Un siècle d'évolution technologique - Cours d'Histoire Première pro avec Maxicours

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Un siècle d'évolution technologique

1. Un siècle de découvertes

a. Une première révolution industrielle encore dominante

Les innovations de la première révolution industrielle datent pour l'essentiel du XVIIIe siècle et du début du XIXe siècle et ont pour origine principale des pays comme l'Angleterre et la France. Elles concernent essentiellement le secteur des mines, des chemins de fer (locomotive Stephenson, en 1829), du textile et des travaux publics (béton en 1824, routes plus stables grâce au procédé Mac Adam en 1815), secteurs moteurs de cette révolution. Le charbon et la vapeur sont alors les sources d'énergie principales.
La période des années 1870-1939 marque leur apogée. Le « King coal » par exemple conserve sa place de premier combustible et représente toujours 75 % de l'énergie utilisée en 1930, malgré le développement du pétrole.

Cependant, les innovations de la première révolution industrielle arrivent à leurs limites : la fonte ou le fer ne sont pas des métaux assez résistants pour les applications industrielles ou architecturales nouvelles. Une « révolution dans la révolution » s'opère donc, avec par exemple la création par Bessemer du convertisseur permettant de fabriquer un acier solide (1855), ou le procédé Martin en 1865 qui réalise un acier plus fin. L'utilisation de la vapeur connaît elle aussi des améliorations comme la mise au point de la chaudière tubulaire par Seguin (1827) qui permet de fournir plus de vapeur avec la même quantité de combustible.

b. Des innovations qui permettent une seconde révolution
Les années 1870-1890 sont marquées par l'apparition de nouvelles découvertes, dans un contexte économique morose qui favorise la nouveauté (moyens de sortir de la crise, de développer de nouvelles activités). Même si l'application et l'amélioration des innovations technologiques de la période précédente se poursuivent, en particulier dans la métallurgie (Héroult met au point l'électrolyse en 1886 permettant la création d'aluminium) ou les transports, des secteurs nouveaux apparaissent et renouvellent l'activité économique. Les sources d'énergie primaire se diversifient avec le gaz, le pétrole et surtout l'électricité et ses applications (chemin de fer électrique Siemens, 1876 ; tramway, 1881 ; ascenseur électrique, 1887...). Le développement de la « houille blanche » (hydroélectricité) et la possibilité de la transporter (1891, transport du courant alternatif ; lignes à haute tension, 1897) favorisent l'électrification des entreprises et des villes.

Les autres domaines novateurs sont la chimie et la pharmacie (Nobel invente la dynamite en 1867, l'allemand Bayer l'aspirine en 1899, les textiles et les matériaux synthétiques se développent), l'automobile (moteur à essence Daimler et Benz 1885, moteur Diesel en 1893), l'aviation (traversée de la Manche par Louis Blériot en 1909, avion à réaction en 1938), les loisirs et l'information (phonographe d'Edison en 1877, cinématographe des frères Lumière en 1895, TSF, pellicule photographique, téléphone de Bell en 1877...).
Ces innovations se poursuivent dans les années d'entre-deux-guerres pour donner naissance à des secteurs puissants. Les découvertes purement scientifiques comme celle de la radioactivité du radium par Marie Curie en 1898 entraînent aussi des applications industrielles ou militaires.
Leur origine géographique est plus diversifiée et témoigne d'un changement du centre de gravité de l'innovation économique : il se situe désormais aux Etats-Unis, en Allemagne, en Italie et en France.

2. La place de la science et des découvertes
a. De l'inventeur au technicien
Les premiers inventeurs étaient avant tout des artisans ou des techniciens qui cherchaient à améliorer une machine déjà existante ou à combler une lacune technique à laquelle ils étaient confrontés (le chemin de fer pour tirer les lourdes charges des mines, la vapeur pour avoir une source d'énergie régulière et puissante). Les progrès sont alors lents et leurs applications industrielles peuvent prendre plusieurs dizaines d'années. Ils sont souvent liés à l'entraînement des innovations : par exemple dans le textile, la mise au point d'un nouveau métier à tisser (navette volante de Kay) entraîne la création de machines à filer plus performantes, capables de fournir en quantité les métiers ; mais cela prend plus de quarante ans.
La seconde révolution industrielle réduit le temps d'application des innovations scientifiques. De plus en plus, les innovateurs sont intégrés à un processus industriel et formés dans de grandes écoles ou des instituts. Les entreprises d'ailleurs interviennent dans la formation en fournissant des machines sur lesquelles travaillent les élèves ou créent elles-mêmes des centres de formation.

De même, l'image du « savant fou » travaillant seul dans son laboratoire, qui s'était répandue à la fin du XIXe siècle parmi une population dépassée par la complexité de l'évolution technologique et scientifique, est-elle de plus en plus rare.
Les savants sont en effet à la fois intégrés au processus industriel et aux lieux de production. Les usines se doublent aussi de laboratoires dont le but est de limiter l'attente entre découverte scientifique et application industrielle concrète. Les pouvoirs publics eux aussi interviennent de plus en plus dans le processus de recherche-développement en subventionnant la recherche (et pas uniquement lors des guerres).

b. Science et technologie, « lumières du monde » ?
La place de la science et des innovations au XIXe siècle fait parfois parler « d'âge des découvertes » pour cette période. Le rôle de la science comme moteur de la société et de l'économie est reconnu par des distinctions officielles comme les prix Nobel (physique, chimie, médecine, paix et littérature). La science est alors considérée comme un vecteur de progrès (scientisme) mais aussi parfois comme une force incontrôlable.

La population marque d'ailleurs son émerveillement par des expressions imagées comme la « fée électricité », tout en s'inquiétant des conséquences des découvertes sur la santé ou les mœurs.
La littérature et le cinéma s'emparent de cette manne que sont les innovations en les transformant parfois : Jules Verne écrit ainsi un « roman de la science » largement fantaisiste bien qu'inspiré par les découvertes les plus récentes.
La « littérature de science-fiction » de H. G. Wells (scientific romance), Méliès ou Fritz Lang pousse ainsi la révolution technologique jusqu'au rêve futuriste.
Ce rêve peut néanmoins se changer en cauchemar, la science connaissant des applications technologiques meurtrières qui marquent aussi les populations et leurs poètes : les romans de Mary Shelley (Frankenstein) ou Jules Verne sont emplis de savants dévoyés ou maléfiques dont les créations se retournent contre l'humanité et souvent contre eux-mêmes.

L'essentiel

La révolution industrielle a été favorisée par une innovation technologique continue qui a permis le développement de nouveaux secteurs, de nouvelles formes de production et des gains de productivité. Les découvertes scientifiques et leurs applications industrielles permettent ainsi aux entreprises mais aussi aux sociétés d'évoluer.

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