Les politiques d'allégement du cout du travail - Maxicours

Les politiques d'allégement du cout du travail

Objectif

Justifier la mise en place de l’allègement du cout du travail.

Points clés
  • Pour les classiques, le chômage provient de la rigidité des salaires.
  • Il faut rétablir les conditions de la CPP et baisser le cout du travail pour inciter les entreprises à embaucher.
  • Cette solution est limitée car elle peut avoir des effets contraires comme la baisse de la consommation et ne garantit pas que les entreprise vont embaucher.
Pour bien comprendre
  • Pour les classiques, une des causes du chômage structurel est la rigidité des salaires .
  • Pour les classiques, le marché du travail est un marché comme les autres qui doit remplir les conditions de la CPP et appliquer la loi du marché.
  • L’intervention de l’État dans la fixation d’un salaire minimum est une cause du chômage structurel.
  • Le coût du travail correspond aux salaires et charges sociales.
  • Les classiques sont favorables à une pratique libérale de l’économie selon la loi du marché.
  • Les keynésiens prônent une intervention de l’État en faveur de la demande.
1. Les politiques de diminution du cout du travail

Pour les classiques, le chômage structurel provient essentiellement de la rigidité des salaires. Donc, pour réduire le chômage classique, dit structurel, on peut :

  • soit rétablir les conditions de la concurrence pure et parfaite sur le marché du travail ;
  • soit diminuer le cout salarial en diminuant les salaires et en baissant les charges sociales.

La diminution du cout salarial peut aussi prendre la forme de contrats aidés, c'est-à-dire des contrats subventionnés par l'État afin que les chômeurs soient embauchés à moindre cout par les entreprises. Cela permet aux chômeurs d'acquérir une qualification ou une expérience professionnelle pour faciliter leur accès à un emploi stable.

Cela comporte plusieurs effets positifs du côté des entreprises (qui sont à la fois demandeurs de travail et offreurs de biens) :

  • les entrepreneurs sont incités à embaucher davantage ;
  • la baisse du cout salarial doit rendre les entreprises plus compétitives : cela permet une baisse des couts de production, dans un marché concurrentiel cela diminue les prix de vente et permet aux entreprises d'augmenter leurs parts de marché ;
  • la baisse du cout du travail augmente le profit des entreprises : cela favorise l'investissement ;
  • la baisse du salaire réel doit inciter un certain nombre de salariés à se retirer du marché du travail, ce qui contribue à faire diminuer le chômage en faisant passer certains individus de chômeurs à inactifs.

Par ailleurs, l'économiste américain George Stigler a élaboré une théorie dite du « job search » : intégration du côté de l’offre de travail d’un coût de prospection (démarche de recherche d’emploi), l’offreur arrête sa prospection quand le gain marginal attendu égalise son cout marginal des visites d’entreprise. Il est alors possible d'augmenter le cout d'attente en diminuant les allocations chômages versées aux chômeurs. S'ils n'ont pas le moindre revenu tant qu'ils ne travaillent pas, il est probable que les chômeurs acceptent la première offre d'emploi qui leur est proposée.

Pour les classiques, c’est donc une politique de relance de l’offre qui peut lutter contre le chômage. Si on baisse le coût du travail, les entreprises vont embaucher, l’offre va augmenter et donc diminuer le chômage.

2. Les limites des politiques de diminution du cout du travail

L'efficacité de la réduction des couts du travail est cependant remise en cause par plusieurs phénomènes :

  • l'effet d'aubaine : une entreprise peut embaucher un chômeur à moindre cout ;
Exemple : Une entreprise va profiter d’embaucher un employé avec un contrat aidé, alors qu'elle l'aurait de toute façon embauché parce qu'elle en avait besoin.
  • l'effet de substitution : les contrats aidés sont ciblés sur certaines catégories de travailleurs. Elles sont avantagées donc relativement au détriment d'autres catégories de travailleurs. De plus, les diminutions des couts salariaux profitent généralement aux emplois peu qualifiés, ce qui dessert la productivité et nuit à la compétitivité des entreprises ;
  • un cout élevé pour l’État : ces mesures représentent une perte de recettes pour l'État (notamment lorsqu'il diminue les cotisations patronales), ce qui pèse sur les dépenses publiques ;
  • l'effet pervers : il y a un ralentissement du pouvoir d'achat puisque la baisse du cout salarial par une diminution des salaires pèse sur la consommation, donc sur la production des entreprises, et par extension, sur l'emploi. Il peut donc y avoir un effet pervers qui fait que l'économie s'enferme dans une situation où la production et l'emploi sont faibles.

La baisse des charges sociales induit une baisse de protection et donc du pouvoir d’achat des ménages qui devront prendre en charge eux-mêmes les risques sociaux.

 

 

En conclusion, une baisse des couts du travail peut répondre au chômage structurel mais ne peut pas résoudre tous les types de chômage.

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