La poésie au XIXe siècle- Première- Français - Maxicours

La poésie au XIXe siècle

Objectif
  • Découvrir les courants littéraires du XIXe siècle et leurs principales caractéristiques.
  • Comprendre comment ces courant se succèdent.
  • Connaitre les principaux poètes de cette époque.
Points clés
  • Les événements politiques et les progrès scientifiques du XIXe siècle ont influencé les poètes.
  • Le romantisme, sensible, est suivi du Parnasse, froid et esthétique.
  • Le symbolisme, plus humain, clôt le XIXe siècle.
  • Parmi les plus grands poètes figurent Victor Hugo et Charles Baudelaire, souvent qualifiés d’auteurs inclassables car dépassant les normes d’un seul courant ou d’un seul genre littéraire.
Pour bien comprendre
  • Le romantisme
  • La poésie moderne
1. Les contextes politique, culturel et technique
a. L'alternance politique

Le XIXe siècle est marqué par de nombreux changements de régime politique :

  • IerEmpire en 1804 ;
  • Restauration en 1815 ;
  • IIe République en 1848 ;
  • Second Empire en 1852 ;
  • IIIe République en 1871.

On retrouve cette instabilité politique dans l'ensemble des activités culturelles et donc littéraires de l'époque, et notamment à travers l’expression « Mal du siècle » évoquée par de nombreux auteurs.

b. La révolution industrielle

Les progrès techniques du XIXe siècle marquent les poètes et impactent leur manière de concevoir leur œuvre achevée et leurs sujets de prédilection.

Le XIXe siècle est notamment témoin de la naissance de :

  • la machine à vapeur (1803) ;
  • la photographie (1816) ;
  • le télégraphe (1832) ;
  • le moteur à explosion (1860) ;
  • le téléphone (1876) ;
  • la lampe électrique (1878) ;
  • le pneumatique et l'automobile (1891) ;
  • le cinéma (1895).

La société change progressivement et voit apparaitre de nouvelles classes sociales, comme la classe ouvrière, et l'émergence de classes déjà existantes, comme la bourgeoisie.

c. Deux aspects de la poésie

À l'image de ce climat de « changements » tant sur le plan politique que social, la poésie et l'œuvre littéraire en général apparaissent changeantes et renouvelées.

La poésie marque dorénavant une alternance dans la conception du rôle du poète, qui est tantôt :

  • un artisan du langage, un artiste artiste froid et détaché des préoccupations de la société ;
  • un traducteur sensible de l'état du « moi », un messager, voire un poète engagé.
2. La succession des mouvements
a. Le romantisme

Après le siècle des Lumières marqué par le règne de la Raison, le XIXe siècle poétique s'ouvre sur un mouvement qui s'intéresse au « moi ».

Le poète romantique tente de traduire le « Mal du siècle » : il a la sensation de ne pas être né à la bonne époque et souffre des désillusions causées par la chute de l'Empire. Ses poèmes proposent une évasion dans un monde plus propice à l'épanouissement de la sensibilité : le monde du rêve, de la nature ou d'une époque lointaine et mystérieuse (temps bibliques, Antiquité, Moyen Âge...). C'est le règne du lyrisme.

Les principaux poètes romantiques sont Alphonse de Lamartine (1790-1869), Alfred de Vigny (1797-1863) et Alfred de Musset (1810-1857).

Leurs poèmes élégiaques et lyriques expriment le sentiment et, surtout, la souffrance.

b. Le Parnasse

Le Parnasse apparait en réaction à la « sensiblerie » romantique.

Ce courant refuse l'expression des sentiments pour se consacrer à une poésie plus formelle, développant la doctrine de « L’art pour l’art ». La recherche parnassienne concerne la forme du texte et la virtuosité technique ; les poèmes reprennent donc les formes classiques telles que le sonnet. Les sentiments ne constituent plus la préoccupation centrale du poète, qui cherche au contraire à créer une œuvre d’art, un texte travaillé, esthétique.

Une revue est à l'origine de ce nouveau mouvement poétique : Le Parnasse contemporain (1866, 1871 et 1876) regroupe, entre autres, des œuvres de Théophile Gautier (1811-1872), Leconte de Lisle (1818-1894), Théodore de Banville (1823-1891) et José Maria de Heredia (1842-1905).

c. Le symbolisme

Certains ont reproché au Parnasse de pratiquer une poésie froide, très éloignée de l'être humain et enfermée dans un cadre classique.

Pour contrer ce retour au classicisme, des poètes proposent de libérer la poésie, le vers et l'inspiration. Ils se positionnent comme des êtres ayant la possibilité de transcrire l'existence d'un autre monde en dépassant la simple signification du mot, mais ne sont que des intermédiaires malgré tout rattachés au monde terrestre.
Cette position instable permet la production de poèmes suggestifs traduisant le mal-être du poète qui se compare à des animaux comme l'albatros (pour Baudelaire) ou le crapaud (pour Corbière).

Les poètes représentatifs de ce mouvement sont Gérard de Nerval (1808-1855), Charles Baudelaire (1821-1867), Stéphane Mallarmé (1842-1898), Paul Verlaine (1844-1896), le comte de Lautréamont (1846-1870) et Arthur Rimbaud (1854-1891).

3. Les auteurs « inclassables »

Hugo est un auteur essentiel du mouvement romantique, mais son influence ne se limite pas au domaine poétique : il dépasse donc le cadre de la poésie du XIXe siècle.

Baudelaire, quant à lui, est difficilement classable dans un mouvement précis, même si son œuvre soutient finalement les principes symbolistes.

a. Victor Hugo (1802-1885)

Dès 1827, Hugo prend part au mouvement romantique en se joignant à Vigny et Lamartine ; on le qualifie d'ailleurs de « chef de file » de ce courant.

Son implication dans le courant romantique ne se limite toutefois pas à la poésie. Victor Hugo se lance également dans un combat pour imposer de nouveaux codes au théâtre en inventant une nouvelle forme dramatique : le drame romantique. La bataille d'Hernani a lieu en 1830, à propos de la pièce du même nom et oppose les Classiques et les Modernes, jeunes romantiques.

Hugo joue également un rôle politique important, auprès de Louis-Napoléon Bonaparte d'abord puis en ralliant la gauche ensuite. Exilé, il compose des recueils virulents contre Napoléon III. Il s'élève aussi contre des injustices comme le travail des enfants, la misère du peuple et la peine de mort.

b. Charles Baudelaire (1821-1867)

D'abord disciple de Gautier, Baudelaire appartient au mouvement romantique.

Il participe à la première publication du Parnasse contemporain en 1866. Son recueil poétique Les Fleurs du mal (1857 et 1861) illustre principalement la recherche des symbolistes : le poète s'y dévoile comme un homme double, un intermédiaire entre deux mondes, qui tente de s'évader de la réalité commune.
Le sonnet « Correspondances » illustre parfaitement la position d’intermédiaire occupée par le poète.

Baudelaire a participé aux principaux courants de son siècle, mais il a surtout orienté la poésie vers une voie nouvelle en s'intéressant au domaine du « mal » et en offrant au lecteur l'aperçu d'un autre univers.

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