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Proche-Orient et Moyen-Orient : un espace largement marqué par le jeu des grandes puissances

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C'est aux alentours de l'an Mille que des avants-gardes turques, commandées par Toghrul-Beg (proclamé roi et sultan en 1058) récemment converti à l'islam, apparurent au Moyen-Orient. Ces troupes prirent le pouvoir à Bagdad, la capitale de l'empire arabe et leur meneur s'octroya le titre de sultan. La région resta sous domination turque jusqu'en 1918, date à laquelle l'Empire ottoman perdit toute influence sur les Proche et Moyen-Orient au profit de deux puissances occidentales : la Grande-Bretagne et la France. Dès lors, et pour longtemps, la région constitua, bien malgré elle, une arène dans laquelle s'affrontèrent les grandes puissances.

Problématiques :
- En quoi les tentatives de domination et de contrôle du Moyen-Orient par les pays occidentaux ont-elles été révélatrices de leurs époques (colonialisme, Première et Seconde guerres mondiales, Guerre froide, après Guerre froide) ?
- Quels impacts ont eu ces tentatives sur la vie des Hommes qui le peuplaient ?
1. De la Première Guerre mondiale aux mandats : le poids des promesses non tenues
Au 19e siècle, la domination ottomane sur une grande partie du monde arabe perdura mais s'affaiblit, au point que l'on qualifia l'Empire ottoman de « vieil homme malade de l'Europe ». Les grandes puissances européennes profitèrent de cet affaiblissement pour commencer à y asseoir leurs influences. Les Anglais s'intéressaient avant tout au contrôle de la route des Indes alors que les Français, eux, tentaient avant tout d'étendre leur influence grâce au catholicisme.

La Première Guerre mondiale changea toute la donne. Dans un contexte de compétition coloniale qui se souciait peu du « droit des peuples à disposer d'eux-mêmes », en quelques traits de plumes, sur une carte et sur une lettre, cette immense région passa – sans que jamais les populations concernées ne soient consultées – de la domination ottomane à la domination occidentale.
a. Une grande nation arabe?
Durant la Première Guerre mondiale, l'Empire ottoman rallia le camp de l'Allemagne.

• Les Britanniques jouent la carte de l'arabisme pour parvenir à leurs fins
Les nationalistes arabes voulurent profiter du conflit pour se débarrasser de la tutelle de l'Empire ottoman et établir un vaste État arabe indépendant. Ils engagèrent des contacts avec les Français et avec les Britanniques qui leur laissèrent entendre que s'ils entraient en guerre contre les Turcs. Londres, une fois la victoire obtenue, établirait un royaume arabe regroupant l'essentiel des régions arabophones de l'Empire ottoman (soit la Palestine, la Syrie, la Péninsule arabique et l'Irak). 
Leur chef, Hussein ibn Ali, le chérif de la Mecque, devait obtenir la présidence de la future Confédération arabe et ses fils, Fayçal et Abdallah, la Transjordanie et la Palestine. La révolte arabe contre les Ottomans éclata en juin 1916

• Le terme « arabe »

Attention, « arabe » ne signifie pas « musulman », mais « arabophone », c'est-à-dire parlant la langue arabe. Il s'applique à des musulmans, mais également aux Juifs et aux chrétiens qui vivent là depuis des siècles et se sont imprégnés de la culture arabe.
b. La déclaration Balfour : l'avenir de la Palestine se joue en Occident
« Le gouvernement de Sa Majesté envisage favorablement l'établissement en Palestine d'un foyer national pour le peuple juif et emploiera tous ses efforts pour faciliter la réalisation de cet objectif ».
(Extrait de la lettre envoyée par A. J. Balfour à Lord Rothschild le 2 novembre 1917).
      
• Une autre promesse
- En novembre 1917, Lord Balfour, ministre britannique des Affaires étrangères, adressa à Lord Rothschild, président de la fédération sioniste de Grande Bretagne, une lettre qui prévoyait la création d'un foyer national juif en Palestine. Il n'a pas pris en considération l'avis des 750 000 habitants qui peuplaient déjà les villes et les villages de la région concernée. En effet, depuis des siècles, les communautés juives, chrétiennes et arabes y coexistaient relativement bien. Cependant, le renversement d'une donne démographique largement favorable aux Arabes ne pouvait qu'entraîner une crispation des populations musulmanes.

