Terreur et embrigadement - Cours d'Histoire Première pro avec Maxicours

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Terreur et embrigadement

Objectif : Le nazisme, comme les deux autres régimes totalitaires, se maintient par une dualité séduction/terreur. Le régime plaît ou tente de convaincre par le biais de la propagande, parfois dès le plus jeune âge mais il se montre aussi dur et cruel vis-à-vis des opposants ou prétendus tels.
Quels sont donc les moyens utilisés par les nazis pour maintenir leur contrôle sur la société ?
1. La liquidation des oppositions
Comme dans toute dictature, le nazisme cherche à réduire et surtout à éliminer toute opposition. La violence hors de tout cadre légal est systématique.

Pour cela, Hitler s'appuie sur des partisans fanatisés réunis dans la S.S (Schutz Staffel = unité de protection) dirigée par Himmler. Après la suppression des S.A (Sturm Abteilung = Section d'Assaut) en 1934, les S.S constituent une force de frappe du pouvoir agissant sans aucun respect des lois.

Elles sont secondées dans leur tâche par la police politique : la Gestapo.
Celle-ci agit surtout sur la base de dénonciations et le régime n'hésite pas à encourager dans ce but les délations. Les arrestations sont fréquentes et les suspects subissent des tortures. Beaucoup de personnes disparaissent ainsi du jour au lendemain. Tous les moyens sont utilisés pour mater les oppositions. Cette terreur omniprésente pousse la population au silence ou à la passivité.

Les premiers camps de concentration ouverts en Allemagne (comme Dachau en 1933) ont pour première mission d'y parquer les opposants politiques (socialistes, communistes notamment).

2. Une société encadrée
Le parti nazi a toujours été centralisé. Il est donc tout à fait naturel pour Hitler dès sa prise de pouvoir de centraliser la société allemande autour de son parti. À tous les niveaux, celle-ci est donc quadrillée. Chaque îlot urbain, par exemple, a son représentant national-socialiste qui contrôle la bonne exécution des décisions et des volontés d'Hitler.

Il n'est pas obligatoire d'avoir sa carte du parti mais c'est fortement recommandé tant les associations liées à celui-ci sont présentes à tous les niveaux de la société. Elles servent à la fois à contrôler la population mais aussi à distiller la propagande. Les enfants et les jeunes par exemple, doivent participer aux « jeunesses hitlériennes », un mouvement de jeunesse qui dans l'esprit d'Hitler, contribue à forger « des hommes nouveaux ». Les enfants, plus malléables que les adultes ayant subi cette propagande, sont plus à même de devenir de fidèles nazis.

On peut évoquer aussi le syndicat unique pour les travailleurs (Front du travail), des associations pour les étudiants, les femmes, les médecins, les enseignants et même une organisation nazie de loisirs (« la force par la joie » qui propose des séjours de vacances aux ouvriers).
Ne pas en faire partie signifiait s'exposer à des dangers et en être membre constituait au contraire la garantie d'être tranquille.

Pour favoriser l'adhésion des masses, une propagande intensive se développe sous la direction du ministre de l'information, Goebbels. De gigantesques autodafés sont organisés où l'on brûle les livres d'auteurs juifs, « dégénérés », « subversifs » ou d'opposants notoires au nazisme.

La censure interdit toute opinion contraire et les médias sont étroitement contrôlés par le pouvoir. Les affiches et manifestations indiquent aux gens ce qu'ils doivent penser.

3. Une résistance peu développée
Il est important de souligner qu'une politique de ce type nécessite l'adhésion d'une partie de la population et les cartons de délations aux archives de la Gestapo l'indiquent bien. À côté de cet appui actif, la majorité subit entre résignation, conformisme voire adhésion.

Certains intellectuels soutiennent Hitler. D'autres, la majorité, choisissent l'exil (l'écrivain Thomas Mann ou encore le scientifique Albert Einstein). L'opposition résolue et active au nazisme est en fait très marginale. Elle est le cas surtout de petits groupes isolés comme des cellules communistes ou d'individus. Ils tentent de diffuser des tracts ou journaux clandestins.

Les Eglises hésitent dans l'attitude à adopter. Autant certains prêtres catholiques peuvent condamner en chaire le régime, autant la hiérarchie se montre prudente (un concordat est même signé entre Hitler et le Vatican ; seule la rupture de celui-ci en 1936 amène l'Eglise catholique allemande à émettre de plus en plus de réserves).
Les protestants ont une situation originale. Les nazis ont tenté de créer une église protestante fidèle, « les chrétiens allemands », mais ils n'ont rallié qu'une minorité de croyants. La majorité des protestants se montre de plus en plus hostile au régime.

La terreur est en tout cas si présente et efficace qu'elle rend la résistance difficile et dangereuse.

L'essentiel

Le nazisme instaure la terreur comme moyen de gouvernement. Les S.S et la Gestapo font régner l'ordre nazi et chassent tous les opposants, n'hésitant pas à recourir à la torture ou aux assassinats. La Loi n'est plus respectée.

Parallèlement, la société est très encadrée par de nombreuses associations liées au parti nazi comme les jeunesses hitlériennes pour les enfants. Elles permettent de contrôler le peuple tout en diffusant la propagande.
Celle-ci, dirigée par le ministre de l'information Goebbels, censure les médias, brûle les ouvrages interdits ou « dégénérés » et met en valeur le régime et ses idées.

La résistance est difficile dans ces conditions. Elle est surtout plus le fait de petits groupes ou d'individus que d'institutions comme les Eglises chrétiennes (bien que les protestants s'opposent de plus en plus fermement au nazisme).

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