Femmes de sciences et d'esprit au XVIIIe siècle - Maxicours

Femmes de sciences et d'esprit au XVIIIe siècle

Objectifs
  • Connaitre la place des femmes dans les sciences au XVIIIe siècle.
  • Connaitre le rôle des femmes dans la tenue des salons au XVIIIe siècle.
Points clés
  • Les femmes de sciences sont rares à l’époque moderne, l’éducation scientifique étant réservée aux garçons.
  • Les femmes de lettres sont plus nombreuses et les salons parisiens les plus influents sont généralement tenus par des femmes.
  • Quelques femmes de sciences s’imposent publiquement malgré les préjugés.
1. Les femmes de sciences dans l'ombre

Les femmes de sciences restent rares à l’époque moderne, d’abord parce que seule une infime minorité d’entre elles reçoit une éducation adéquate.

Madame du Châtelet fait figure d’exception : elle a eu la chance d’avoir un père qui tenait à ce qu’elle reçoive la même éducation que ses fils, puis un mari conscient de son intelligence, qui la laissait libre de se consacrer à la science.

Elle est la 1re femme à publier sous son propre nom.

Après l’italienne Laura Bassi, qui était la 1re femme au monde à obtenir une chaire à l’université, Mme du Châtelet est reçue à l’Académie des sciences de l’institut de Bologne.

Mais l'institut de Bologne fait figure d'exception, et ces deux femmes sont des cas exceptionnels : la plupart des autres femmes de science continuent de rester dans l’ombre de leur mari (C'est le cas de Madame Lavoisier) ou de publier sous de faux noms… d’hommes.

Les préjugés persistent. Ainsi, pour Jean-Jacques Rousseau, une femme peut aider son mari scientifique en l’assistant dans ses expériences, mais « tout ce qui tend à généraliser les idées n’est pas du ressort des femmes ».

La botanique est la seule discipline dont il les juge capables.

2. Les femmes et les salons
Un salon est un lieu de sociabilité où l’on tient des discussions mondaines et on discute des derniers travaux des hommes de lettres et de science. Le salon n’est pas un club, il n’y a ni statut, ni membre officiel, ni ordre du jour.

Nombre de salons sont tenus à l’époque moderne par des femmes. Elles sont aristocrates pour la plupart, mais des bourgeoises tiennent aussi des salons influents.

À Paris, le salon de Madame de Lambert, sous la Régence, se distingue comme le temple du bon goût et pèse sur les nominations à l’Académie. À la mort de la salonnière en 1733, Madame de Tencin (la mère de d’Alembert) accueille ses hôtes et son salon devient à son tour très influent. Puis c’est le salon de Madame Geoffrin qui prend le relai à la mort de Madame de Tencin (1749).

Le salon de Madame d’Epinay domine les années 1770.

Les salonnières sont souvent elles-mêmes femmes de lettres, mais invitent des scientifiques pour animer leur salon. Elles jouent un rôle important dans l’engouement du public cultivé pour la science.

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