Un navigateur européen et ses découvertes : Christophe Colomb - Cours d'Histoire Seconde avec Maxicours - Lycée

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Un navigateur européen et ses découvertes : Christophe Colomb

Figure emblématique de l’époque des Grandes Découvertes, Christophe Colomb est sans doute le plus connu des grands navigateurs et aventuriers de cette fin du 15e siècle. Son objectif, pourtant jugé peu raisonnable par ses contemporains, s’inscrit dans un contexte favorable à l’organisation de grandes expéditions maritimes.
Même si l’aventure de Christophe Colomb bouleverse le cours de l’histoire, il n’aura jamais l’occasion d’en tirer bénéfice ou gloire et encore moins de saisir véritablement la portée de ses découvertes.
1. Un projet qui s'inscrit dans un contexte favorable
a. Christophe Colomb, son projet, ses motivations
Christophe Colomb naît à Gênes en 1451 dans une cité alors à son apogée. Le port italien accueille de très nombreux navires sillonnant toute la Méditerranée. Très bon marin, passionné de géographie et habile en affaires, il s’installe à Lisbonne en 1477 et se perfectionne dans l’art de la navigation.

Au début des années 1480, habitant à proximité de Madère avec son épouse, il s’attache à un projet obsédant. Les Turcs bloquant à l’est les routes commerciales vers l’Asie, il est persuadé qu’une voie maritime, permettant d’éviter les infidèles, existe à l’ouest. Son séjour en Irlande en 1476, les récits vikings dont il a pris connaissance sur l’existence des terres nouvelles le confortent dans cette idée.

La lecture de Marco Polo lui donne également espoir d’atteindre les riches territoires de l’Extrême-Orient et du Cipangu (Japon). Le redécouverte en cette fin du 15e siècle des ouvrages de Ptolémée apporte enfin la certitude que la terre est ronde et que cette route à l’ouest est une opportunité évidente. Le voyage vers les Indes serait ainsi moins long et moins coûteux.
b. Un contexte favorable mais un projet difficile à faire accepter
Deux facteurs essentiels rendent l’entreprise de Christophe Colomb envisageable :

- Le premier facteur est politique et religieux. La reconquête catholique est sur le point de s’achever en Espagne et le désir d’évangélisation des souverains se porte vers les terres d’Outre-mer.

- Le deuxième facteur est lié à l’évolution des techniques de navigation. La caravelle, mise au point par les Portugais vers 1440 est un navire rendant le projet possible. Longue d’une trentaine de mètres, robuste et très maniable grâce à un faible tirant d’eau facilitant le cabotage (navigation près des côtes), elle est dotée de types de voilures carrées et triangulaires offrant une meilleure prise au vent. Elle offre aussi l’avantage d’un plus faible coût d’équipement.Ensuite, le gouvernail d’Etambot, planche verticale située à l’arrière du navire et pivotant sur un axe, permet de stabiliser la route suivie et de naviguer en haute mer. Enfin, l’astrolabe nautique permet de calculer la latitude et de se repérer plus facilement.

Christophe Colomb présente son projet au roi du Portugal, Jean II, qui le rejette. Les Portugais, avec le passage du Cap de Bonne Espérance, estiment déjà tenir en main la route de l’Orient. Il n’est pas écouté non plus en Angleterre ni en France. Il est vrai que beaucoup sont sceptiques devant un tel projet. La première interrogation concerne la distance que l’on est incapable d’apprécier correctement. La deuxième source d’inquiétudes porte sur les difficultés de navigation. La navigation portugaise au large de l’Afrique a révélé les dangers des vents inversés et des houles gigantesques.

Malgré ces problèmes, Christophe Colomb persiste et présente à partir de 1486 le projet à Ferdinand d’Aragon et Isabelle de Castille. En avril 1492, la reine cède aux arguments du navigateur et aux privilèges demandés. Colomb obtient en effet, en cas de succès, le titre d’Amiral, d’ordinaire réservé aux membres de la famille royale, et celui de vice-roi donnant le droit d’exercer la justice et de percevoir l’impôt au nom des rois ainsi qu’une part sur l’or et les épices.
2. Les quatre voyages de Christophe Colomb
a. Le premier voyage (août 1492 - mars 1493)
Il s’agit du voyage le mieux connu. Le 3 août 1492, Colomb quitte Huelva avec 3 navires et moins de 100 hommes. Après une escale d’un peu moins d’un mois aux Canaries, le navigateur doit affronter l’inquiétude de l’équipage qui craint que l’expédition ne soit perdue. Les vivres et l’eau commencent à faire défaut.

