La féodalité - Cours d'Histoire Seconde avec Maxicours - Lycée

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La féodalité

1. Qu'est-ce que la féodalité ?
a. La naissance du système féodal
A la fin de l’Empire de Charlemagne, au 10e siècle, ses héritiers sont divisés et incapables de faire face à une vague d’invasions venue du Nord avec les Vikings et du sud par les Sarrazins qui pénètrent en Sicile et en Provence. Les souverains, faute de pouvoir défendre efficacement leurs royaumes décident de charger leurs compagnons, les comtes ou comitis, de leur surveillance.

Ces nobles, les comtes, vont donc exercer leur pouvoir en leur nom. Des liens étroits vont unir, dans le cadre de ce contrat, les souverains ou suzerains et les seigneurs concernés, donnant naissance au système féodal.

Ce système repose à l’origine sur un lien individuel qui s’établit sur un engagement fidèle, accompagné d’obligations. Les suzerains exigent en premier lieu que les nobles deviennent des vassaux, c'est-à-dire d’humbles serviteurs. Ils doivent assurer le soutien, l’aide militaire en cas de guerre. En échange, les comitis reçoivent un bien. Comme c’est une époque où l’on manque d’argent, où la monnaie circule peu, le bien reçu n’est pas financier mais foncier : le suzerain donne des terres, le fief ou tenure féodale. Ce donateur se réserve le droit de reprendre le bien concédé si le service n’est pas ou plus accompli. L’engagement solennel du vassal au service du suzerain donne rapidement lieu à une cérémonie : l’hommage.
b. La cérémonie de l'hommage
Doc.1. Hommage d'un vassal devant son seigneur

C’est par la cérémonie de l’hommage que se nouent les liens de la vassalité. Le vassal se présente devant celui auprès de qui il s’engage, nu-tête, sans arme, à genoux pour signifier sa complète humilité. Il place ses mains jointes entre les mains de son supérieur, signe qu’il se remet à lui et qu’il s’engage fidèlement, totalement. Le seigneur le fait se relever puis lui délivre un baiser sur les lèvres signifiant ainsi l’honneur reçu. Le baiser rétablit également l’égalité entre les deux contractants.
Le vassal prête ensuite serment de fidélité sur la Bible ou en touchant un objet sacré : il prend ainsi Dieu à témoin de la sincérité du lien noué.

Dernière étape, le seigneur lui place alors dans les mains un objet symbolisant la remise du fief. Le vassal devient, dès lors feudataire de son seigneur. L’attache ainsi célébrée est donc individuelle, mais les seigneurs ont très vite l’obligation, pour maintenir leur autorité, de transmettre les fiefs aux héritiers de leurs vassaux.
2. Le cadre de vie et les pouvoirs du seigneur
a. La seigneurie
Doc.2. Exemple d'un plan d'une seigneurie médiévale

La seigneurie est le bien propre du seigneur et ne doit pas être confondue avec la tenure féodale reçue dans le cadre de l’entrée en vassalité. La seigneurie, territoire sur lequel le seigneur exerce son pouvoir est divisée en deux parties :

- la réserve domaniale est le domaine personnel du seigneur qui est exploité directement par celui-ci. On parle de faire-valoir direct. Au cœur de cet espace se trouve le château, la résidence seigneuriale autour duquel se développe le village et à proximité l’Église autour de laquelle s’implante le cimetière. La réserve est également mise en valeur par les tenanciers par le système des corvées (voir fiche Les communautés paysannes).

- La deuxième partie est l’espace des tenures, les parcelles de terres confiées à des paysans contre des redevances. Hors du village, l’habitat paysan se développe en hameaux.

La seigneurie est donc à la fois un territoire agricole, un espace habité et un lieu où s’exerce la domination seigneuriale.
b. Les pouvoirs seigneuriaux
Ces pouvoirs s’exercent dans le cadre de ce qui appartient au seigneur en biens propres ou de ce qui est reçu lorsqu’il devient vassal, c'est-à-dire dans le cadre du fief. Outre les droits et pouvoirs sur ses paysans (voir fiche Les communautés paysannes) : droits de disposer de terres réservées, de percevoir des redevances, d’exercer le droit de ban... le seigneur dispose de pouvoirs spécifiques lorsque le territoire possédé est vaste et que le titre nobiliaire porté le place en haut de la pyramide féodale. Un grand seigneur peut ainsi fixer des unités de mesures, il peut disposer du droit de frapper sa propre monnaie et de lever une armée, l’ost.

Au-delà de la disposition de privilèges, l’appartenance au monde de l’aristocratie féodale se distingue enfin par des modes de vie spécifiques et des valeurs particulières.
3. Modes de vie et valeurs de l'âge féodal
a. La chevalerie
La chevalerie apparaît au 11e siècle, elle rassemble ceux qui combattent à cheval et qui sont dotés d’un armement complet, qui leur assure la victoire lors des conflits. Ils se distinguent de ceux qui combattent à pied, la piétaille.

Rapidement en France, au cours du 11e siècle, chevalerie et noblesse en viennent à se confondre. C’est par le rite de la remise des armes, l’adoubement, que le jeune homme est fait chevalier. Son éducation militaire doit pour cela être achevée. Le postulant reçoit de son père ou de son oncle l’épée et le baudrier, protection de la poitrine en cuir ou en métal, puis reçoit un coup au visage : la paumée, souvenir d’un ancien rituel de passage. La cérémonie est suivie d’exercices montrant l’aptitude du jeune chevalier au combat.
L’Église investit très tôt cette cérémonie en y introduisant bénédiction et nuit de prières. La christianisation de l’adoubement permet d’encadrer la noblesse et de transmettre les valeurs chrétiennes ainsi qu’un code de l’honneur. L’emprise de l’Église sur la chevalerie contribue à atténuer la violence des guerres féodales : ce sont les trêves de Dieu.
b. Les valeurs chevaleresques
Au cours du 12e siècle les qualités fondamentales du bon chevalier sont reconnues comme les vertus par excellence de la noblesse. Véhiculées par la littérature, elles s’imposent à l’ensemble de l’aristocratie européenne. Il convient en premier lieu de faire preuve de courage et de vaillance militaire. L’éducation du futur chevalier porte donc sur cet apprentissage militaire. Par ailleurs, la loyauté, le sens de l’honneur et la fidélité constituent des vertus indispensables. Enfin, le chevalier est courtois et parallèlement aux devoirs envers le seigneur s’instituent des devoirs envers la dame élue que le chevalier doit séduire et conquérir.
c. Les tournois
Spectacles appréciés au Moyen âge, les tournois offrent l’occasion aux chevaliers de s’entraîner et de faire apparaître leurs qualités. Organisés par les rois ou les seigneurs, ils durent plusieurs jours et rassemblent les chevaliers sur une vaste esplanade, la lice, autour de laquelle ont été élevés les tentes et les pavillons. Les adversaires s’affrontent avec des armes rendues inoffensives, mais qui n’empêchent pas les nombreux accidents et morts. Les épreuves sont variées et se déroulent devant un public nombreux.
L'essentiel
Née à une période où l’autorité royale décline, la féodalité organise un système de société qui marque la civilisation de l’occident médiéval. Le système de la vassalité organise des liens hiérarchiques entre les seigneurs. La chevalerie s’identifie de plus en plus à cette noblesse, elle affirme un art de vivre qui lui est spécifique.

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