Le roman au XVIIIe siècle - Maxicours

Le roman au XVIIIe siècle

Objectifs
  • Connaitre les différentes formes romanesques du XVIIIe siècle.
  • Comprendre les fonctions du roman à cette époque : divertir ou critiquer.
Points clés
  • Le roman est à la fois apprécié et critiqué car ce n’est pas un genre noble.
  • Le roman prend des formes très variées (picaresque, philosophique, épistolaire, libertin, etc.).
Pour bien comprendre
  • Le roman
  • Le siècle des Lumières
1. L’ascension du roman
a. Une ascension parallèle à celle de la bourgeoisie

Le roman connait un très grand succès auprès de la bourgeoisie, qui trouve dans le genre romanesque une réponse à ses aspirations : individualisme, bonheur, ascension sociale.

Les principaux auteurs du XVIIIe siècle sont majoritairement aristocrates (Marivaux, Montesquieu, Laclos, etc.), mais certains sont issus de la bourgeoisie (Voltaire, Rousseau, Diderot, etc.).

b. Une méfiance à l'égard du genre romanesque

Le roman est un genre ouvert, il n’est pas régi par des règles et, contrairement au théâtre ou à la poésie, ce n’est pas un genre noble. Tout cela entraine une grande méfiance à son égard. Pour contrer cette méfiance, les auteurs ont recours à des titres qui font croire à la véracité de la fiction (Mémoires, Lettres, Histoire). Ils insistent, dans leurs préfaces, sur l’origine authentique d’un récit qu’ils ne font que transmettre. Ainsi, l’abbé Prévost, dans l’avis de Manon Lescaut, se présente comme l’auteur des Mémoires d’un homme de qualité et définit son livre comme un traité de morale.

2. Un genre très diversifié

On peut distinguer différents genre de romansnbsp;:

  • le roman picaresque, qui mêle aventures, récit d’apprentissage et peinture des mœurs ;
    Exemples
    Histoire de Gil Blas de Santillane de Lesage (1715-35) et Le Paysan parvenu de Marivaux (1734-35) sont des romans picaresques.
  • le roman philosophique, qui mêle exotisme et critique de la société. Il permet aux philosophes des Lumières de transmettre leurs idées ;
    Exemples
    Les Lettres persanes de Montesquieu (1721), les contes philosophiques de Voltaire (Zadig en 1747, Candide en 1757, L’Ingénu en 1767) se trouvent à la frontière du roman et du conte.
  • le roman libertin et le roman sentimental : le roman libertin décrit une aristocratie décadente et le roman sentimental donne, quant à lui, une vision idéalisée de l’amour ;
    Exemples
    Le Sopha de Crébillon et Les Liaisons dangereuses de Choderlos de Laclos sont des romans libertins.
    Julie ou la Nouvelle Héloïse de Jean-Jacques Rousseau et Paul et Virginie de Bernardin de Saint-Pierre sont, quant à eux, des romans sentimental.
  • le roman épistolaire recoupe différentes catégories. Il connait un vif succès, car tenir une correspondance est une activité très prisée et largement pratiquée à l’époque. De plus, le fait de lire les lettres des personnages rapproche le lecteur des pensées et des sentiments de ces derniers. La littérature devient plus intime.
    Exemples
    Les Lettres persanesLes Liaisons dangereusesJulie ou la nouvelle Héloïse, etc. sont des romans épistolaires.
3. Vers la vraisemblance
a. La fiction comme cadre d'une critique de la société

Pour contourner la censure ou donner l’illusion d’un récit authentique, l’auteur peut :

  • se cacher derrière un narrateur à la 1re personne ;
    Exemple
    L’abbé Prévost, à travers le récit de L’Homme de qualité, montre dans Manon Lescaut les excès de la passion soumise aux caprices de l’argent.
  • mettre en scène un personnage au regard naïf ;
    Exemple
    Voltaire se cache derrière Candide et Zadig pour critiquer les intolérances.
  • opter pour une fiction épistolaire.
    Exemples
    Montesquieu, dans les Lettres persanes, critique les abus de la société française sous couvert d’orientalisme. Laclos, dans Les Liaisons dangereuses, dénonce à travers le libertinage la société aristocratique basée sur les faux-semblants, le mensonge et les apparences.
b. La fiction comme prétexte à une réflexion sur le roman

Diderot, dans Jacques le Fataliste et son maître (1796, posthume), remet en question les ficelles du genre romanesque :

  • construction de l’intrigue ;
  • point de vue omniscient du narrateur.

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