Les institutions athéniennes - Cours d'Histoire Seconde avec Maxicours - Lycée

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Les institutions athéniennes

1. L'Ecclesia et la Boulé, au cœur de la démocratie athénienne
a. L'Ecclésia détient le pouvoir
De toutes les institutions athéniennes, l'Ecclésia est le cœur. En effet, en démocratie, c'est le peuple assemblé sur la Pnyx (colline d'Athènes) qui prend sous l'influence des orateurs les grandes décisions. Regroupés sur l'Agora (place publique) puis conduit vers la Pnyx, les citoyens présents (et jamais tout le peuple) votent à main levée les décrets les plus importants souvent préparés par la Boulé. Ils décident ainsi de la guerre et de la paix, écoutent les ambassades étrangères et jugent des crimes graves contre la cité (lors des procès d'ostracisme). Ils désignent aussi les magistrats les plus importants par élections, en particulier les stratèges. Chaque citoyen peut alors prendre la parole, pour accuser, défendre ou émettre une opinion. Son temps de parole est décompté par une clepsydre (horloge à eau).
b. La Boulé et les tribunaux assurent le suivi de la démocratie au quotidien
Le conseil de 500 membres désignés par tirage au sort entre les membres des 10 tribus est chargé de préparer le travail de l'Ecclésia. Mais ce conseil n'est pas réuni en permanence et les prytanes, qui sont les 50 bouleutes de la tribu exerçant la prytanie l'un des dix mois de l'année, assurent le suivi des affaires importantes et convoquent la Boulé pour les sessions plénières. Les prytanes ont aussi la responsabilité de préparer les cérémonies religieuses, de désigner les citoyens qui doivent siéger dans les différentes sessions du tribunal de l'Héliée.

Le pouvoir judiciaire était divisé entre de nombreux tribunaux. L'Ecclésia peut bien sûr exercer directement la justice populaire, mais des tribunaux plus spécialisés existent aussi comme l'Aréopage, qui juge des crimes de sang. Toutefois, le grand tribunal d'Athènes reste l'Héliée, composé de citoyens d'au moins 30 ans, tirés au sort et répartis selon les sections du tribunal par les archontes. Au total, cette instance regroupe 6 000 juges.
Enfin, au niveau local des juges sont désignés au sein des tribus et des arbitres tirés au sort entre les citoyens d'au moins 60 ans pour résoudre les conflits locaux de moindre importance.

2. Le rôle des Magistrats
a. Des magistrats contrôlés par l'Assemblée et le Conseil
Le pouvoir reste à Athènes aux mains du peuple et de l'Ecclésia. Celui-ci répugne donc à créer un groupe de magistrats professionnels et a toujours privilégié, sauf cas exceptionnel, des magistratures annuelles et révocables. De plus, on ne peut être désigné pour deux magistratures la même année et celles-ci sont le plus souvent non renouvelables immédiatement.

Il fallait pour postuler avoir au moins 30 ans et être citoyen de plein droit, puis être tiré au sort ou plus rarement élu. Seules étaient électives les charges qui nécessitaient des compétences techniques précises comme les commandements militaires et les charges financières et techniques. Sauf pour ces charges les plus importantes, un misthos (indemnité) était accordé pour faciliter l'exercice de ses fonctions par le magistrat.

Les magistrats sont aussi surveillés par la Boulé et peuvent être dénoncés par les citoyens lors des séances de l'Ecclésia. Leurs comptes sont de toutes façons contrôlés en fin de charge par les prytanes et les euthynes recueillent les plaintes les concernant.

b. Des magistratures très spécialisées
La plupart des magistratures athéniennes sont donc susceptibles d'être exercées par n'importe qui, puisque les titulaires sont désignés par tirage au sort. On attend avant tout d'un magistrat qu'il soit honnête et dévoué à la cité et à la cause du peuple. Chaque citoyen peut ainsi être désigné comme juge à l'Héliée ou comme prytane et chargé de superviser les comptes, les constructions publiques et d'organiser les fêtes et cérémonies religieuses publiques.

Lorsque le besoin s'en fait sentir, la Boulé désigne aussi des magistrats plus spécialisés, comme les logistes qui vérifient les comptes. Trois archontes contrôlent les fêtes religieuses et les six archontes thesmothètes préparent les dossiers destinés à l'Héliée.
Les magistratures électives comme les dix stratèges (chef militaire ou général) ou trésoriers ne sont pas pourvues d'une indemnité. Les titulaires sont le plus souvent désignés selon leurs capacités, mais aussi selon leur influence dans la cité ou leur appartenance à une grande famille. Leur statut reste cependant précaire et des généraux ont pu ainsi prendre la fuite par peur des critiques de l'Ecclésia, qui peut d'ailleurs les révoquer durant les opérations militaires.

3. Athènes au temps de Périclès
a. Une longévité politique étonnante
Doc. 1. Buste de Périclès

Issu de la famille des Alcméonides en 495, qui avait donné déjà de grands hommes politiques comme Clisthène, grand orateur, Périclès marqua vraiment de son empreinte la ville d'Athènes. D'abord par sa longévité politique : il fut réélu 13 fois de suite stratège entre 443 et 429 et les années de son élection, on le désigna parfois en tant que stratège surnuméraire (11e), ce qui témoigne de son importance. Homme politique soucieux de sa popularité, il fut aussi désigné pour accomplir une liturgie comme chorège et présenta aux Athéniens la pièce Les Perses d'Eschyle en 472.
En tant que personnage public et magistrat révocable, il fut aussi attaqué comme en 430 lorsqu'il perdit la stratégie, puis après sa mort par Aristophane par exemple. Mais il devint un symbole glorifié par l'historien Thucydide comme un modèle d'homme politique.
b. Un dirigeant démocrate au service de la grandeur d'Athènes
Chef depuis 461 du parti démocratique au sein de la cité, il parachève la démocratie athénienne en inspirant des décrets importants à l'Ecclésia. D'abord, en 451, la réforme du statut de citoyen qui restreint l'obtention de la citoyenneté puisque l'on doit être de père et de mère athéniens désormais (et non plus seulement de père). On lui attribue également le décret instaurant le misthos ou indemnité journalière destinée aux présents à l'Ecclésia et aux magistrats.

Il mène également une politique d'embellissement de la ville par la création du complexe religieux de l'Acropole (Parthénon, Propylées) et par celle de l'Odéon (destiné aux pièces musicales et aux concours de chant).

Enfin, il est le chef militaire et politique d'Athènes lors de la guerre contre Sparte, la guerre du Péloponnèse (431-404). Il décide de transformer la ligue de Délos en empire athénien et fait ériger les longs murs reliant Athènes à son port du Pirée pour protéger la ville et ses intérêts économiques. C'est durant ce conflit qu'il meurt de la peste en 429.

 

L'essentiel

La démocratie athénienne de la période classique repose sur le pouvoir de l'Assemblée (Ecclésia) qui regroupe théoriquement l'ensemble des citoyens. Cependant, de nombreuses tâches sont confiées à des magistrats, élus ou tirés au sort par cette même Assemblée ou par la Boulé pour un an. Un personnage, Périclès, a joué cependant un rôle bien plus important que n'importe quel autre magistrat, au point que l'on a pu parler pour le Ve siècle de « siècle de Périclès ».

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