Les victoires de l'Allemagne - Cours d'Histoire avec Maxicours

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Les victoires de l'Allemagne

1. Partage de la Pologne et effondrement de la France
a. L'anéantissement de la Pologne
Le 1er septembre 1939, les troupes allemandes déferlent sur la Pologne. Ce sont 63 divisions appuyées par 2 000 avions (400 pour la Pologne) qui envahissent le territoire polonais avec Varsovie comme objectif. Six jours plus tard, le 8 septembre, les Allemands parviennent devant Varsovie. Les troupes polonaises continuent de résister dans la plus grande désorganisation. La population fuit la ville assiégée.

Le 18 septembre, l'Union soviétique honore les clauses secrètes du pacte germano-soviétique du mois d'août précédent : elle attaque la Pologne à son tour.

L'armée polonaise déjà considérablement affaiblie est alors prise entre deux feux et doit déposer les armes. Le 27 septembre, Varsovie capitule.

Dès le lendemain, l'Allemagne et l'Union soviétique se partagent les restes de la Pologne.

b. La soumission de l'Europe du Nord
C'est ensuite au tour de l'Europe du Nord de subir les effets du conflit. C'est d'abord Staline qui profite de la situation internationale pour s'attaquer à la Finlande en novembre 1939. Après l'invasion de la Pologne, il impose en effet à ses proches voisins, Lettonie, Lituanie, Estonie des traités qui en font de véritables protectorats soviétiques. La Finlande refuse de se soumettre et subit donc l'attaque soviétique. La résistance des Finlandais dure jusqu'au mois de mars 1940, date à laquelle ils doivent finalement se rendre et accepter les exigences soviétiques.

Au même printemps 1940, au mois d'avril, l'Allemagne devance les projets franco-britanniques. Alors que les Britanniques et les Français tentent de mettre en place l'envoi d'un corps expéditionnaire en Norvège, dans le port de Narwik où transite le minerai de fer suédois nécessaire à l'industrie de guerre allemande, Hitler mène une opération éclair contre le Danemark et la Norvège dont il s'empare. L'Allemagne contrôle alors la partie occidentale de la mer baltique.

Quelques jours plus tard, le 10 mai 1940, le corps expéditionnaire franco-britannique doit réembarquer précipitamment pour venir renforcer les troupes qui doivent faire face au début de la campagne de France.

c. La France foudroyée
Face à l'anéantissement de la Pologne, la France n'a guère réagi. Forte de sa confiance en sa ligne Maginot, la France attend patiemment l'offensive allemande dont elle estime qu'elle se brisera sur le béton des fortifications de la ligne. Mais le 10 mai 1940, les Allemands attaquent les Pays-Bas et la Belgique, faisant mouvement vers le Nord de la France.

Le 13 mai, les divisions blindées allemandes commandées par le général Guderian traversent les Ardennes (plan Manstein), mal défendues par les Français. Une semaine plus tard, ils sont à Abbeville dans la Somme et les populations civiles fuient en masse : c'est l'exode.

Les troupes britanniques présentes sur le territoire français et la majeure partie des troupes françaises sont prises dans une nasse. A partir du 28 mai, alors que la Belgique capitule, la marine britannique rembarque les troupes britanniques prises dans la poche de Dunkerque.

A partir du 5 juin, les Allemands lancent une offensive vers le sud, en direction de Paris que fuit le gouvernement, et occupé dès le 14 juin.

Le 10 juin, pour ajouter au chaos, l'Italie déclare la guerre à la France.

Le 17 juin, Pétain, devenu président du Conseil à la place de Paul Reynaud, annonce qu'il vient de demander l'armistice. Il est signé à Rethondes, dans la forêt de Compiègne le 22 juin. Ses clauses sont terriblement dures pour la France qui doit accepter une zone d'occupation sur la moitié de son territoire.

2. L'échec contre la Grande-Bretagne et le retournement vers l'Est
a. La forteresse britannique invaincue
Le Royaume-Uni, au lendemain de la défaite française, reste seul dans la guerre. Hitler envisage un débarquement sur ses côtes afin de le mettre hors de combat et de s'assurer du contrôle de l'Europe occidentale.

C'est pour préparer ce débarquement qu'est lancée la bataille d'Angleterre. Il s'agit d'une bataille aérienne visant à anéantir l'aviation anglaise qui pourrait menacer la flotte d'invasion et les troupes allemandes qui se pressent dans les ports du Nord de la France.

De juillet à octobre 1940, l'aviation allemande va ainsi tenter d'anéantir les infrastructures aériennes anglaises et de terroriser la population britannique par des bombardements massifs. Les principales villes anglaises sont ravagées par les bombes.

Mais le sort de la bataille finit par tourner en faveur du Royaume-Uni dont la population fait bloc derrière le Premier Ministre W. Churchill résolu à résister. Au prix de pertes considérables, l'aviation britannique, aidée par les premiers radars, s'assure le contrôle des airs.

A la mi-octobre 1940, Hitler est contraint à renoncer à son projet d'invasion.
Reconnaissant, Churchill déclare aux aviateurs britanniques : « Jamais, dans l'Histoire des guerres, tant d'hommes n'ont dû autant à si peu d'hommes. »

b. L'expansion dans les Balkans et vers l'est
A partir d'octobre 1940, l'objectif de l'Allemagne est l'Union soviétique. Mais au même moment, son allié Mussolini attaque la Grèce. Rencontrant une résistance acharnée de la part de l'armée grecque, les troupes italiennes sont finalement refoulées durant l'hiver 1940-1941. Au printemps, les forces grecques reçoivent l'aide du Royaume-Uni et entament ainsi la conquête de l'Albanie passée sous contrôle italien. Mussolini doit se résoudre à demander de l'aide à Hitler. C'est ainsi qu'en avril-mai 1941, Hitler retarde son projet d'attaque de l'Union soviétique pour occuper la Yougoslavie, la Grèce et la Crète. En quelques semaines, l'Allemagne s'empare ainsi du contrôle d'une partie de la Méditerranée et menace les relations maritimes britanniques passant par le canal de Suez. La voie est ouverte pour une extension du conflit.

Face à ces événements, la population américaine reste farouchement attachée à l'isolationnisme.

L'essentiel

Fondée sur la Blitzkrieg – guerre-éclair – la stratégie allemande semble, de 1939 à 1941, vouée à ne connaître que des succès. Pologne, Danemark, Norvège, Pays Bas, Belgique, Luxembourg, France, Yougoslavie et Grèce, sont autant de pays à succomber face au rouleau-compresseur que forment les forces allemandes. Seule la Grande-Bretagne résiste, après l'échec de la bataille d'Angleterre (1940).

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