L'impact du numérique sur l'organisation du travail - Maxicours

L'impact du numérique sur l'organisation du travail

Objectifs
  • Caractériser les mutations de travail liées au numérique.
  • Expliquer l’impact du numérique sur le statut de l’emploi.
  • Expliquer les effets du numérique sur les relations d’emploi.
  • Expliquer le risque de polarisation des emplois.
Points clés
  • Le numérique désigne l’ensemble des terminaux (ordinateurs, téléphones, etc.), des logiciels et applications ainsi que la mise en réseaux des données (internet, intranet, plateformes, etc.) associés aux Technologies de l’Information et de la Communication (TIC).
  • Le télétravail est une activité rémunérée exercée à distance grâce aux technologies de l’information et de la communication.
  • L’ubérisation de l’économie désigne la remise en cause du modèle économique d’une entreprise ou d’un secteur d’activité par l’arrivée d’un nouvel acteur proposant les mêmes services à des prix moindres, effectués par des indépendants plutôt que des salariés, le plus souvent via des plates-formes de réservation sur Internet.
Pour bien comprendre
  • Le modèle d’organisation taylorien est fondé sur la division horizontale appelée spécialisation, et la division verticale appelée hiérarchie.
  • Le modèle d’organisation post-taylorien est une nouvelle logique d’organisation du travail qui implique une plus grande flexibilité, la recomposition des tâches et un management participatif.
  • La flexibilité est un mode de gestion de la main d'oeuvre mise en place dans les entreprises pour adapter rapidement la production et l'emploi qui correspondent aux fluctuations de la demande.
  • Le management participatif est un type de management qui tend à optimiser la collaboration du personnel.
1. La numérisation du travail

L'arrivée des technologies numériques a profondément modifié la nature du travail les formes et les conditions de travail.

La numérisation de l’économie renvoie au déploiement d’internet à partir des années 1990. C’est la conversion des informations d’un support (texte, image, audio, vidéo) ou d’un signal électrique en données numériques que des technologies informatiques peuvent exploiter.

Ce terme est aussi utilisé pour appréhender la diffusion des supports numériques et des technologies informatiques dans l’ensemble du système productif et de la société. Après internet, l’émergence des smartphones dans les années 2000, et dix ans plus tard, des technologies dites de big data permettant de stocker et traiter des flux toujours plus importants de données, ont également largement contribué à ce phénomène.

La transformation numérique touche aujourd’hui de façon plus ou moins forte les entreprises, dans les méthodes de conception, de production, de collaboration, d’organisation, de travail. On peut distinguer :

  • les entreprises du secteur numérique qui réalisent 5,5 % du PIB et et occupent 3,3 % des emplois ;
Exemple : Capgemini et Atos sont des entreprises françaises de services informatiques.
  • les secteurs fortement impactés (édition, musique, A-V, finance et assurance, R&D) réalisent 12 % du PIB ;
Exemple : Deezer qui propose de la musique, ou Vivilio des livres numériques.
  • ensuite il y a les secteurs qui sont aujourd’hui en cours de transformation (le commerce, l’industrie, l’administration ou même l’enseignement) et réalisent 60 % du PIB ;
Exemple : ma classe virtuelle du CNED ou Amazon.
  • enfin, il y a les secteurs dont l’impact du numérique sur l’emploi est plus lointain. C’est le cas des service à la personne ou la restauration, qui réalisent 22 % du PIB.
Exemple : serveurs ou infirmières.

De ce fait, on peut affirmer que l’économie se numérise.

Cette numérisation de l’économie a eu pour impact sur le travail :

  • la diffusion massive de nouveaux outils de travail, tels les smartphones, les tablettes et les applications professionnelles, mais aussi les réseaux sociaux ;
Exemple : l’application École Directe, la communication professionnelle sur Instagram ou l’accès aux emails depuis son téléphone.
  • la modification des conditions d’exercice de tous les métiers, donc des compétences nécessaires et de leur apprentissage ;
Exemple : les Community manager, les blogueurs, etc.
  • la modifications de l’environnement du travail et l’empiètement du travail sur la vie privée ;
Exemple : la réception des emails, messages et appels professionnels le soir, le weekend ou pendant les vacances.
  • le bouleversement de l’organisation traditionnelle du travail avec l’explosion du travail à distance mais aussi des méthodes de travail plus collaboratives et espaces de travail plus ouverts ;
Exemple : les open space, les réunions virtuelles, etc.
  • la transformation du mode managérial, avec le management de projet à distance et de l’animation de communautés ;
Exemple : les plateformes monday ou projeqtor.
  • de nouvelles formes de travail hors salariat.
Exemple : Webmaster ou graphistes indépendants.

Ainsi, l'arrivée du numérique a transformé l’organisation du travail en télétravail où la frontière entre vie privée et vie publique est parfois difficile à observer. Par ailleurs, si l’outil numérique a supprimé des emplois comme employé de banque, il en crée d’autres comme webmaster. La difficulté sera donc de former la population aux nouveaux besoins en compétences de l’emploi.

2.  L’ubérisation du travail
L’ubérisation est un processus économique qui, grâce aux nouvelles technologies numériques, contourne les secteurs classiques de l’économie en créant un nouvel intermédiaire. Cet intermédiaire qui permet de mettre en relation directe les utilisateurs et les prestataires se matérialise sous la forme d’une plateforme numérique.

Intervenant dans de multiples domaines (voitures de transport avec chauffeur, tourisme, services à la personne etc.), ces plateformes sont monétisées de diverses manières :

  • en prélevant une commission sur les transactions ;
Exemple : Uber, Airbnb, La Ruche qui dit oui.
  • en vendant des encarts publicitaires ;
Exemple : Leboncoin.
  • en offrant des services complémentaires payants.
Exemple : Homexchange, GuestoGuest.

L’idée portée par l’ubérisation est celle du « tous entrepreneurs ». La frontière entre travailleurs professionnels et collaborateurs de la plateforme est brouillée, ce qui entraîne une concurrence entre ces derniers.

Les activités « ubérisées » offrent davantage de souplesse. À visée collaborative, elles peuvent favoriser l’innovation et ouvrir des marchés à une nouvelle clientèle qui se voit offrir des biens et services moins coûteux et de meilleure qualité.

L’ubérisation remet en cause le salariat comme norme. Les prestataires effectuent des missions, ils sont rémunérés à la tâche. On parle de «revenu», de « chiffre d’affaires » et non plus de « salaire ». Les prestataires sont enregistrés sous le statut de l’auto-entrepreneur (ou micro-entrepreneur).

Si le travail indépendant permet davantage de liberté dans l’organisation de son temps de travail, il est aussi vecteur d’incertitudes et d’insécurité. La précarisation des indépendants « ubérisés », qui ne bénéficient pas des protections liées au statut de salarié, est régulièrement dénoncée. Les critiques dénoncent également un « salariat déguisé » qui accentuerait la sous-traitance et serait un moyen pour les entreprises de se libérer des charges patronales en employant de la main d’œuvre bon marché.

Ainsi, l’ubérisation du travail modifie la relation des individus avec le travail.

 

 

En conclusion, l’arrivée des technologies numériques a transformé économiquement et socialement le monde du travail comme l’avait fait auparavant l'industrialisation et la tertiarisation pour proposer un nouveau secteur et des nouvelles formes d’emploi.

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