Le royaume de France au 16e siècle : vers un État moderne - Cours d'Histoire 5eme avec Maxicours - Collège

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Le royaume de France au 16e siècle : vers un État moderne

Comment le royaume de France devient-il progressivement un État moderne ?
1. Un royaume à reconstruire
a. L'extension du domaine royal
Après une longue période de malheurs aux 14e et 15e siècles, le royaume de France connaît une phase de reconstruction au 16e siècle.

Ainsi le domaine royal s'étend au fur et à mesure des conquêtes tout comme le pouvoir royal. En effet, le roi de France retire peu à peu le pouvoir de justice aux seigneurs et développe le système des parlements dans l'ensemble du royaume.
b. Le retour à l'ordre
Le règne de Louis XI est marqué par l'affirmation du pouvoir royal. Ainsi bien qu'entouré de conseillers, c'est toujours lui qui prend la décision finale. Il impose même son autorité à l'Église qu'il tyrannise en lui imposant des candidats pour les évêchés et les monastères vacants et n’hésite pas à emprisonner les prélats qui contestent son autorité.

Il écarte les Grands du royaume en s’appuyant sur la bourgeoisie des villes tout en la contrôlant. C'est lui qui nomme les maires et les officiers municipaux et en l'opprimant : il extorque l’argent nécessaire pour les dépenses croissantes de son gouvernement et de son armée. Mais avec la noblesse, Louis XI se montre encore plus intraitable.

Il s'agit là d'une première tentative d’absolutisme qui fait de la France, sur les plans économique et politique, le premier royaume de la Chrétienté.
2. Les premiers pas de l'absolutisme sous les règnes de François Ier et d’Henri II
a. L'affirmation de la puissance royale
Au 16e siècle, le roi de France est devenu un souverain particulièrement puissant qui règne sur un État de plus de 16 millions d’habitants, soit un des plus peuplés de l'époque en Europe.

Le roi de France veut exercer une autorité absolue et se veut le représentant de Dieu sur terre.

En outre, l’organisation de sa cour lui permet de contrôler la noblesse.
b. L’ordonnance de Villers-Cotterêts
L’ordonnance de Villers-Cotterêts adoptée en 1539 sous le règne de François Ier (1515-1547) permet d’unifier le royaume. Le français s’impose dans les actes officiels aux dépens du latin et gagne également du terrain face aux patois et aux dialectes locaux.

Il est demandé aux prêtres d'enregistrer précisément, en langue française, les baptêmes et les décès, donc établir ce qui par la suite devient l'état-civil, indispensable pour connaître l'état de la population.

L'article 111 énonce :

« Et pour ce que telles choses sont souvent advenues sur l'intelligence des mots latins contenus dans lesdits arrêts, nous voulons dorénavant que tous arrêts, ensemble toutes autres procédures, soit de nos cours souveraines et autres subalternes et inférieures, soit de registres, enquêtes, contrats, commissions, sentences, testaments, et autres quelconques actes et exploits de justice, ou qui en dépendent, soient prononcés, enregistrés et délivrés aux parties, en langage maternel et non autrement. »
c. Une administration spécialisée plus efficace
Le roi est entouré par une série de conseillers de plus en plus spécialisés :

- le chancelier dirige la justice ;

- les secrétaires d’État sont de véritables ministres avec leur domaine précis de compétence : la guerre ou les affaires étrangères par exemple.

- Dans les régions sont envoyés des gouverneurs qui dirigent au nom du roi. L’impôt direct ne cesse d’augmenter, accroissant ainsi la puissance de l’État.

Mais cette France reconstruite est secouée par les guerres de religion.
3. Une France meurtrie par les conflits religieux
a. Les causes de la séparation
Victimes de persécutions, les protestants s'organisent à l'intérieur du royaume afin de pratiquer leur culte en toute liberté. Mais les catholiques leur refusent ce droit et souhaitent l'interdiction pure et simple du protestantisme.

Et une guerre civile finit par éclater entre les deux communautés, déchirant la France durant plusieurs décennies.
b. Les guerres de religion
À partir de 1562, commence un long conflit religieux qui dure près de 40 ans. Ce conflit est marqué par de nombreux massacres dont le plus meurtrier est celui commis lors de la Saint-Barthélemy, en 1572 : 3 000 protestants sont assassinés à cette occasion.
c. L’Édit de Nantes
Pour rétablir l'unité dans le royaume, l'héritier du trône, le protestant Henri IV se convertit au catholicisme et promulgue l’Édit de Nantes (1598). Cet Édit réaffirme la suprématie de la religion catholique dans tout le royaume mais tolère également une certaine pratique protestante dans certaines régions de France.

Ainsi, plusieurs places fortes sont accordées aux protestants pour garantir leur sécurité. Henri IV assure donc la paix religieuse mais l'équilibre est fragile car il est assassiné par un fanatique catholique en 1610.
L’essentiel
Le royaume de France ne cesse de s'affirmer tout au long du 16e siècle tant sur le plan territorial avec l'extension du domaine royal que sur le plan politique avec l'affirmation du pouvoir royal qui s'appuie sur une administration centralisée efficace.

Avec ses 16 millions d'habitants, la France devient peu à peu le royaume le plus puissant d'Europe mais dès la deuxième moitié du 16e siècle, il se retrouve déchiré par la haine religieuse qui anime les relations entre les protestants et les catholiques.

Cette haine engendre une guerre civile de plusieurs décennies, guerre qui ne prend fin qu'en 1598 avec la promulgation de l’Édit de Nantes par Henri IV.

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