La vie des poilus - Cours d'Histoire Première pro avec Maxicours

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La vie des poilus

Objectif : La Première Guerre mondiale s'est révélée être un conflit d'un type nouveau, d'une ampleur et d'une brutalité inouïes. Comment cela s'est il traduit dans la vie des soldats ?
1. Une guerre de masse
a. Des millions de soldats
Cette guerre a été avant tout un affrontement entre les nations. En quatre ans, près de 70 millions d'hommes ont été mobilisés. Cela ne fut possible que grâce au service militaire obligatoire.

En France, 8 millions d'hommes ont ainsi été appelés sous les drapeaux sur une population totale de 39 millions de personnes. Les jeunes de 19 ans sont allés au front un an plus tôt que prévu ; des hommes de 40 à 48 ans y ont été maintenus.

b. Des pertes de grande ampleur
La volonté des états-majors d'user l'adversaire ou de percer le front ennemi à tout prix par le biais de grandes offensives s'est révélée particulièrement coûteuse en vies humaines : 27 000 morts français pour la seule journée du 22 août 1914 ; 500 000 morts français et allemands durant les dix mois de la bataille de Verdun en 1916.
c. L'importance de l'armement
L'ampleur du nombre de morts et de blessés s'explique aussi par la place prépondérante du matériel durant le conflit et notamment de l'artillerie. Entre 1914 et 1918, il aura été fabriqué un milliard et demi d'obus. Les pilonnages systématiques effectués par des canons de plus en plus performants se révèlent d'une redoutable efficacité : 70 à 80% des blessures ont été causées par les obus et leurs éclats.

En 1915, les Allemands utilisent pour la première fois des gaz asphyxiants, arme contre laquelle les masques ne constituent qu'une faible parade.

La fin du conflit voit par ailleurs le développement de l'aviation et l'arrivée de nouveaux matériels comme les chars d'assaut.

2. L'enfer des poilus
a. Des conditions de vie terribles
Au quotidien, la tranchée est l'univers de la grande majorité des « poilus ». On y patauge le plus souvent dans la boue, au milieu des rats et des poux qui pullulent. Tous les sens du soldat y sont agressés, du bruit assourdissant des canons aux odeurs des gaz en passant par les démangeaisons et les membres nécrosés par le froid... Le ravitaillement n'arrive pas toujours et s'avère la plupart du temps immangeable. Les colis familiaux aident parfois à améliorer le quotidien.
b. Un conflit brutal
La mort et la douleur sont omniprésentes : soldats de première ligne fauchés lors des assauts, cris des blessés agonisants que l'on ne peut aller chercher sans risquer sa vie, multiplication des mutilés... Des traumatismes nouveaux apparaissent sous l'effet de l'utilisation intensive de l'artillerie (les « gueules cassées » continueront d'en témoigner dans la société d'après-guerre).

Dans un tel enfer, les hommes finissent par perdre leurs repères, leur humanité. Durant cette guerre, l'horreur au quotidien, la haine de l'autre ont été trop fortes, à tel point que quasiment aucune des règles ou conventions de guerre en vigueur ne furent respectées. Même les hôpitaux militaires ont été pris pour cible. Dans chaque camp, on a tiré sur les blessés restés sur le champ de bataille et sur les brancardiers chargés de les ramasser.

c. Comment ont-ils tenu ?
Face à ce quotidien, les liens avec les proches restés à l'arrière furent essentiels : les rares permissions font renaître un peu de sentiment d'humanité, l'importance du courrier (10 milliards de lettres ou de petits colis expédiés sur l'ensemble du conflit)...
Au front, ce sont la camaraderie et la solidarité sur fond de fort sentiment patriotique qui jouent un rôle central. Le régiment, le bataillon et la compagnie constitue la nouvelle famille du poilu.

Tout ceci ne s'est toutefois pas déroulé sans heurts ou sans révoltes. Et ce dès le début du conflit : l'armée française a fusillé plus de monde durant les dix premiers mois de la guerre que dans les quarante mois suivants. Même les grandes mutineries de 1917 n'ont entraîné qu'une répression relativement modérée (une cinquantaine d'exécutions pour 30 000 à 40 000 mutins).

Parallèlement, des permissions supplémentaires ont été accordées et l'état major a mis fin aux offensives inutiles, ce qui a permis de mobiliser à nouveau les esprits et d'arracher finalement la victoire.

L'essentiel

Le conflit a concerné près de 70 millions de soldats, mobilisés sous leurs drapeaux respectifs. Plus de 9 millions d'entre eux sont morts au combat et des millions d'autres ont été blessés, notamment sous l'effet de l'emploi intensif de l'artillerie.

Durant les quatre années de cette hécatombe, soldats allemands, anglais ou « poilus » français ont été confrontés à une violence et une brutalité exceptionnelles, subissant des ravages physiques et psychologiques qui marqueront durablement les esprits des survivants et de leurs familles.

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