Une hécatombe sans précédent - Cours d'Histoire avec Maxicours

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Une hécatombe sans précédent

1. Le conflit le plus sanglant de l'Histoire

a. Les pertes directes

Les pertes humaines globales représentent environ une cinquantaine de millions de personnes. Soit six à sept fois plus que le premier conflit mondial. Il convient d'y ajouter les blessés – environ 35 millions de personnes – et les disparus – 3 millions de personnes. Ainsi, ce sont 88 millions de personnes qui ont été dans leur chair victimes du conflit.
Il convient enfin d'évoquer les traumatismes psychologiques suite aux maltraitances, aux viols, aux bombardements...
Si les Etats-Unis – non affectés par des combats hormis l'attaque sur Pearl Harbor – ne perdent que l'équivalent de 0,2 % de leur population de 1939, la Pologne, qui perd l'équivalent de 14 % de la sa population de 1939, enregistre une véritable saignée démographique.

La Seconde Guerre mondiale a donc été non seulement un conflit de masse mais également celui de la mort massive. L'ampleur des moyens mis en œuvre par les belligérants explique le caractère massif des pertes humaines. Le nombre – considérable – de disparus s'explique par l'étendue des populations affectées par le conflit et l'importance des mouvements de populations – volontaires ou subis – durant le conflit.

b. Les pertes indirectes
A ces pertes directes, il convient d'ajouter des pertes indirectes, plus difficiles à quantifier. Il s'agit d'une véritable surmortalité de guerre qui s'explique par les mauvaises conditions sanitaires, les difficultés de ravitaillement et la diminution de la natalité qui affectent une partie des populations concernées.
La sous-alimentation a produit des effets négatifs durables sur les populations : dans les années d'après-guerre, on observe, lors de l'intégration des jeunes hommes au service national, un taux important de rachitisme, supérieur à celui de l'avant-guerre. En 1943, les hommes adultes, en France, recevaient en moyenne 1 115 calories par jour, soit la moitié environ des besoins normaux. Le rationnement – et la sous-alimentation qui l'accompagne – va durer jusqu'en 1949 en France. En 1946-1947, il est même plus drastique que pendant le conflit, notamment en raison des mauvaises conditions climatiques qui perturbent la production agricole.
La diminution de la natalité qui résulte de l'absence des hommes et des mauvaises conditions sanitaires est telle que l'on constate un déficit des naissances dans plusieurs pays belligérants ou occupés, comme la Pologne. En France, l'espérance de vie diminue d'environ huit années. Et on assiste à un déséquilibre de la répartition par sexe et par âge dans la population : faiblesse des classes d'âges les plus jeunes et des hommes, augmentation des classes d'âges les plus âgées et des femmes. Il va falloir attendre l'après-guerre pour que les conséquences démographiques du conflit s'effacent devant le baby-boom (même si on assiste, en France, à un redémarrage de la natalité dès 1943) et les mouvements de populations du retour à la paix.
2. La diversité des situations
a. Des pays inégalement touchés
Quatre fois plus meurtrière que la Première Guerre mondiale, la Seconde Guerre mondiale a inégalement touché les pays belligérants. C'est l'Europe qui, globalement, a été bien sûr le continent le plus touché. Mais en Europe même, des différences existent. Ainsi, c'est en Europe orientale que les exactions allemandes ont été les plus meurtrières : on estime que l'Union soviétique a perdu 10 % de sa population d'avant-guerre, soit environ 20 millions de morts, dont la moitié de civils. La Pologne compte 5,4 millions de morts, dont 97 % de civils (notamment en raison de l'extermination des Juifs). Autre pays fortement touché, l'Allemagne avec 7 millions de morts. La France compte 600 000 morts, dont 400 000 civils (1,5 % de la population de 1939). La moitié des pertes militaires – soit 100 000 morts – a été causée en mai-juin 1940, lors de l'avancée allemande. A l'autre bout de l'échelle, les Etats-Unis comptent 300 000 morts, essentiellement des militaires. Leur principal adversaire, le Japon, recense 2 millions de morts.
b. L'importance des pertes civiles
On peut estimer que les pertes civiles représentent au moins la moitié des 50 millions de morts du conflit. Ces pertes considérables s'expliquent d'abord par la mortalité concentrationnaire et la Solution finale mise en place par les nazis. Ce sont 11 millions de personnes qui trouvèrent ainsi la mort, dont 5,1 millions de Juifs. Deuxième cause de mortalité civile, les bombardements massifs de centres urbains. Plus encore que le premier conflit mondial en effet, la Seconde Guerre mondiale se caractérise par l'utilisation de l'arme aérienne. Sans toujours une réelle utilité stratégique, les bombardements massifs avaient surtout pour objectif de démoraliser les populations ennemies. On songe notamment au Blitz que les Allemands infligèrent au Royaume-Uni durant la bataille d'Angleterre (1940). Le plus important bombardement urbain fut sans doute celui de Dresde en Allemagne en 1945 qui causa 135 000 victimes.
On peut également évoquer le bombardement de Tokyo en février 1945 par 354 « forteresses volantes » qui déversèrent 2 000 tonnes de bombes, provoquant la mort de 80 00 personnes et un incendie gigantesque.
Les bombardements atomiques d'Hiroshima et Nagasaki firent respectivement 80 000 et 36 000 morts.
L'essentiel

La Seconde Guerre mondiale a été – de très loin – le conflit le plus meurtrier de l'Histoire, touchant aussi bien les forces militaires que les populations civiles, durement éprouvées. Conflit industriel, il a vu se mettre en place des modes d'extermination planifiée et systématisée dans les camps de concentration.

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