La Deuxième République : de la révolution au parti de l'Ordre - Maxicours

La Deuxième République : de la révolution au parti de l'Ordre

Objectif
  • Connaitre les événements qui ont marqué la Deuxième République.
Points clés
  • En 1848, un nouveau régime est mis en place en France : la Deuxième République. Les Français rejettent donc la monarchie et réclament plus de liberté et de droits. La révolution de 1848 apparaît comme un succès, puisque le monarque abdique et le suffrage universel est adopté.
  • