume-Uni et Roosevelt puis Truman pour les États-Unis, s'entendent sur le sort de l'Allemagne et sur un certain nombre de grands principes comme la création de l'ONU, les élections libres dans les pays libérés, la redéfinition des frontières.

Le travail essentiel de ces conférences porte sur les frontières.

• L'Allemagne voit son territoire réduit de 80 000 km2, soit un quart de sa superficie de 1934. Elle est dénazifiée, démilitarisée et dé-cartellisée (ce qu'on appelle les « 3D »). Surtout, elle est militairement occupée par les trois alliés, plus la France à qui le Royaume-Uni cède une partie de sa zone d'occupation. Berlin est divisée en quatre de la même façon, quoique située dans la zone soviétique.
• L'URSS est la principale bénéficiaire des modifications de frontières. Celles-ci sont repoussées de 100 à 300 km à l'Ouest. Elle annexe les États baltes, la Prusse orientale et une partie de la Pologne.
• La Pologne compense à l'Ouest en gagnant la Prusse occidentale, la Haute Silésie, territoires enlevés à l'Allemagne (translation du pays de plus de 200 km vers l'Ouest). Sa frontière avec l'Allemagne, non reconnue par les Occidentaux, se trouve fixée par les fleuves de l'Oder et de la Neisse.
• La Yougoslavie s'empare de l'Istrie aux dépens de l'Italie qui perd aussi ses colonies : Libye, Somalie et Ethiopie deviennent indépendantes.
• En Asie orientale, le Japon vaincu est occupé militairement par les États-Unis. De plus, il doit abandonner ses conquêtes chinoises et coréennes. L'URSS annexe les îles Kouriles et le sud de Sakhaline.
• Dans le Pacifique, enfin, les États-Unis s'installent sur les îles stratégiques des Mariannes ou Marshall.

C'est l'Europe orientale et centrale qui est la plus bouleversée par ces modifications de frontières. L'Europe occidentale ne connaît que des modifications mineures.

 

3. Des incertitudes qui hypothèquent l'avenir

Les désaccords entre les Alliés se manifestent rapidement sur le sort de l'Allemagne. Staline viole les accords de Yalta : les élections libres n'ont pas lieu dans les pays occupés par l'Armée Rouge. L'URSS ne se contente pas de construire autour d'elle un glacis protecteur, elle impose son modèle à l'Europe orientale.
Churchill alerte les Occidentaux dans un discours prononcé à Fulton, en mars 1946, où il décrit le « rideau de fer » qui s'est abattu sur le continent européen. Outre leur intervention en Grèce contre la guérilla communiste, les Américains s'opposent à plusieurs tentatives de prise de pouvoir par les communistes. La rupture est consommée.

L'essentiel

La fin de la guerre dessine une nouvelle carte du monde, où prédominent les États-Unis et l'URSS. Les accords de Yalta et de Potsdam règlent les délimitations des 4 zones d'occupation de l'Allemagne par les Alliés.
Pourtant les divergences et les rivalités qui opposent les États-Unis et l'URSS ouvrent rapidement une ère d'incertitude.

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