Dynamiques de localisation des activités et mondialisation
La France, pôle dynamique de l'Union européenne,
participe activement au processus de mondialisation
économique. Cette mondialisation modifie les logiques
d'implantation des activités productives et donc
l'organisation spatiale. Selon les secteurs d'activités,
ces logiques d'organisation diffèrent en fonction
d'atouts spécifiques offerts par les territoires.
1. Des espaces agricoles de plus en plus en lien avec
les marchés européens et mondiaux
a. Un pays qui demeure une grande puissance agricole
Si la part de l'agriculture dans le PIB national est
faible avec moins de 2%, que le nombre d'actifs est
d'environ 3%, l'activité agricole demeure un
secteur économique clé. Premier producteur européen et
deuxième exportateur mondial de produits
agroalimentaires, la France doit
néanmoins subir une concurrence internationale de
plus en plus difficile. Cette concurrence est
européenne, néerlandaise et allemande en
particulier, mais elle doit aussi faire face aux
productions de pays émergents tels que le
Brésil, l'Argentine ou la Chine.
Même si la balance commerciale (= la différence entre la valeur des exportations et celle des importations) reste excédentaire, la politique agricole commune est de moins en moins protectrice. Les prix agricoles français sont de plus en plus soumis à concurrence. Il est donc indispensable, pour pouvoir maintenir une compétitivité, d'adapter la capacité productive et donc les espaces agricoles.
Même si la balance commerciale (= la différence entre la valeur des exportations et celle des importations) reste excédentaire, la politique agricole commune est de moins en moins protectrice. Les prix agricoles français sont de plus en plus soumis à concurrence. Il est donc indispensable, pour pouvoir maintenir une compétitivité, d'adapter la capacité productive et donc les espaces agricoles.
b. Des espaces d'agriculture
spécialisée
![]() |
Doc. Moisson dans un champs de blé en France |
Pour faire face aux impératifs des marchés internationaux, certaines régions agricoles se sont spécialisées dans des monoproductions intensives. C'est ainsi le cas de la Beauce céréalière qui compte parmi les agricultures les plus productives au monde. Totalement insérée aux circuits d'échanges internationaux, la région bénéficie d'exploitations modernes aux superficies importantes (un tiers d'entre elles compte plus de 150 hectares). La mécanisation y est très poussée et les agriculteurs sont en capacité de s'adapter aux contraintes du marché et aux exigences de la PAC (Politique agricole commune).
On retrouve cette agriculture spécialisée dans le grand Ouest du pays avec l'élevage intensif de porcs en Bretagne. Celle-ci fournit 56% de la production nationale dans ce domaine, un tiers de celle des poulets et plus de 20% de la production de lait. L'ensemble de la production agricole a donné naissance, comme en Beauce, à une puissante industrie agroalimentaire. Cependant, les excès causés par l'agriculture productiviste, les problèmes environnementaux créés par l'usage intensif des produits phytosanitaires poussent à modifier les pratiques.
Des territoires aux pratiques plus soucieuses de l'environnement, aux productions à haute valeur ajoutée, connaissent un réel essor : ce sont les cultures viticoles des grands vignobles, les terroirs à l'origine de productions labellisées. Des espaces plus en marge de la mondialisation tirent également bénéfice de nouvelles pratiques comme le tourisme vert, l'agriculture biologique et profitent d'une demande de plus en plus forte.
2. Mutations industrielles et essor du tertiaire :
quelles conséquences spatiales ?
Face à la compétition internationale, le
territoire productif se réorganise également
dans les domaines industriel et tertiaire. Une nouvelle
organisation spatiale se dessine, faisant disparaître
la traditionnelle ligne Le Havre-Marseille séparant
une France industrielle et urbaine au Nord, et une France
moins industrialisée et rurale au Sud.
a. Des foyers productifs qui demeurent dynamiques
La région parisienne et la région
Auvergne-Rhône-Alpes sont deux foyers moteurs,
anciennement industrialisés, concentrant
aujourd'hui encore la plupart des activités
industrielles et tertiaires ainsi que les grands axes
structurants (vallées de la Seine et du
Rhône).
