Le classicisme- Seconde- Français - Maxicours

Le classicisme

Objectifs
  • Découvrir les origines du classicisme.
  • Connaitre les principales caractéristiques du classicisme.
Points clés
  • Le classicisme désigne la littérature classique de la seconde moitié du XVIIe siècle.
  • Les classiques prennent pour modèle les textes antiques.
  • La beauté, l’équilibre et la mesure sont les principales caractéristiques de l’idéal esthétique classique.
Pour bien comprendre
  • Le théâtre au XVIIe siècle
  • La tragédie
  • La comédie
1. L'histoire d'un mot
a. Origines latines

« Classique » est issu de mot latin classicus, qui signifie d'abord « de première classe », parmi les catégories de fortune, selon lesquelles les citoyens romains sont répartis.

Classicus se spécialise ensuite avec la formule classici scriptores, désignant les « écrivains de première valeur », dont il est recommandé de suivre l'exemple pour bien user de la langue.

b. Sens français

Introduit au XVIe siècle dans la langue française, « classique » reprend le second sens latin.

Au siècle suivant, les « classiques » désignent les écrivains considérés comme des modèles à imiter, dignes d'être étudiés en classe.

Or, c'est dans l'Encyclopédie que Voltaire emploie le terme pour qualifier les auteurs français qui, sous Louis XIV, ont élaboré un art de la mesure et de la raison, dans le respect des Anciens.

Dérivé de « classique », le mot « classicisme » n'apparait qu'au XIXe siècle pour désigner le courant esthétique, dans lequel s'inscrivent ces classiques de la seconde moitié du XVIIe siècle.

2. L'avènement du classicisme
a. Le besoin de stabilité

La fin du règne de Louis XIII et la Fronde sont marquées par l'instabilité. Dans le domaine des arts, le baroque domine, caractérisé par le mélange et l'outrance. Si Richelieu (1624-1642) puis Mazarin (1643-1661) ont travaillé à affermir l'État, cette tendance s'accentue sous le règne de Louis XIV (1661-1715), qui inaugure un nouveau type de pouvoir, la monarchie absolue (= concentrée en la seule personne du roi).

Le pouvoir est centralisé, la vie de cour est soumise à une étiquette précise. Ces dispositions assujettissent la noblesse et la maintiennent dans une cage dorée : Versailles.

La figure royale est allégorisée : l'aura du Roi-Soleil, via le mécénat, rayonne dans les sciences, les arts et les lettres.

b. La fixation de normes

En 1635, Richelieu crée l'Académie française, qui codifie la langue dont le Dictionnaire est le garant, et juge de la conformité des œuvres nouvelles aux codes fixés. Louis XIV augmente le nombre de ces institutions destinées à promouvoir et contrôler la vie intellectuelle.

Les lettrés et les mondains se côtoient dans les salons et les écrivains y présentent leurs œuvres. Les salons contribuent à diffuser et à asseoir les normes du gout.

3. L'idéal classique

Les lettrés se tournent vers deux valeurs sures : la raison humaine et la tradition antique, qui vont constituer les bases d'un art nouveau.

a. Visée

L'art classique relève d'une exigence triple :

  • élever l'âme à la Vérité universelle et éternelle → exigence éthique ;
  • parvenir au Beau, seul moyen de prétendre à cette Vérité → exigence esthétique ;
  • imiter fidèlement la Nature, seul moyen de parvenir au Beau → exigence poétique.
b. Moyens

L'art classique a donc pour ambition première l'imitation de la Nature (= mimesis). Il y parvient de diverses manières.

1. Le recours au modèle antique

Les textes antiques sont pris comme modèles. Parmi ces sources se trouvent :

  • des philosophes (Platon, Sénèque, Épicure) ;
  • des textes de théorie littéraire (la Poétique d'Aristote) ;
  • la littérature et la mythologie (La Fontaine s'inspire d'Ésope, Molière de Térence, Racine d'Euripide ou de Sophocle).
2. Le recours à la raison

La raison permet d'opérer un tri : faute de pouvoir tout montrer, il faut faire des choix. L’auteur va extraire les vérités essentielles pour les restituer avec clarté, mesure et équilibre.

3. La création de règles

Les genres sont hiérarchisés en fonction du sujet traité, selon qu'ils élèvent plus ou moins l'âme. Les trois grands genres sont, dans l'ordre : le poème épique, la tragédie et la comédie.

Les règles de vraisemblance et de bienséance ont pour souci le naturel. La première suppose de montrer ce qui se rapproche du réel et engendre le principe des trois unités (= une seule intrigue qui se déroule en un seul lieu et en un seul jour). La seconde bannit l'excès et l'indécence.

c. Conséquences
1. Toucher, plaire et instruire

Toute œuvre parvenue à la perfection ne peut manquer d'émouvoir, et ce faisant, de plaire, et, en plaisant, d'instruire celui qui la reçoit. La triple exigence de l'art classique est ainsi satisfaite.

Plus précisément, la tragédie, en suscitant terreur et pitié, purge l'âme de ses passions mauvaises (= catharsis). Quant à la comédie, selon un processus dérivé de la catharsis, elle corrige les mœurs par le rire.

2. La formation de l'honnête homme

Fort de cet enseignement, l'homme va pouvoir se conformer à un idéal de comportement : l'honnêteté. Cultivé, mesuré et discret, l'honnête homme fuit le pédantisme. Sociable, naturel et tolérant, il manie l'art de la conversation avec délicatesse. Cet idéal social est la clé de toute société harmonieuse.

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