La dislocation des blocs et le leadership américain - Cours d'Histoire Terminale pro avec Maxicours

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La dislocation des blocs et le leadership américain

1. La fin de l’empire soviétique
a. La dislocation de l’Union soviétique
Gorbatchev, en tentant de rénover le système soviétique, conduit en fait ce dernier à sa dislocation. La multiplication des mesures destinées à responsabiliser les individus et à libéraliser l’économie se heurte aux résistances de la bureaucratie soviétique et à la Nomenklatura. Surtout, ces mesures désorganisent les circuits traditionnels tandis que le pays s’enfonce dans la crise économique ; le niveau de vie de le la population baisse.

En outre, la transparence politique (« Glasnost ») voulue par Gorbatchev ouvre la voie aux contestations internes. En 1988, une nouvelle Constitution est rédigée, elle prévoit des élections libres qui se déroulent en avril 1989. Gorbatchev, élu président de l’Union soviétique, semble contrôler la situation mais en réalité, radicaux, conservateurs et libéraux se déchirent pour le faire tomber. Au printemps 1990, les Etats baltes, annexés à l’Union soviétique depuis la Seconde Guerre mondiale, font sécession. Le pouvoir central, à Moscou, tempête et menace mais, comme à Berlin, quelques mois plus tôt, ne fait rien pour empêcher la sécession. L’Union soviétique se décompose : après les Etats baltes, ce sont les Républiques caucasiennes qui exigent leur indépendance. Mais surtout, le coup d’Etat manqué des conservateurs, en août 1991, ouvre une brèche vers le pouvoir à Boris Eltsine qui, seul, a su s’opposer au coup d’Etat. Gorbatchev est finalement contraint à la démission, au profit d’Eltsine. Le Parti Communiste d’Union soviétique, le KGB et l’Union elle-même sont dissous avant la fin de l’année 1991.

b. L’explosion de l’empire communiste
En 1989, on assiste à un véritable « Automne des peuples » encouragé par Gorbatchev lui-même. En effet, lors d’une réunion du pacte de Varsovie, en octobre 1989, ses responsables reconnaissent « le droit de chaque nation à décider de sa politique ». Dans toutes les démocraties populaires, on assiste à la fin du monopole du parti communiste, à l’organisation d’élections libres et à la mise en place de nouvelles institutions. En Pologne, en Hongrie ou encore en Bulgarie, les équipes communistes en place acceptent de répondre favorablement à la pression populaire. Mais dans d’autres pays, comme la Tchécoslovaquie ou la RDA, les dirigeants communistes tentent de s’opposer à la pression populaire.
Le plus symbolique est sans doute ce qui se déroule à Berlin, le 11 novembre 1989, lorsque des milliers de Berlinois de l’Est entreprennent la destruction du mur qui sépare Berlin-Est de Berlin-Ouest depuis le début des années 1960. De 1989 à 1990, ce sont toutes les démocraties populaires qui s’émancipent de la tutelle de Moscou.
2. Les Etats-Unis : entre la suprématie et l’isolationnisme
a. La nécessité d’être le gendarme du monde
La Guerre du Golfe, en 1990, ou la crise Yougoslave révèlent la nécessité pour les Etats-Unis de jouer un véritable rôle de gendarme du monde. Lorsqu’il lance son attaque contre le Koweït, Saddam Hussein, dictateur irakien, compte sur l’immobilisme américain. Il joue aussi sur le fait qu’il a représenté, durant les dix années qu’a duré sa guerre contre l’Iran, le visage d’un islam laïc, proche de l’Occident. Mais ce calcul s’avère faux : déstabilisant une région considérée comme vitale pour les intérêts américains en raison de sa richesse en hydrocarbures, Saddam Hussein réussit à contraindre les Etats-Unis à réunir une coalition internationale sous l’égide de l’ONU.

En Yougoslavie, la situation est très différente. Le conflit semble devoir rester limité à la sphère européenne. Mais les tentatives des pays européens pour le résoudre échouent faute de pouvoir s’entendre sur des objectifs communs. Lorsque le conflit prend une intensité dénoncée par les opinions publiques internationales, en raison de la purification ethnique que les forces serbes déploient en Bosnie, il devient évident que seule une intervention américaine pourra apaiser la tension, d’autant que la Russie, au nom de la solidarité slave-orthodoxe, penche plutôt du côté serbe. La conférence de Dayton marque l’apogée de l’intervention diplomatique américaine avec la conclusion d’un accord entre Bosniaques et Serbes, sous l’autorité des Etats-Unis.
Mais pour garantir la bonne application de l’accord, le déploiement de forces militaires, essentiellement américaines est prévu. Ce déploiement est réalisé sous la bannière de l’OTAN. Dès lors, les forces de l’OTAN – au premier rang desquelles les forces américaines – doivent intervenir militairement car le régime serbe ne respecte pas ses engagements, tant en Bosnie qu’au Kosovo.

b. La vaine tentation de l’isolationnisme
L’arrivée au pouvoir de Georges W. Bush, à la suite des élections présidentielles de 2000, marque un virage dans la diplomatie américaine.
Conservateur, Bush est réservé sur le rôle mondial des Etats-Unis. Durant la campagne, il fait de son ignorance internationale un argument qui touche favorablement les électeurs américains. La Guerre du Golfe et celle du Kosovo avaient vu les militaires américains, peu désireux d’engager des citoyens américains dans des conflits jugés périphériques, déployer un concept de frappes aériennes massives.
Avec G. W. Bush, le projet de bouclier spatial, ou IDS, est relancé. A nouveau, les Etats-Unis entendent sanctuariser leur territoire contre toute attaque de missiles. Vivement critiqué par leurs alliés, le projet est rendu caduc par les spectaculaires attentats du 11 septembre 2001. Pour la première fois depuis très longtemps, les Etats-Unis se voient à la fois directement atteints par les tensions internationales et doivent envisager un engagement direct.
L’essentiel

La volonté réformatrice du nouveau dirigeant soviétique, Gorbatchev, provoque la désagrégation de l’Union soviétique et emporte tout le bloc soviétique qui finit par exploser. Les Etats-Unis semblent alors rester la seule superpuissance, faisant figure de véritable gendarme du monde. Mais la tentation de l’isolationnisme américain réapparaît, vite contrebalancée par les effets de la montée de l’intégrisme islamique.

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