Gustave Flaubert - Cours de Français avec Maxicours - Lycée

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Objectif : Connaître les étapes de la vie d'un écrivain pour en discerner l'influence sur son œuvre. Découvrir les caractéristiques de l'œuvre de Flaubert.
1. La vie de Flaubert
Issu d'une famille de médecins, Gustave Flaubert est le fils du chirurgien chef d'un célèbre hôpital parisien. Le métier qu'exerça son père aura une influence sur sa sensibilité et son écriture : la manie du détail, de la précision extrême mais aussi le pessimisme et la tristesse se retrouvent dans toute son oeuvre.

Très jeune, à peine 10 ans, il confie à l'un de ses amis qu'il écrira « les bêtises qu'une dame vient confier à son père. » Lycéen doué mais indiscipliné, il connaît l'exaltation romantique que partagera toute sa génération, exaltation née des rêves de conquêtes napoléoniennes et nourries par les lectures de livres appartenant au courant romantique, comme René, un héros malheureux et passionné.
Il poursuit sa volonté d'être écrivain tout en faisant preuve d'un goût prononcé pour la moquerie, pour l'ironie envers la bêtise et la stupidité. A 15 ans, il a déjà écrit beaucoup de productions de jeunesse qui resteront dans ses tiroirs.

En 1836, il rencontre Elisa Schlésinger, dont il tombe fou amoureux. Cette passion muette et non partagée inspirera un récit ultérieur, L'Education sentimentale. La jeune femme sera représentée sous les traits de l'héroïne, Marie Arnoux.
Il entreprend des études de droit et rencontre Maxime du Camp, homme de lettres mondain qui prétend l'introduire dans les milieux littéraires parisiens. Il deviendra un des meilleurs amis de l'écrivain.

Lors d'un voyage en voiture en Normandie, il fait une violente crise d'épilepsie, une maladie nerveuse qui le contraindra à vivre loin de Paris.
Il habite une belle propriété de sa famille à Croisset, près de Rouen, où, rentier, il se consacre uniquement à l'écriture.

Il fait un grand voyage en 1849–1850 en Orient puis à Carthage en 1858, paysages qui nourriront plusieurs de ses romans et nouvelles. Ses voyages sont entrecoupés par le procès intenté contre son livre Madame Bovary, qui lui apportera la célébrité.

Flaubert connaît les tentations de la vie mondaine parisienne, il est reçu par Napoléon III et son épouse, mais il ne se voue qu'à une seule vie, celle dédiée à la Littérature, à l'Ecriture. Il écrira sans cesse et souvent douloureusement. Il avait pour habitude de lire souvent chaque phrase, chaque unité narrative dans une pièce appelée « gueuloir », où il traquait les imperfections de son style. Il pouvait passer une journée entière à n'écrire que quelques phrases.

Il entretiendra de nombreuses correspondances avec ses contemporains : la poétesse Louise Colet (avec laquelle il aura une liaison amoureuse de neuf ans), le poète Louis Bouilhet, le critique littéraire Sainte–Beuve, George Sand et enfin Guy de Maupassant, le fidèle parmi les fidèles, dont il a suivi et encouragé les débuts littéraires. Il sera salué par une nouvelle génération d'écrivains, dont Zola. Cette reconnaissance et l'estime portée son travail d'écrivian atténueront les tristesses causées par la mort de ses amis écrivains et de sa mère. Il connaîtra à la fin de sa vie une aggravation croissante de sa maladie, des problèmes d'argent importants, ce qui accentuera le pessimisme de ses deux dernières productions.

2. Son œuvre
Flaubert s'est consacré au récit ; il a connu un échec vers la fin de sa vie avec la représentation d'une pièce de théâtre.
a. Les œuvres principales
Sa passion pour Elisa lui fait commencer l'écriture de L'éducation sentimentale en 1843. Il achève en 1845 et commencera vingt ans plus tard (en 1864) une seconde version qu'il terminera en 1869. Ce sera la version définitive.
L'éducation sentimentale est le roman de la désillusion.

Chacune de ses grandes œuvres lui réclame cinq ans, et elles peuvent connaître plusieurs versions.

Après la période des grands voyages en Orient, il sent le besoin de s'établir et commence l'écriture de Madame Bovary en 1851. Il remet le manuscrit en 1856, après avoir révélé, de par sa correspondance avec Louise Colet, les effroyables difficultés d'écriture qu'il connaît (« Ce récit bourgeois me dégoûte », « Quelle sacrée maudite idée j'ai eue de prendre un sujet pareil ! »). Il ne s'accordera durant ces cinq années que de rares détentes. Il est à souligner que ce roman lui vaudra un procès qui se termine par un acquittement : il était accusé de faire l'apologie de l'adultère ! Néanmoins cette injustice le rendra célèbre.

Salammbô, publié en 1862, sera la transcription littéraire de ses souvenirs d'Orient. C'est un roman historique dont l'action se déroule à Carthage, en Afrique du nord.

Après trois versions, La tentation de Saint-Antoine est mise en librairie en 1873. Il écrit Trois contes en 1877 puis se consacre à Bouvard et Pécuchet en 1880, un immense réquisitoire (inachevé) contre les prétentions bourgeoises et la bêtise humaine.

b. Le style d'écriture
La création littéraire chez Flaubert passe par l'observation, la documentation rigoureuse : il se livre à de vastes enquêtes avant d'écrire. Cette méthode devient vite une manie qui le hante et l'habite. Il écrira même qu'il a senti le goût âcre du poison avalé par Emma Bovary lors de son empoisonnement.

Pour Flaubert, « il n'y a ni beaux ni vilains sujets », l'idéal vers lequel il tendait était d' « écrire un livre sur rien », dont le sujet aurait une banalité extrême.

Le romancier ne peut et ne doit que reproduire la réalité et donc être vrai. Pour cela, il doit s'efforcer « de paraître absent de son œuvre ». L'impersonnalité reste un absolu et de nombreux personnages de Flaubert, comme Emma Bovary ou Frédéric Moreau dans L'éducation sentimentale, ont de nombreux traits de caractères de l'auteur. Flaubert a été marqué par le romantisme et reconnaît être épris de lyrisme.

Plus le sujet est d' une banalité extrême, plus s'affirme l'obsession du style « qui est une manière absolue de voir les choses ». Seul le style peut rendre compte de la Beauté.

L'essentiel

Flaubert a vécu sa vocation d'écrivain dans une perpétuelle tension, à la fois exalté, heureux mais connaissant de nombreux moments d'abattement et de désespoir : « Ma Bovary m'assomme ... » revient comme un leitmotiv dans sa correspondance, pour évoquer les affres de la création littéraire.
Madame Bovary reste le roman le plus connu de Flaubert, qui aura consacré toute sa vie à la littérature.

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