Un exemple de risque naturel : la ville d'Arequipa et le volcan Misti
La cité d'Arequipa a été fondée par les colons espagnols en 1540. Ce site a été choisi car le fleuve Rio Chili permet d'approvisionner la ville et la campagne environnantes en eau. En effet, le climat de ce secteur des Andes centrales est sec : il y tombe moins de 250 mm d'eau par an. L'agriculture a donc besoin d'un apport en eau d'irrigation.
La croissance démographique oblige la ville à s'étendre. De nouveaux espaces sont en cours de construction. Les nouveaux quartiers (les plus populaires en particulier) se construisent dans des zones dangereuses comme les quebradas, sorte de ravines creusées par les pluies sur les flancs du volcan. Ces quebradas canalisent donc les eaux de pluies durant la saison humide (novembre à mars) mais peuvent aussi servir de guide aux différents produits éjectés par le volcan. Ces projections volcaniques (lahars ou ignimbrites) emporteraient tout sur leur passage. On estime que 220 000 personnes sont ainsi directement menacées par le volcan.
Les produits des éruptions passées sont des laves acides comme les andésites et les rhyolites. Cela traduit un volcanisme explosif pouvant produire des éruptions de type nuées ardentes (ce sont des nuages de cendres et de gaz toxiques et brûlants qui dévalent les pentes à plusieurs centaines de km/h). Ces éruptions catastrophiques alternent avec d'autres moins dangereuses faites d'éruption de panaches de cendres.
Les séismes sont dus aux mouvements de la plaque plongeante. Celle-ci s'enfonce par à-coups. A chaque avancée, il y a rupture de roches en profondeur (entre 70 et 250 kilomètres), ce qui crée des séismes en surface. Ces tremblements de terre peuvent être d'une magnitude importante (en général supérieure à 6 sur une échelle de 10). Ils sont d'autant plus dévastateurs que les constructions ne sont pas antisismiques et que les rues étroites du centre-ville historique en rendent l'accès difficile. Les routes et chemins de fer sont coupés, ce qui retarde la venue des premiers secours, en général des militaires.
Les autres risques sont directement liés au volcan. Celui-ci est un volcan de type andin c'est-à-dire de nature plutôt explosive. Tous les 4 000 à 6 000 ans, une éruption de type nuée ardente se produit. Or Arequipa est construite sur (et avec) des ignimbrites (anciennes nuées ardentes solidifiées). Cela signifie que le site de la ville a été traversé par la dernière nuée ardente. Mais d'autres éruptions plus fréquentes menacent également la ville. Si une petite éruption a lieu pendant la saison des pluies, les cendres vont se mélanger à l'eau de pluie et former une boue épaisse que l'on appelle lahars et qui va dévaler les quebradas en ensevelissant tout au pied du volcan, là où sont construits certains quartiers récents.
Les médias ont beaucoup parlé de cette ville péruvienne en juillet 2001 à la suite d'un tremblement de terre qui a anéanti une partie du cœur de la ville. Mais cette catastrophe ne représente qu'un aspect des risques qu'encoure la ville d'Arequipa située aux pieds d'un volcan, le Misti. Celui-ci fait planer sur la ville une menace permanente et aux multiples aspects. Le risque naturel est considérablement amplifié par la croissance de la ville depuis les années 1950. Des zones dangereuses comme les ravines du flanc du volcan sont actuellement urbanisées et se trouvent sous la menace de risques volcaniques majeurs (type nuées ardentes ou lahars).

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