La diversité des espaces démographiques - Cours de Géographie Première pro avec Maxicours

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La diversité des espaces démographiques

1. Les caractéristiques démographiques régionales
a. Les différents espaces démographiques
– Variation de la fécondité (nombre d’enfants par femme en âge de procréer)
Jusqu’à la fin des années 1960, la France du Nord dessinait un « croissant fertile » qui courait depuis la Normandie jusqu’à l’Alsace en passant par le Nord-Pas-de-Calais. Ces régions connaissaient une fécondité plus élevée (environ 2,04) que la moyenne nationale (à 1,8 en 1999). Les régions du Centre et du Sud connaissaient une fécondité inférieure à la moyenne nationale.
Aujourd’hui, ce croissant se réduit par ses extrémités : l’Alsace-Lorraine a rejoint la moyenne nationale tandis que la Normandie voit sa fécondité baisser légèrement. L’explication de ce phénomène est complexe mais fait appel à des comportements socioculturels : entrée dans la vie active et âge du mariage plus précoces dans le Nord de la France expliquent cette fécondité un peu plus élevée.

– Variation de la mortalité
L’opposition est nette de part et d’autre d’une ligne Nantes-Paris-Belfort. Au nord de cette ligne, l’espérance de vie est sensiblement plus réduite qu’au sud. Au nord, l’espérance de vie est inférieure à 76,1 ans alors qu’au sud, elle est supérieure à 76,7 ans. Les explications sont complexes. Le nombre de médecins par habitants est un premier élément de réponse : plus nombreux au sud, cela favorise une prise en charge rapide des patients (ce qui est très important dans le cas des affections coronariennes). Si les médecins (généralistes et spécialistes) sont plus présents au sud, c’est que la demande y est plus forte. Le niveau d’études en est là encore la principale raison car plus le niveau d’études est élevé, plus l’appel à la médecine est fréquent.
En outre, les habitudes alimentaires sont différentes, on loue souvent les mérites du « régime méditerranéen ».

b. Le bilan : la variation de l’accroissement naturel
– Des régions à solde positif
Les régions à solde naturel positif (plus de naissances que de décès) composent un croissant qui va des Charentes aux Alpes en passant par le Nord de la France. Les records de taux d’accroissement naturel (TAN) sont observés en Ile-de-France où les taux sont supérieurs à 0,9 % par an.

– Des régions répulsives
A contrario, la France centrale et méridionale possède un TAN faible, voire négatif dans certains départements. Cela signifie que ces départements perdent des habitants. Une diagonale partant des Pyrénées et allant jusqu’au plateau de Langres en passant par le Massif central perd des habitants : c’est la diagonale du vide qui se dépeuple d’année en année. On y trouve les départements qui perdent le pus d’habitants : Creuse et Ariège perdent 0,8 % de leur population par an.

2. La redistribution de la population sur le territoire
a. Variations géographiques du solde migratoire
– Des régions excédentaires
Les régions de l’Ouest, du Sud Ouest et du Sud-Est enregistrent un solde migratoire nettement positif depuis le début des années 1990. Une région comme la Bretagne était déficitaire dans les années 1960 alors qu’elle est excédentaire aujourd’hui. En revanche, le Sud-Est enregistre des soldes positifs depuis les années 1950. Le record est détenu par les Pyrénées orientales qui connaissent un solde migratoire de 1,8 % par an depuis 1990.

– Des régions déficitaires
Les régions composant le Nord, le Nord-Est et le Centre-Est connaissent des soldes migratoires négatifs : elles enregistrent donc plus de départs que d’arrivées. L’Ile-de-France fait partie de ces régions répulsives. Il s’agit d’anciens bastions industriels qui se sont développés avec la révolution industrielle et qui se transforment progressivement en friches industrielles. Certaines villes connaissent des situations particulièrement préoccupantes : Lens ou Douai perdent 1,2 % de leurs habitants tous les ans.

b. Les causes de ce redéploiement
– Les facteurs qui poussent à la migration
Globalement, les Suds (Sud-Est et Sud-Ouest) sont des régions attractives, contrairement au Nord, répulsif. Cela a fait dire à certains que le facteur expliquant ces migrations était l’héliotropisme (attirance du soleil) et que la France connaissait la même évolution qu’aux USA avec le développement d’une « Sun Belt » courant de la Charente aux Alpes du Sud. En réalité le moteur du phénomène est beaucoup plus profond : il correspond à un changement dans la localisation des emplois. Les régions répulsives sont des régions à fort taux de chômage alors que les régions attractives connaissent un chômage limité et d’importantes créations d’emplois.

– L’évolution géographique de l’appareil productif
L’explication de ces flux de populations est donc un redéploiement de l’activité industrielle sur le territoire français. Les anciennes régions industrielles du quart Nord-Est, autrefois attractives, se transforment en friches industrielles répulsives au profit des Suds français qui, loin de Paris, accueillent beaucoup d’activités de haute technologies actuellement créatrices d’emplois (ex. : Airbus ou CNES à Toulouse).

L’essentiel

Depuis une vingtaine d’années, la France connaît de profonds changements quant aux disparités démographiques régionales. Deux paramètres doivent être pris en compte pour l’étude de l’évolution d’une population : le solde naturel (différence entre les naissances et les morts) et le solde migratoire (différence entre les entrées et les sorties d’un territoire donné). Dans les deux cas, la France montre une forte hétérogénéité régionale qui s’explique plus ou moins aisément.

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