Doc. 1. Lord Rothschild Doc. 2. Lord Balfour

- Le Royaume-Uni, qui entendait favoriser l'éclosion d'une colonie de peuplement européenne étroitement dépendante de la protection britannique, ne mesura pas les conséquences dramatiques qui allaient découler de cette promesse. Dès les années 1920, avec l'arrivée de Juifs venus d'Europe, des tensions éclatèrent entre les deux communautés.

Le sionisme : au 19e siècle, Théodore Herzl, considéré comme le père du sionisme, défendit l'idée du retour des Juifs persécutés en Europe depuis des siècles, en « Terre promise » (la Palestine) dans le cadre d'un État national capable de les protéger.

• Les raisons qui poussaient les Juifs à quitter l'Europe
- La raison humaine : question de vie ou de mort
En Europe ils étaient, depuis des siècles, massacrés et pourchassés. Au début du 20e siècle, le sort des Juifs d'Europe centrale et de l'Est était particulièrement terrible : pogroms, destructions, pillages, viols, assassinats...

- La raison affective et spirituelle
La Palestine est le berceau de la spiritualité juive, le lieu d'origine de leur histoire, qui a commencé 18 siècles auparavant. Les Juifs la considèrent donc comme la terre de leurs ancêtres, une terre qui, en dehors de l'exil, est demeurée ancrée au cœur de leur mémoire collective et individuelle
c. Les accords Sikes-Picot : la naissance d'une poudrière
• Des accords secrets, une trahison par le monde arabe
Pendant que des Arabes se battaient contre l'armée turque, la France et l'Angleterre, dans le plus grand secret, se mettaient d'accord pour se répartir le Moyen et le Proche-Orient après la Guerre.

Le 16 mai 1916, un accord ultra secret fut conclu entre deux diplomates, l'un britannique (Mark Sykes) et l'autre français (George Picot) : en cas de victoire contre l'Empire ottoman, France et Angleterre se partageraient la région qu'il dominait.

• Les enjeux de ce contrôle du Moyen-Orient pour les deux puissances coloniales européennes
Depuis le début du 20e siècle, les Occidentaux savaient qu'il y avait du pétrole dans la région (les premiers gisements avaient été découverts en Syrie en 1908). La guerre avait considérablement accru la demande en produits pétroliers. Français et Anglais cherchèrent à positionner favorablement leurs pays dans l'exploitation future de ces richesses.

Ce découpage ne tenait absolument pas compte des réalités humaines, religieuses, politiques et géographiques locales et privait les Arabes de tous leurs droits. Lorsqu'ils furent connus, les accords donnèrent le jour à une immense déception qui se transforma rapidement en colère.

• Les mandats, ou le non-respect de la parole donnée
En avril 1920, la conférence de San Remo instaura que la France et la Grande-Bretagne allaient occuper la région sous le biais de mandats. L'Empire britannique prit le contrôle de l'Irak et de la Palestine, qui offrait un débouché sur la Méditerranée. La France obtint la Syrie et le Liban. Tout cela dans un climat de farouche hostilité d'une grande part des populations arabes locales qui se sentaient à la fois trahies et dépossédées.

 
Doc. 3. Les mandats français et anglais au Moyen-Orient

• Conséquences immédiates et à long terme
- Ce découpage arbitraire préfigura globalement la carte des États que nous connaissons aujourd'hui. Il portait en son sein les germes de certaines des tensions et des violences que le Moyen-Orient affronte encore aujourd'hui. Le nationalisme arabe n'a jamais reconnu comme légitime ce découpage imposé.
- En faisant main basse sur le Moyen-Orient et en promettant « un foyer national » aux Juifs, la France et la Grande-Bretagne ont fait de la région une véritable bombe à retardement.
2. De la fin de la Seconde Guerre mondiale à la fin de la Guerre froide
Au cours des années 50, dans le contexte de la Guerre froide, le Moyen-Orient devint un terrain d'affrontements potentiels. Israël occupa une place de choix dans ce dispositif.
a. 1948, la naissance de l'État d'Israël
« Dans les quartiers juifs, le ciel fut témoin de scènes de joie bouleversantes. On dansait, on pleurait, on riait, on rendait grâce à l'Éternel. [...] Dans les quartiers arabes, les sanglots qui montaient ne parlaient pas de bonheur mais de deuil. [...] Nul n'imagina alors que le vent de haine qui s'était mis à souffler soufflerait encore soixante ans plus tard. » (Gilbert Sinoué, Inch Allah, Le Souffle du jasmin, Flammarion, 2010).
 