Paris et la région Ile-de-France demeurent le premier pôle productif du pays. L'attraction liée à la fonction de capitale, au statut de ville-monde, ouvre la région aux flux internationaux de toutes natures. Paris est ainsi le premier pôle tertiaire du pays, concentrant de nombreuses fonctions politiques et économiques. La présence de la place boursière Euronext traduit ce dynamisme. La ville est également le premier pôle de sièges sociaux de firmes transnationales en Europe, se concentrant en particulier dans le quartier des affaires de la Défense.
La région Auvergne-Rhônes-Alpes constitue également un foyer industriel ancien maintenant une grande diversité et qualité de production industrielle. La région est au deuxième rang national des emplois industriels avec près de 340 000 emplois dans ce secteur, soit 12% de l'emploi industriel national contre 16% pour l'Ile-de-France. Si certaines activités traditionnelles se maintiennent malgré la concurrence, la région opte de plus en plus pour les activités innovantes. Celles-ci, dans un contexte de compétition internationale renforcée, permettent de maintenir le dynamisme économique.
Le contexte de mondialisation économique favorise la position des territoires situés sur des axes de communication structurants. C'est le cas des vallées fluviales qui maintiennent un tissu d'activités industrielles et tertiaires. Les basses vallées de la Seine et de la Loire concentrent une importante industrie lourde organisée autour de la pétrochimie et de la sidérurgie, en lien avec les sites portuaires. L'industrie automobile y est aussi très présente : des plates-formes logistiques, filiales du groupe Peugeot-Citroën, sont ainsi présentes au Havre ou encore à St-Nazaire. À côté de ces espaces productifs qui demeurent actifs, de nouvelles localisations apparaissent et traduisent les nouveaux enjeux économiques.
Paris et la région Ile-de-France demeurent le premier pôle productif du pays. L'attraction liée à la fonction de capitale, au statut de ville-monde, ouvre la région aux flux internationaux de toutes natures. Paris est ainsi le premier pôle tertiaire du pays, concentrant de nombreuses fonctions politiques et économiques. La présence de la place boursière Euronext traduit ce dynamisme. La ville est également le premier pôle de sièges sociaux de firmes transnationales en Europe, se concentrant en particulier dans le quartier des affaires de la Défense.
La région Auvergne-Rhônes-Alpes constitue également un foyer industriel ancien maintenant une grande diversité et qualité de production industrielle. La région est au deuxième rang national des emplois industriels avec près de 340 000 emplois dans ce secteur, soit 12% de l'emploi industriel national contre 16% pour l'Ile-de-France. Si certaines activités traditionnelles se maintiennent malgré la concurrence, la région opte de plus en plus pour les activités innovantes. Celles-ci, dans un contexte de compétition internationale renforcée, permettent de maintenir le dynamisme économique.
Le contexte de mondialisation économique favorise la position des territoires situés sur des axes de communication structurants. C'est le cas des vallées fluviales qui maintiennent un tissu d'activités industrielles et tertiaires. Les basses vallées de la Seine et de la Loire concentrent une importante industrie lourde organisée autour de la pétrochimie et de la sidérurgie, en lien avec les sites portuaires. L'industrie automobile y est aussi très présente : des plates-formes logistiques, filiales du groupe Peugeot-Citroën, sont ainsi présentes au Havre ou encore à St-Nazaire. À côté de ces espaces productifs qui demeurent actifs, de nouvelles localisations apparaissent et traduisent les nouveaux enjeux économiques.
b. De nouveaux foyers d'activités
Deux nouveaux types d'espaces constituent aujourd'hui des
foyers au dynamisme marqué. Il s'agit en premier
lieu des interfaces. Les interfaces constituent
des lignes de contacts entre deux espaces de natures
différentes. Les littoraux atlantique et
méditerranéen bénéficient en
particulier de ces ouvertures maritimes. Les zones industrialo-portuaires (ZIP)
drainent les flux d'échanges internationaux et
permettent de dynamiser les activités des
hinterlands – les arrières-pays. Ces
ports sont aussi des plates-formes multimodales,
c'est-à-dire des sites d'interconnexion sur
lesquels on peut passer d'un moyen de transport à
un autre. Ils connaissent, depuis les années 1980,
une activité croissante grâce à la
conteneurisation. Le transport des conteneurs est
facilité grâce au transroulage : ils
sont directement placés sur les remorques des
camions ou sur les trains. La
littoralisation des activités devient
désormais croissante.
