La carrière politique de Cicéron - Cours de Latin 3eme avec Maxicours - Collège

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La carrière politique de Cicéron

Objectif : Cicéron n'a pas seulement été un orateur et un auteur d'ouvrages variés (traités de rhétorique, de philosophie), il a aussi été un homme politique.
Quelle a été la carrière politique de Cicéron ?
1. L'entrée en politique (106 à 75 av. J.-C.)
Marcus Tullius Cicero (Cicéron) est né en 106 avant J.C. à Arpinum, une petite ville du Latium. Sa famille appartenait à l'ordre équestre ; il n'aurait donc pas dû faire une carrière politique.
En 100 av. J.-C., son père décide de s'installer à Rome pour l'éducation de Marcus et de son frère, Quintus. Le jeune Marcus a eu une formation complète puisqu'il a eu des maîtres en philosophie, rhétorique, droit et poésie.

Il débute sa carrière d'avocat à 25 ans en prononçant le Pro Quinctio. En 79 av. J.-C., en défendant un certain Roscius d'Amérie (Pro Roscio Amerino), il commence à s'approcher de la politique puisqu'il attaque un des favoris du tout puissant Sylla ; il était soutenu par Pompée.
Par prudence et pour parfaire sa culture, il quitte Rome et voyage en Grèce et en Asie. Il revient en 77 av. J.-C., après la mort de Sylla.
En 76 av. J.-C., il se marie avec une femme riche et issue d'une famille illustre, Terentia. L'année suivante, il commence sa carrière politique.

 

2. La carrière des honneurs (75 à 62 av. J.-C.)
Cicéron, de par ses origines, n'aurait pas dû faire de politique : il est un homo novus, un homme nouveau, ses ancêtres n'appartenant pas à la noblesse. Il va gravir un à un les échelons du cursus honorum (la carrière des honneurs).

Il est d'abord questeur à Lilybée en Sicile en 75 av. J.-C., et il laisse un bon souvenir aux Siciliens.
En 70 av. J.-C., il est élu édile. Pendant cette magistrature, il est chargé par les Siciliens de les défendre contre Verrès qui les avait dépouillés alors qu'il était préteur. Le voleur prend la fuite avant la fin du procès.

En 66 av. J.-C., il est élu préteur et il écrit des discours pour soutenir Pompée : Pro lege Manilia et De imperio C. Pompei.
Il veut créer un parti qui unirait les sénateurs et les chevaliers. Avec ce programme, en 64 av. J.-C. il est élu consul pour l'année 63 av. J.-C., contre Catilina, un noble ruiné qui, avec d'autres hommes dans son cas, veut mettre Rome à feu et à sang. Cicéron réussit à déjouer la conjuration de Catilina, qui est tué le 5 janvier 62 av. J.-C. Il a composé quatre discours, In Catilinam, appelés en français Les Catilinaires.

Pendant la même année, il dénonce la corruption électorale dans le Pro Murena ; discours dans lequel il défendait Muréna, élu consul pour l'année 62 av. J.-C. et accusé de corruption. Il ne le soutenait pas mais il voulait éviter que Catilina ne tire profit des troubles qu'aurait occasionné l'annulation des élections. Il en profite pour faire voter une loi contre la corruption électorale.

 

3. Les revers : l'exil et la fin de la carrière politique (62 à 43 av. J.-C.)
En prenant parti contre Catilina, Cicéron s'est attiré la haine des démocrates parmi lesquels Clodius, tribun du peuple, qui fait voter une loi l'obligeant à s'exiler. Ses alliés, entre autres Pompée, ne le soutiennent pas. En 58 av. J.-C., il part pour Thessalonique, il y restera dix-huit mois.

Cicéron revient parce qu'il est rappelé par le tribun Milon, inquiet des agissements de Clodius. L'ancien consul ne retrouve pas son influence politique ; César et Pompée se sont alliés pour former un triumvirat avec Crassus, les trois hommes n'ont plus besoin de lui.

En 51 av. J.-C., il est nommé proconsul en Cilicie. Quand il revient à Rome, c'est la guerre civile entre César et Pompée ; après beaucoup d'hésitations, Cicéron prend le parti du second qui sera vaincu à Pharsale en 48 av. J.-C. Avec l'accord de César, il rentre à Rome.

Les malheurs qui l'accablent dans sa vie privée (divorce, perte de sa fille) l'éloignent de la vie politique : il écrit plusieurs ouvrages de philosophie.

Après la mort de César, le 15 mars 44 av. J.-C., Cicéron se réjouit à l'idée du rétablissement de la république. Mais Antoine, le successeur de César, continue sa politique. Cicéron s'oppose à lui ; il prononce même un discours, Les Philippiques.
En octobre 43 av. J.-C., Antoine s'allie à Octave et Lépide pour former le deuxième triumvirat. Cicéron est proscrit ; il est tué par les soldats d'Antoine le 7 décembre 43 av. J.-C.

 

L'essentiel à retenir

Cicéron, de par ses origines équestres, n'était pas prédestiné à faire de la politique ; il était un homo novus. Il a commencé en prononçant des discours contre des hommes politiques.

Il est au sommet de sa carrière entre les années 75 et 62 av. J.-C. puisqu'il est successivement élu questeur, préteur, édile puis consul. Pendant cette dernière magistrature il s'attaque à Catilina.

Cet épisode va marquer la fin de sa gloire politique puisqu'il doit s'exiler. À son retour, dix-huit mois après son départ, il ne retrouvera pas sa place sur la scène. Il exerce une dernière charge en Cilicie, le proconsulat.

Après une parenthèse, il prend à nouveau part à la vie publique, après la mort de César, parce qu'il a l'espoir d'une amélioration. Mais le successeur de César, Antoine, continue l'œuvre de son prédécesseur et s'allie à Octave. Cicéron est tué le 7 décembre 43 av. J.-C. par les soldats d'Antoine.

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