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La notion d'empire à travers l'Empire carolingien, l'Empire byzantin et l'Empire musulman

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Objectif
  • Comprendre les liens entre religion et politique pour les empires au Moyen Âge.
Points clés
  • Dans les mondes byzantin, occidental et arabo-musulman du Moyen Âge, on rêve d’unité à la fois politique et religieuse.
  • L’Empire romain reste la référence des chrétientés catholique et orthodoxe.
  • Certaines dynasties ont réussi à construire un empire, mais jamais à l’échelle de la Méditerranée et toutes ont été confrontées aux risques de divisions religieuses et politiques.
1. Le rêve d’unité politique et religieuse

La Méditerranée médiévale est marquée par des tentatives plus ou moins réussies de fonder un empire durable et unifié. On note trois grands ensembles de civilisation :

  • l'Occident chrétien, où certains rêvent de reconstruire l'empire romain ;
  • le monde byzantin, longtemps unifié par un empire hérité de l'Empire romain d'Orient, lui aussi chrétien ;
  • le monde arabo-musulman, marqué après l'époque des conquêtes fulgurantes des VII-VIIIe siècles par la division politique.

Dans ces trois ensembles de civilisation, on rêve d'unité à la fois politique et religieuse. Mais l'objectif n'est jamais vraiment atteint.

Pour les chefs politiques du Moyen Âge, l’unité religieuse est un signe de force. C’est aussi un rêve souvent sincère, à une époque où la religion est inséparable du politique.

Les chefs politiques sont plus ou moins pieux, mais comme tout le monde, ils se soucient de leur salut et du salut de leurs populations. L’unité religieuse est cependant sans cesse menacée.

2. Les constructions impériales
a. Restaurer l'Empire en Occident

L’Occident médiéval est marqué par deux grandes constructions impériales : l’Empire carolingien puis le Saint-Empire romain germanique.

Charlemagne se fait sacrer le jour de Noël, en 800, à Rome. Il se considère comme le restaurateur de l’Empire romain au service du Christ, comme un nouveau Constantin, garant de l’unité religieuse de la chrétienté.

Il veut accroître son territoire et convertit les païens qui passent sous sa domination, comme par exemple les Saxons.

Sous le règne de son fils Louis le Pieux, la papauté acquiert plus d’indépendance. C’est l’originalité de l’Occident. Les papes tentent peu à peu de s’imposer comme le pouvoir supérieur.

Le Saint Empire romain germanique, construit à partir du Xe siècle en Europe centrale, se présente comme l’héritier de l’Empire carolingien et donc de l’Empire romain : c’est la translatio imperii.

Translatio imperii : transfert, transmission de la puissance. Concept médiéval qui montre l’histoire comme une succession linéaire d’empires, chaque empire étant l’héritier d’un autre plus ancien.

Mais les empereurs ont du mal à imposer leur volonté face aux grands seigneurs de cet ensemble hétérogène.

À l’extérieur, les rapports avec la papauté sont souvent tendus. La féodalité qui se met en place à partir du Xe siècle en Occident rend très difficile l’affirmation d’un pouvoir fort à l’échelle continentale.

b. Empire byzantin, héritier de l'Empire romain d'Orient

L’Empire byzantin est l’héritier direct de l’Empire romain d’Orient.

Justinien, au VIe siècle, a presque reconstitué l’ancien Empire romain dans sa globalité, mais ses conquêtes sont éphémères. Il n’y a pas eu en Orient de rupture comme en Occident, l’Empire n’a jamais cessé. Le rayonnement de la capitale, Constantinople, capitale politique et religieuse fondée par Constantin, en est la preuve.

Le basileus, qui concentre tous les pouvoirs, est le lieutenant de Dieu sur Terre. Il nomme et contrôle le patriarche de Constantinople, qui dirige l’Église orthodoxe. Comme à l’époque romaine, la succession pose souvent problème, et rares sont les dynasties durables.

Les coups d’État sont fréquents : quand deux rivaux luttent pour le pouvoir, le vaincu est souvent emprisonné et mutilé.

De nombreux basileus ont tenté de réchauffer les rapports avec le pape après le schisme de 1054, mais au-delà des querelles d’égos entre la papauté, le patriarche et le clergé orthodoxe et les oppositions théologiques, les appétits des puissances occidentales rendent l’unité impossible entre les deux chrétientés.

Après la quatrième croisade et le pillage de Constantinople, l’Empire byzantin est divisé. Les divisions politiques, dès lors, l’affaiblissent face à ses nombreux ennemis, en particulier les Turcs, en Anatolie.

c. Le monde arabo-musulman divisé

L’islam est le ciment qui unit les régions conquises et administrées par les Arabes à partir des VIIe et VIIIe siècles.

Les califes sont des chefs politiques, mais aussi religieux. Il n’existe aucune distinction entre pouvoir religieux et politique, mais il n’y a pas, dans l’islam, de clergé hiérarchisé comme dans l’Empire byzantin ou la chrétienté catholique.

Rapidement, les musulmans se divisent, et on voit émerger deux courants :

  • les chiites, qui pensent que le successeur de Mahomet devrait être son beau-père, Abou Bakr ;
  • les sunnites, qui pensent que le successeur de Mahomet devrait être son gendre et cousin, Ali.

Les musulmans s’affrontent en 657 à la bataille de Siffin. Tous croient cependant en Allah et ont pour textes sacrés le Coran, les Hadiths et la Sira, rédigés à cette époque.

Les conquêtes fulgurantes des Arabes dilatent tellement l’Empire que l’unité politique pose aussi rapidement problème. 

 

 

Plusieurs dynasties ont rayonné un temps sur une partie du monde arabo-musulman :

  • le califat abbasside régnant depuis Bagdad ;
  • le califat fatimide régnant depuis Le Caire sur l’Afrique du Nord ;
  • le califat de Cordoue régnant sur l’Espagne musulmane.

Le monde musulman reste politiquement divisé.

L’arrivée de populations turques, converties à l’islam, complique le jeu politique. Malgré certaines tentatives au fil des siècles, aucune dynastie ne parvient à unifier durablement l’ensemble du monde arabo-musulman, jusqu’à l’essor de l’Empire des turcs ottomans à la fin du Moyen Âge, qui prend pour nouvelle capitale Constantinople, devenue Istanbul en 1453.

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