Ces littoraux avantagés par le climat connaissent également un développement du tourisme balnéaire et des activités tertiaires qui s'y rattachent. La région PACA (Provence Alpes Côte d'Azur) et Bretagne sont les deux premières régions françaises pour ce type d'activités.
En parallèle des interfaces maritimes, certaines interfaces terrestres connaissent le même regain d'activités. Des régions transfontalières émergent comme au Nord où en juin 1991 naît la première Eurorégion rassemblant le Nord Pas de Calais, le Kent britannique et trois régions belges. Cette région s'est constituée pour préparer les retombées du TGV et du tunnel transmanche. En 2007, l'Eurorégion Alpes-Méditerrannée associant Rhônes-Alpes, PACA, Piémont, Val d'Aoste, Ligurie et des cantons suisses, est décidée : cet espace couvrant 100 000 km2 veut privilégier la coopération territoriale et encourager les nouvelles dynamiques d'activités. Cette coopération permet d'améliorer les infrastructures de communication et donc l'implantation d'activités productives.
Enfin, un deuxième type d'espace constitue désormais un lieu privilégié d'implantation des activités. Ce sont les métropoles. Les recompositions territoriales s'opèrent effectivement au bénéfice de puissantes métropoles. Elles concentrent dans leurs centres de puissants quartiers d'affaires et développent en périphéries de nouveaux centres d'activités industrielles et tertiaires : les technopôles. On parle de métropolisation des activités, particulièrement sensible dans un arc allant de l'Ouest de la France jusqu'à la frontière italienne.
Ces littoraux avantagés par le climat connaissent également un développement du tourisme balnéaire et des activités tertiaires qui s'y rattachent. La région PACA (Provence Alpes Côte d'Azur) et Bretagne sont les deux premières régions françaises pour ce type d'activités.
En parallèle des interfaces maritimes, certaines interfaces terrestres connaissent le même regain d'activités. Des régions transfontalières émergent comme au Nord où en juin 1991 naît la première Eurorégion rassemblant le Nord Pas de Calais, le Kent britannique et trois régions belges. Cette région s'est constituée pour préparer les retombées du TGV et du tunnel transmanche. En 2007, l'Eurorégion Alpes-Méditerrannée associant Rhônes-Alpes, PACA, Piémont, Val d'Aoste, Ligurie et des cantons suisses, est décidée : cet espace couvrant 100 000 km2 veut privilégier la coopération territoriale et encourager les nouvelles dynamiques d'activités. Cette coopération permet d'améliorer les infrastructures de communication et donc l'implantation d'activités productives.
Enfin, un deuxième type d'espace constitue désormais un lieu privilégié d'implantation des activités. Ce sont les métropoles. Les recompositions territoriales s'opèrent effectivement au bénéfice de puissantes métropoles. Elles concentrent dans leurs centres de puissants quartiers d'affaires et développent en périphéries de nouveaux centres d'activités industrielles et tertiaires : les technopôles. On parle de métropolisation des activités, particulièrement sensible dans un arc allant de l'Ouest de la France jusqu'à la frontière italienne.
L'essentiel
L'ouverture croissante de l'économie nationale
à la mondialisation bouleverse les modes de production
comme l'illustrent les modes de productions agricoles qui se
spécialisent de plus en plus. Le processus de
mondialisation agit également sur les dynamiques de
localisation des activités. Si certains foyers
productifs demeurent dynamiques, on assiste à des
changements significatifs avec une littoralisation
croissante des productions, à un glissement de ces
activités au profit des interfaces
frontalières. Enfin, le poids des grandes
métropoles devient déterminant : la
métropolisation des activités est
désormais une donnée majeure.

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