• De l'affrontement local au conflit régional
- Le plan de partage
À la fin de la Seconde Guerre mondiale, la Grande-Bretagne, qui ne parvenait pas à régler le problème entre Sionistes et Arabes, se désengagea du conflit qui minait la Palestine et confia le dossier aux Nations-Unies. Dans le contexte de l'après-Shoah et de la vague de culpabilité qu'entraîna la découverte des camps d'extermination, la création d'un État d'Israël sembla totalement légitime.

En novembre 1947, l'ONU vota le partage de la Palestine entre un État d'Israël (sur 56 % du territoire palestinien sous mandat) et un État palestinien, avec Jérusalem sous contrôle international.

Le 14 mai 1948, l'État d'Israël fut proclamé. Le lendemain, l'Égypte, la Transjordanie, le Liban et l'Irak, qui refusaient la partition de la Palestine, entrèrent en guerre contre le nouvel État. Au terme de cette guerre, Israël contrôlait 78 % de la Palestine.

 
Doc. 4. Localisation d'Israël

- La « Nakba » (la « catastrophe »)
La majorité de ses habitants arabes, qui avait été expulsée hors de la zone des combats, ne fut jamais autorisée à retourner chez elle. 700 000 Palestiniens, hommes, femmes et enfants, furent contraints de demeurer dans des camps de réfugiés dans les pays arabes qui acceptèrent de les accueillir et de continuer à y vivre, dénués de tout. Des millions d'entre eux y sont encore.

• La question palestinienne, un important facteur de déstabilisation régionale
En 1964 fut créée l'OLP (l'Organisation de Libération de la Palestine) qui rassemblait plusieurs organisations palestiniennes, dont le Fatah de Yasser Arafat. Le Fatah prit le contrôle de l'OLP et imposa la lutte armée comme unique moyen de libération de la Palestine.

L'OLP trouva refuge au Liban. Israël considéra que cela constituait une menace terroriste pour son territoire et, en 1982, envahit le Sud-Liban. Les chiites, qui sont majoritaires dans la région, furent les principales victimes de l'occupation. Ils entrèrent en résistance violente contre Israël et créèrent le Hezbollah, mouvement politique chiite qui possède sa branche armée.
b. Le Moyen-Orient dans le contexte de la Guerre froide (1947-1989)
• De la sphère d'influence européenne à celle des deux superpuissances de la Guerre froide
Après la Seconde Guerre mondiale, le monde se bipolarisa entre le camp communiste (dont le leader était l'URSS) et le camp occidental (mené par les États-Unis). Se posa alors la question des sphères d'influence de l'URSS et des États-Unis au Proche et au Moyen-Orient. Américains et soviétiques, s'affrontant par pays interposés, intervinrent constamment dans les conflits régionaux. En fonction de leurs intérêts, les États arabes et Israël choisirent de s'allier à l'un ou à l'autre. 

• Dès la fin de la Seconde Guerre mondiale, les États-Unis s'assurent leur avenir pétrolier
En 1945, le Président américain, F. D. Roosevelt, garantit au roi d'Arabie un soutien militaire permanent de son pays contre l'assurance que seule la compagnie pétrolière ARAMCO (Arabian American Oil Compagny) pourrait opérer en Arabie. Les États-Unis étaient alors la seule grande puissance à ne pas avoir cherché à coloniser la région et le roi Ibn Séoud haïssait les Anglais : les Américains purent donc sans trop forcer obtenir un accès privilégié au pétrole de son royaume.

