Philosophie

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Cours / Philosophie / Terminale L
Les hommes existent-ils de la même façon que les choses ?  
  • 1. Ce que les choses et les hommes...
    • a. Ce sont des réalités...
    • b. Leur existence est finie et...
  • 2. Les hommes se différencient...
    • a. Le mode d’être de la...
    • b. Le mode d’être de...
  • 3. La chose est, alors que...
    • a. L’existence est une notion...
    • b. L’homme est libre, alors que...

Si nous pouvons parler des hommes et des choses, c’est parce qu’ils ont une réalité tangible incontestable, alors même qu’ils auraient très bien pu ne pas être. Cependant, nous ne comprendrions pas que l'on assimile un homme à une chose, ou qu'on leur attribue la même valeur. Même le criminel le plus cruel ne peut être destitué de son statut d'être humain. Il existe donc entre les choses et les êtres humains une distinction essentielle.
Mais sur quoi fonder cette différence ? Pourquoi semble-t-il légitime d'accorder davantage de valeur aux hommes qu'aux choses ? Le seul fait d'exister, d'être réelles, ne confère pas en effet aux choses une dimension d'exceptionnalité.
1. Ce que les choses et les hommes ont en commun
a. Ce sont des réalités existantes
Le mot « chose » a une signification très large et, dans le langage courant, il est utilisé pour renvoyer à toutes sortes d’êtres. Mais, quelle que soit la nature de ces choses, elles correspondent chacune à une réalité concrète et particulière. « Chose » vient en effet du latin res qui a donné en français le mot « réalité ». À la chose appartient donc l’être : une chose est, par opposition au néant qui, lui, par définition n’est pas.
 
On entend donc ici par le terme d'« existence » le simple fait d’être par opposition à tout ce qui n’est pas.
En ce sens très large, on peut donc affirmer que les choses et les hommes sont : ils existent, puisqu’on peut saisir leur réalité au moyen de nos sens.
b. Leur existence est finie et temporelle
Rien dans le monde ne peut être jugé comme éternel – si ce n'est Dieu, encore faut-il croire en son existence. Tout est soumis au changement et au passage. Certaines choses peuvent néanmoins avoir une existence très longue (les montagnes existent depuis des millions d’années) qui excède de très loin celle de l’homme. Mais la nature est soumise au rythme du devenir et au changement perpétuel. Ainsi, pour Platon tout ce qui est dans la nature a un mode d’être fluctuant et passager. Pour lui, seules les Idées ont un être permanent échappant au mouvement.

L’homme ne fait pas exception : il est par nature un être éphémère et transitoire. La finitude le caractérise : son existence est finie - limitée par la naissance et la mort. L’homme, sur terre, ne fait que passer, exactement comme les choses. Quand bien même il le voudrait, jamais il ne pourra échapper à cette fragilité de l’existence et accéder à l’éternité.

     Cependant, si l'homme se détermine par la réalité et la finitude, on ne peut pas dire toutefois qu'il se réduit à ces deux caractéristiques.

2. Les hommes se différencient des choses
a. Le mode d’être de la chose : factualité et immédiateté
Une chose existe sans avoir conscience d'exister : elle est, mais elle ne sait pas qu’elle est. Une plante naît, se nourrit, croit et meurt, mais elle ne sait pas qu’elle
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