Crise ou croissance lente ? - Cours d'Histoire Terminale pro avec Maxicours

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Crise ou croissance lente ?

1. Le dérèglement de la croissance
a. La stagflation
  • La stagnation
    Au cours des années 1970 dans les pays industrialisés, le rythme moyen annuel de croissance des PIB se ralentit. Symboliquement, le choc pétrolier de 1973 marque l'entrée du monde dans la crise mais c'est en 1975 que s'établit durablement la récession. Plusieurs pays connaissent alors une croissance nulle de leur PIB. En fait, la fin des années 1960 avait vu les premiers coups portés au rythme de croissance des PIB des pays industrialisés : la croissance se faisait alors plus erratique, plus désordonnée. Cette tendance s'affirme dans les années 1970. Au point que l'on parle souvent de stagnation des économies industrialisées.
    • L'inflation
      A la différence des précédentes crises industrielles, la crise des années 1970, d'un genre nouveau, ne s'accompagne pas d'une diminution des prix. Au contraire, l'inflation, phénomène endémique des économies occidentales, ne cesse de se développer : la hausse des prix dépasse 10 % dans la plupart des pays industrialisés durant la décennie 1970. Pourtant, les économies occidentales connaissent tous les signes de la crise, en particulier le développement du chômage, qui, lui aussi, atteint et souvent dépasse les 10 % de la population active. Ce phénomène, inédit, d'économies gangrenées par la stagnation et l'inflation, reçoit le nom de stagflation.
    b. La croissance quand même
    Malgré ses aspects spectaculaires (développement du chômage, apparition de nouvelles formes de pauvreté, etc.), la crise de fin de siècle que vivent les économies occidentales constitue seulement un ralentissement du rythme de croissance. En effet, globalement, les économies occidentales continuent de voir, de 1970 à 2000, leur PIB croître au rythme annuel moyen de 2,75 % environ. En outre, les Etats-Unis connaissent à la fin du XXe siècle leur plus longue phase de prospérité de toute leur histoire économique. En fait c'est à un changement de nature de la croissance économique que l'on assiste. La croissance se fait désormais moins linéaire et à un rythme – en moyenne – deux fois moindre que celui, exceptionnel, des Trente Glorieuses.
    2. Les causes de la crise
    a. Les désordres monétaires
    L'organisation monétaire mondiale telle qu'elle avait été décidée en 1944 lors de la conférence de Bretton Woods connaît à la fin des années 1960 et au début des années 1970 de profondes mutations. Les Etats-Unis, dont la monnaie était la seule convertible en or – ce qui lui conféra le statut de monnaie de référence internationale –, se trouvent alors confrontés à un déficit commercial et financier sans précédent. Le coût de leur engagement extérieur en particulier (guerres de Corée et du Vietnam notamment) devient de plus en plus insupportable. Profitant de leur situation de monnaie dominante, ils ont recours à la planche à billets, contribuant ainsi à développer l'inflation qui atteint déjà les économies occidentales. Progressivement, les autorités américaines restreignent la convertibilité-or du dollar avant de l'interrompre définitivement en 1971 afin de conserver leur marge de manoeuvre monétaire vis-à-vis de l'extérieur.
    b. Une crise de surproduction et de surexploitation
    Les causes de la crise de fin de siècle sont multiples. Néanmoins, on peut estimer qu'il s'agit – au strict point de vue économique – d'une crise de surproduction autant que de surexploitation. C'est d'abord la surproduction de biens de consommation des ménages.
    • La surproduction
      La croissance des Trente Glorieuses avait essentiellement reposé sur la diffusion de quelques produits phares dont les taux d'équipement atteignent des sommets au début des années 1970 : que ce soit pour les réfrigérateurs, les lave-linges, les automobiles ou les téléviseurs, les marchés occidentaux sont saturés et aucun marché de substitution ne se révèle réellement. Par ailleurs, les produits de substitution qui apparaissent atteignent eux aussi très rapidement le taux de saturation.
    • La surexploitation
      La crise s'explique aussi par la surexploitation des richesses. Dès la fin des années 1960, les experts du Club de Rome préconisent la « croissance zéro » pour remédier au pillage croissant des richesses minérales. Ils se font ainsi l'écho de certaines revendications, notamment de celles des pays exportateurs de pétrole qui décident, unilatéralement, en 1973, une série d'augmentations (quadruplement) des prix du pétrole. Une hausse qui agit comme un véritable détonateur de la crise économique.
    L'essentiel

    Les Trente Glorieuses avaient laissé penser que la croissance économique était perpétuelle. Les années 1970 voient ce mirage fortement remis en cause avec l'irruption d'une crise aux manifestations et aux causes complexes. Une crise qui, par ses aspects les plus frappants tel que le développement du chômage, bouleverse les sociétés occidentales.

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