• L'Afghanistan, un affrontement Est-Ouest par tribus interposées
L'Afghanistan était, comme à peu près tous les États du Moyen-Orient, profondément marqué par les divisions ethniques et religieuses. En 1978, des communistes y réalisèrent un coup d'État et mirent en place une république pro-soviétique. Ils étaient, bien sûr, soutenus par l'URSS qui voyait là une occasion de contrôler un accès aux ressources pétrolières du Moyen-Orient et de se rapprocher des mers chaudes (libres de glaces, contrairement à l'océan Arctique qui constituait le seul espace maritime dont elle disposait).

 
Doc. 5. Localisation de l'Afghanistan

Les moudjahidines afghans résistèrent grâce au soutien des États-Unis et du Pakistan. Des islamistes du monde entier se rendirent sur place pour prendre part à ce qu'ils considéraient comme une guerre sacrée. En 1989, l'URSS, à bout de souffle, décida le retrait de ses troupes.

Les moudjahidines sont des militants des mouvements nationalistes ou islamiques.

• Israël, allié officiel des États-Unis au Moyen-Orient
Les années 80 virent l'apogée de l'entente américano-israélienne. Le président Kennedy fut le premier à véritablement considérer l'État d'Israël comme un pays allié et à livrer des armes à Tel-Aviv afin d'assurer un équilibre militaire dans une région dont une partie des pays arabes ne se montrait pas tout à fait sourde aux sirènes du bloc de l'Est. La Guerre des Six Jours (juin 1967) consolida la coopération israélo-américaine contre l'alliance nationaliste arabe constituée par la Syrie, l'Égypte, la Jordanie et l'Irak. Cette guerre éclair, remportée par Israël, offrit à Israël le statut d'allié privilégié de la puissance américaine dans la région et, dans le même temps, renforça la position soviétique au sein du monde arabe.
3. Depuis la fin de la Guerre froide, les États-Unis tentent de maintenir leur contrôle dans la région
Ce qui a toujours fait la spécificité de cette région sur l'échiquier mondial, le pétrole, ne disparut pas avec la chute de l'URSS et du bloc de l'Est. Les États-Unis demeurant la seule superpuissance de la Planète, ils se donnèrent le rôle de gendarmes du monde, ce qui leur permit – et leur permet encore – de sauvegarder leur approvisionnement en hydrocarbures.
a. L'épineuse question de la Palestine
• Avec la chute de l'URSS, les relations américano-israéliennes basculent
En 1991, l'URSS disparut. Les États-Unis furent, par forfait, les vainqueurs de la Guerre froide. À partir de ce moment, les relations entre Israël et les États-Unis évoluèrent. Israël, moins utile désormais, perdit le rôle stratégique qu'elle occupait, ainsi qu'une partie de la « sollicitude » de la Maison Blanche.

• Les États-Unis s'investissent dans le processus de paix
Désormais, la question palestinienne fut considérée comme l'élément clé de l'instauration de la paix au Moyen-Orient. L'administration du président Clinton s'impliqua fortement dans le processus et pressa Israël de s'y investir efficacement. Les efforts du Président américain aboutirent à l'ouverture des accords d'Oslo, en 1993, qui eux-mêmes amenèrent à la signature des accords de Washington du 13 septembre de la même année, scellés par une poignée de main historique entre Arafat et Rabin, sous le regard satisfait de Bill Clinton.

Pour finir, les tentatives de paix échouèrent les unes après les autres car les extrémistes des deux bords ne cessèrent de multiplier les provocations. Mais les États-Unis continuent de s'investir activement en faveur d'un règlement du conflit.
b. La troisième guerre du Golfe (2003-2011)
Les attentats du 11 septembre 2001 ont donné naissance au concept de « guerre préventive » qui fut développé par l'administration du président américain G. W. Bush dans le cadre de la « guerre contre le terrorisme ». C'est dans ce contexte que la troisième guerre du Golfe a été déclenchée par les États-Unis le 20 mars 2003.

