Les politiques macro-économiques du soutien de la demande - Maxicours

Les politiques macro-économiques du soutien de la demande

Objectif

Savoir justifier les politiques macroéconomiques de soutien de la demande.

Points clés
  • Pour les keynésiens il faut soutenir la demande globale.
  • Il existe de types de politique de relance : monétaire et budgétaire.
  • Les limites de la politique keynésienne sont la contrainte extérieure, la contrainte budgétaire, le progrès technique.
Pour bien comprendre
  • Les classiques sont favorables à une pratique libérale de l’économie selon la loi du marché.
  • Les keynésiens prônent une intervention de l’État en faveur de la demande.
  • Pour les keynésiens, la raison du chômage est une insuffisance de la demande globale qui correspond à la consommation et à l’investissement.
1. Les politiques de relance conjoncturelle

Lorsque l’offre est supérieure à la demande de biens et de services : on est alors en présence de chômage keynésien. Les ménages ne consomment pas assez, ce qui crée un problème de demande. Il faut alors augmenter le pouvoir d’achat des ménages, mener des politiques de relance de la demande, etc. Afin de lutter contre ce chômage, il faut donc mettre en œuvre des politiques conjoncturelles de relance par la demande, en agissant sur ses deux leviers majeurs : la consommation des ménages et l'investissement des entreprises.

Les politiques de relance ont donc pour but d’accroître la demande pour que les entreprises retrouvent la confiance et se remettent à investir et embaucher.

Cela peut se faire par deux moyens privilégiés. D'une part, la politique monétaire : une baisse des taux d’intérêts va permettre aux ménages de consommer à crédit et aux entreprises de financer plus facilement leurs investissements. Une politique de change peut être complémentaire, une dépréciation de la monnaie nationale va permettre de faciliter les exportations.

D'autre part, la politique budgétaire : l’État peut dépenser plus d’argent dans l’économie par une politique de grands travaux (New Deal de 1933) ou par une augmentation des salaires dans la fonction publique (en France en 1981). Cela permet de créer des revenus pour un grand nombre d’agents économiques par le phénomène du multiplicateur d’investissement (l’investissement initial de l’État va créer des revenus qui seront à leur tour consommés et qui serviront de revenus à d’autres agents économiques et ainsi de suite). L’État peut aussi s’appuyer sur une augmentation des revenus de transferts vers les plus démunis qui sont ceux qui, en proportion de leurs revenus, consomment le plus. Ces politiques de relance ont été largement utilisées pendant la période des Trente glorieuses et ont été en partie à l’origine de cette croissance économique durable.

2. Les limites des politiques de relance conjoncturelle

Les politiques keynésiennes connaissent plusieurs limites :

  • la contrainte extérieure : si l'appareil productif national n'est pas compétitif en matière de prix et que l'économie est ouverte aux échanges extérieurs, toute relance de la demande par l'État va se traduire par une hausse des importations plus que de la production nationale. Alors, le déficit extérieur se creuse, et le chômage ne se résorbe pas. Pour retrouver une compétitivité-prix, les États peuvent mener des politiques de réduction du cout du travail, mais ces politiques d'austérité ralentissent la croissance et risquent d'augmenter le chômage ;
  • la contrainte budgétaire : lorsque le déficit budgétaire devient permanent, la dette de l'État augmente fortement, et le paiement des intérêts de la dette creuse à son tour le déficit, c'est l'effet boule de neige, qui peut faire perdre confiance aux créanciers dans les capacités de remboursement d'un État. Dans ce cas, cet État risque de ne plus pouvoir emprunter. Les États sont donc contraints de diminuer, voire d'annuler leur déficit budgétaire, en diminuant les dépenses publiques et en augmentant les recettes fiscales. Ces politiques entretiennent récessions et ralentissement de la croissance qui ont des effets négatifs sur l'emploi et le chômage.

Le progrès technique permet des gains de productivité qui économisent le travail. En période de croissance, les entreprises peuvent alors investir pour obtenir profiter de ces gains de productivité plutôt que embaucher de nouveaux travailleurs. À long terme, la croissance de l'emploi risque donc d'être moins rapide que la croissance de la production. Il n'y a donc pas de lien évident entre croissance et création d'emplois.

Si l'État mène une relance monétaire, il existe par ailleurs un risque de tensions inflationnistes (en raison de l'augmentation de la masse monétaire). L'augmentation des prix dégrade le bilan des entreprises et peut être néfaste pour la croissance.

 

 

En conclusion, les politiques macroéconomiques de soutien de la demande peuvent répondre à un chômage conjoncturel en soutenant la demande pour ne pas que l’offre baisse et supprime des emplois.

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