Le 12 octobre, la terre est en vue et les navires accostent sur l’une des îles des Bahamas baptisée San Salvador. C’est une première rencontre pacifique avec les indigènes Tainos. Lors de ce premier voyage, Colomb découvre la baie de Cuba (28 octobre) et débarque le 6 décembre au nord-ouest d’Haïti, dans la baie de l’île de Bohio que Colomb nomme Hispaniola : île de Saint-Domingue.
La perte d’un des navires, la Santa-Maria, dans la nuit du 24 au 25 décembre oblige l’expédition à laisser 39 hommes sur place dans un fortin construit non loin de l’actuelle ville de Cap Haïtien. C’est le premier établissement européen du Nouveau Monde.

Le 16 janvier 1493 marque le début du voyage retour. Après une étape aux Açores, l’Espagne est atteinte le 4 mars. Peu de richesses ont été trouvées et ramenées lors de ce premier voyage mais Colomb réussit à convaincre Ferdinand d’Aragon des formidables potentialités des terres d’Asie. Le roi le confirme dans son rang d’Amiral de la mer océane et de vice-roi des Indes.
b. Le deuxième voyage (septembre 1493 - juin 1496)
Il s’agit de l’expédition la plus ambitieuse : 17 navires, 1500 hommes dont la moitié de colons, ainsi que 12 missionnaires quittent la péninsule. Les navires embarquent également des chevaux, les premiers sur le continent américain, ainsi que du bétail. Cette expédition, la plus longue, marque le sommet de la carrière du navigateur.

L’objectif est de fonder une colonie sur Hispaniola. De nombreuses nouvelles terres sont découvertes : la Désirade, la Dominique, Basse-Terre de Guadeloupe ou encore St Barthélémy. Mais à aucun moment, Christophe Colomb ne songe avoir découvert un nouveau contient. Le retour en Europe débute le 20 avril 1496, Christophe Colomb, qui a laissé son frère Bartolomé sur place avec le titre de gouverneur, atteint Cadix le 11 juin 1496.
c. Les deux derniers voyages
Les deux derniers voyages marquent le début de profondes difficultés et le déclin du prestige dont jouit le navigateur. Le troisième voyage dure de mai 1498 à la fin octobre 1500. C’est un voyage qui a été très long et difficile à préparer. La confiance du roi s’étiole car les richesses promises sont absentes. Quand Colomb rentre sur Hispaniola en août 1498 la situation est chaotique, les troubles réguliers. Bartolomé s’est révélé un piètre gouverneur.

En août 1500, l’émissaire des rois débarque même sur l’île et fait arrêter Colomb et ses frères, accusés de persécuter les Indiens. Ces derniers sont effectivement soumis à une forte pression : on leur réclame un tribut d’or et de coton. Nombreux sont ceux qui sont forcés au travail et qui subissent de mauvais traitements. Les insurrections existent et sont violemment réprimées. Fin octobre 1500, Colomb débarque à Cadix humilié et accusé.

Pour le dernier voyage, Christophe Colomb n’a gardé de pouvoir sur les terres conquises que le titre de vice-roi, devenu honorifique. Les souverains ont néanmoins accepté de financer cette expédition qui embarque le 15 mai 1502. Quand il revient en Espagne, le 7 novembre 1504, le navigateur est diminué. Il travaille à essayer de faire reconnaître ses droits que le souverain Ferdinand n’entend pas faire respecter car trop d’intérêts sont en jeu pour la cour. Christophe Colomb perçoit cependant des sommes non négligeables sur les terres découvertes.

Lorsqu’il meurt à Valladolid le 20 mai 1506, ce n’est ni dans la pauvreté, ni dans l’indifférence générale. Cependant, la gloire des découvertes lui échappe : c’est le florentin Amerigo Vespucci, qui a été son émissaire auprès de ses fils, qui sera reconnu en 1507 comme le premier navigateur à avoir découvert un Nouveau Monde différent des Indes.
L'essentiel
Le projet de Christophe Colomb, jugé déraisonnable par ses contemporains, change le cours de l’histoire : la découverte de Nouveau-Monde apporte la richesse pour l’Espagne qui entre au 16e siècle dans son âge d’or. Elle fait surtout basculer le centre de gravité de l’Europe de la Mer Méditerranée à l’Océan atlantique.

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