• Quelques dates pour situer les choses
- 29 janvier 2002 : G. W. Bush déclara que l'Irak, l'Iran et la Corée du Nord formaient un « axe du mal » contre lequel il promit de réagir ;
- 20 mars 2003 : début de l'opération « Liberté pour l'Irak » ;
- Mai 2003 : fin des combats. L'armée irakienne était défaite ;
- Juillet 2003 : Amnesty International publia un article qui dénonçait le non-respect des droits de l'Homme par l'armée américaine (assassinats, conditions de détention inhumaines, emploi de la torture...) ;
- Décembre 2003 : Saddam Hussein fut arrêté par l'armée américaine, puis jugé, puis exécuté. Mise en place d'un gouvernement provisoire. Les troupes de la coalition (américaines essentiellement, mais également britanniques) ne quittèrent pas le pays car le chaos régnait en Irak : la mort du dictateur avait libéré des tensions politiques et religieuses que celui-ci avait muselées d'une poigne de fer. Dans les villes, des pillages, des règlements de comptes et de violents affrontements eurent lieu. La population irakienne, qui se déchirait entre factions religieuses musulmanes, était, dans l'ensemble, majoritairement hostile aux troupes de la coalition. L'armée américaine subit de nombreuses attaques des civils irakiens et de groupes terroristes. Elle ne parvint pas à contrôler le pays et à établir la paix civile et politique ;
- 18 décembre 2011 : les dernières troupes américaines quittèrent le territoire irakien.

• Les raisons de la guerre
Les raisons invoquées officiellement
- La lutte contre le terrorisme (l'administration Bush suspectait l'Irak de Saddam Hussein d'entretenir des liens avec Al-Qaida. Accusation qui, par la suite, s'est révélée infondée) ;
- L'élimination d'armes de destruction massive que l'Irak était censé détenir (En réalité, l'Irak n'en possédait plus depuis plusieurs années) ;
- Libérer le pays de son dictateur et y instaurer une démocratie.

Trois raisons officieuses
- Mise en place d'un régime qui saurait se montrer reconnaissant envers ses bienfaiteurs et servir les intérêts américains dans la région (rappelons que l'Irak est le 3e pays producteur de pétrole du monde et la 4e réserve mondiale) ;
- Placer, de façon permanente, des bases et des troupes militaires américaines en Irak et, ainsi, avoir un point de contrôle du Golfe persique (sur son pétrole essentiellement).

• Le bilan de la guerre

La troisième guerre du Golfe a duré 8 ans et 9 mois. Près de 110 000 Irakiens y ont trouvé la mort (majoritairement des civils), ainsi que 4 500 soldats américains. Ce conflit a entraîné l'exode de 2 millions de civils qui se sont réfugiés à l'étranger. Il s'est achevé sans que l'Irak ne dispose d'une stabilité politique rassurante pour l'avenir de ses populations. Les Américains ont laissé derrière eux un pays plongé dans une crise grave. Et, si le dictateur Saddam Hussein a perdu la vie durant cette guerre, le peuple irakien – la véritable victime du conflit – n'a pas, quant à lui, vu sa vie s'améliorer.
L'essentiel
Durant la Première guerre mondiale, la France et la Grande Bretagne se partagèrent d'avance le Moyen-Orient en passant les accords Sykes-Picot dans le secret le plus total. Dans le même temps, la Grande Bretagne promet aux Juifs « un foyer national » en Palestine. Puissances coloniales ambitieuses, ces deux États jetèrent ainsi les bases d'une partie des tensions qui perdurent dans cette partie du monde.

Au fur et à mesure que le 20e siècle s'écoula, le Moyen-Orient se déchira (notamment par le biais des affrontements entre Israël et les Palestiniens) tout en tentant de trouver son chemin et une certaine indépendance face aux aspirations hégémoniques des puissances occidentales : la France et l'Angleterre de 1918 à 1945, les États-Unis et l'URSS durant la Guerre Froide (1947-1991), les États-Unis depuis la fin de la Guerre Froide.

Ces derniers, qui se veulent aujourd'hui les « gendarmes du monde », entendent bien préserver leurs intérêts pétroliers dans le Golfe et s'imposer dans la région comme une puissance militaire et politique.

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