Le contrôle des coûts - Maxicours

Le contrôle des coûts

ObjectifS
  • Comprendre les enjeux du contrôle des coûts.
  • Différencier la méthode des coûts complets et celle des coûts partiels.
Points clés
  • L’évaluation de la performance se mesure notamment grâce au contrôle des coûts effectué au moyen d’une comptabilité analytique.
  • On distingue deux méthodes pour analyser les coûts : les coûts complets et les coûts partiels.
  • Aucune organisation n’échappe à la question du suivi de ses coûts car le dirigeant en a besoin pour déterminer son prix de vente et prendre des décisions permettant de dégager un bénéfice.
Pour bien comprendre
  • Coûts complets.
  • Coûts partiels.
  • Coûts fixes.
  • Coûts variables.
  • Coûts directs.
  • Coûts indirects.
  • Comptabilité analytique.
1. Les coûts complets
a. Les coûts prévisionnels

Pour prendre des décisions, les dirigeants doivent calculer les coûts qui y sont rattachés. Par exemple, le lancement d’une nouveau produit va induire des frais de recherche et développement ou d’achat de nouvelles machines etc. Lorsque ces calculs interviennent avant la prise de décision, on parle de coûts prévisionnels.

Ces coûts induisent une part d’incertitude car ils sont extrapolés à partir d’hypothèses de production et de vente. Ils sont inclus dans le bilan prévisionnel.

b. Les coûts complets

Pour piloter l’activité, c’est la méthode des coûts complets qui est privilégiée. Celle-ci va permettre d’affecter toutes les charges liées à l’activité, de telle sorte que le dirigeant puisse calculer son coût de revient et donc sa rentabilité. Ainsi les coûts directs et indirects liés à la fabrication vont être affectés à chaque activité ou produit.

Les coûts directs correspondent à ceux que l’on peut imputer uniquement au produit ou à l’activité.
Les coûts indirects correspondent à ceux qui servent à l’ensemble de l’activité de l’entreprise. Une partie seulement, et non la totalité, va être imputée au produit pour calculer le coût complet.
Exemple : charges du personnel administratif.

Cette méthode est utile pour déterminer le prix de vente nécessaire pour dégager un bénéfice.

Coût complet : coût de revient d’un produit comprenant la totalité des coûts directs et l’affectation d’une partie des coûts indirects de l’entreprise.
Exemple :
Une entreprise de chauffage a pour projet de construire un nouveau modèle A. Elle estime que ce modèle aura des coûts directs de 1 500 000 € pour une production de 15 000 exemplaires. L’entreprise a 5 000 000 € de coûts indirects. Elle estime que 15 % de ce total devra être affecté au modèle A.
Quel est le coût complet d’une unité de modèle A ?
Coût direct unitaire : 1 500 000 / 15000 = 100 €
Coût indirect unitaire : (15 % * 5 000 000) / 15 000 = 50 €
Coût complet unitaire : 150 €
À quel prix l’entreprise doit-elle vendre son produit pour dégager un bénéfice ?
Le prix de vente devra être au moins de 150 € pour couvrir la totalité des coûts, c’est-à-dire les coûts complets.
2. Les coûts partiels
a. La comptabilité analytique

La compatibilité générale est surtout à vocation externe pour donner une information financière. Pour prendre des décisions, le dirigeant a besoin d’une comptabilité analytique. Celle-ci est le fruit du travail du contrôle de gestion. Les coûts directs, indirects, fixes ou variables seront calculés dans le cadre de la comptabilité analytique.

b. Les coûts variables et les coûts fixes dans le cadre de la méthode des coûts partiels

Cette méthode a pour but de déterminer si l’entreprise doit continuer son activité ou la production d’une gamme. Les coûts variables qui sont liés au produit (fabrication, vente, distribution, etc.) sont calculés et rapportés au chiffre d’affaire, c’est-à-dire aux ressources financières dégagées par les ventes. Ce rapport est appelé marge sur coût variable. Les coûts fixes sont mis à part.

L’entreprise continuera à produire le bien si la marge sur coût variable dégagée permet de couvrir les coûts fixes.

Marge sur coût variable : chiffre d’affaires / coûts variables

Dans le cas contraire, même si elle vend plus, elle ne dégagera pas de bénéfice ce qui doit aboutir à abandonner la production du bien.

Les charges variables sont celles qui dépendent directement de la quantité produite
Exemple : achats de matière premières, dépenses d’eau, d’électricité, etc.
Les charges fixes sont celles qui dépendent de la structure de l’organisation.
Exemple : charges de personnel administratif telles que les ressources humaines ou la comptabilité, le loyer, etc.

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