La sujétion de l'Europe - Cours d'Histoire Terminale pro avec Maxicours

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La sujétion de l'Europe

L'essentiel

En 1942, l'Allemagne contrôle l'essentiel de l'Europe, de l'Atlantique à la Russie. Elle y met en place un ordre fondé sur la terreur et la répression, destiné avant tout à assurer la permanence de son contrôle politique, idéologique et militaire ainsi que l'exploitation des territoires conquis au profit de son effort de guerre.

1. L'ordre nazi en Europe
a. Un réseau de pays assujettis
C'est en octobre 1942 que l'expansion nazie atteint son maximum en Europe. Autour du grand Reich qui s'étend sur l'Allemagne, l'Autriche, l'Alsace-Lorraine et une partie de la Pologne, a été formé un véritable réseau de pays assujettis au nazisme.

– A l'est, le Gouvernement général de Pologne, la Lituanie, la Lettonie, l'Estonie, l'Ukraine et une partie de la Russie sont devenus des protectorats du Reich. Ces pays n'ont pas été jugés dignes de faire partie du Reich, car peuplés de Slaves. Ils constituent néanmoins de véritables colonies, à la fois réservoirs de main-d'œuvre et fournisseurs de matières premières.
– La Hongrie, la Roumanie, la Bulgarie, l'Albanie et bien sûr l'Italie, sont eux des alliés de l'Allemagne nazie. Pour certains de ces pays, l'alliance avec le nazisme a été, au départ, un pis-aller destiné à composer avec la puissance allemande. Mais, au fur et à mesure du conflit, ces pays se sont dotés de véritables régimes autoritaires voire fascisants et leur autonomie n'a cessé de se restreindre pour tomber finalement sous tutelle allemande ou italienne.
– La France de Vichy, la Croatie, la Slovaquie ou encore la Norvège sont des Etats vassaux. Soumis à la pression directe de l'Allemagne, leurs gouvernements exécutent les ordres allemands et sont souvent marqués par une idéologie fascisante.

S'ajoutent à ces Etats les territoires sous occupation militaire allemande : les Pays-Bas, la Belgique, une partie de la France et une partie de la Russie. Ces territoires sont totalement sous administration militaire allemande.

b. Terreur et répression
Au sein de cette Europe quasi totalement soumise à l'ordre nazi, une politique de terreur et de répression s'abat sur les populations. L'Allemagne s'est dotée d'un appareil répressif constitué de multiples organisations policières, parfois concurrentes mais toujours redoutables. Un organisme est plus particulièrement redouté : la Gestapo, police secrète de l'Etat, dépendant de la SS. Elle frappe tous les adversaires des régimes fascistes ou dictatoriaux alliés de l'Allemagne et opère dans tous les territoires assujettis à l'Allemagne. Elle est responsable de l'élimination méthodique des élites politiques et sociales capables de s'opposer à la domination nazie.
Par ailleurs, la SS est chargée de l'extermination des « inférieurs ». Hitler considère ainsi que l'élimination de 30 millions de Slaves est nécessaire à la constitution du Lebensraum (« espace vital ») allemand. C'est en outre la SS qui est responsable de l'administration des camps de concentration et d'extermination. En tant que telle, elle est au cœur du processus de mise en œuvre de la Solution finale.
2. L'exploitation économique
a. Le pillage économique
Jusqu'en 1944, le niveau de vie de la population allemande est le plus élevé du monde et augmente de façon régulière, malgré la guerre. Cette situation inédite – les niveaux de vie des populations alliées baissant durant la période – s'explique par la mise en coupe réglée des territoires conquis. Ce sont d'abord des prélèvements financiers considérables qui sont opérés : la France doit, selon les termes de la convention d'armistice de 1940, payer une « indemnité d'occupation » d'un montant moyen de 400 millions de francs par jour (soit l'entretien de huit millions d'hommes de troupes...).
S'ajoutent à ces prélèvements financiers des prélèvements en nature : la Pologne devient ainsi le grenier à blé de l'Allemagne et son appareil industriel est systématiquement réquisitionné et installé en Allemagne.
Ainsi, le poids de la guerre est – pour l'essentiel – porté par les populations soumises à l'ordre nazi, pour le plus grand bénéfice de la population allemande.
b. Le travail forcé
Très tôt, pour satisfaire aux exigences d'une guerre qui devient totale, l'Allemagne a recours au travail forcé. Ce sont d'abord les prisonniers de guerre (en contravention avec les lois de la guerre) et les déportés qui sont requis pour ce travail forcé. Mais les besoins en main-d'œuvre devenant sans cesse plus grands, à partir de 1942, Sauckel met en place le STO (Service du Travail Obligatoire) qui va ainsi drainer vers l'Allemagne 6 millions de travailleurs tandis que l'Organisation Todt, chargée de construire le mur de l'Atlantique et d'organiser les fortifications destinées à empêcher tout débarquement allié, va réquisitionner 6 autres millions de personnes.

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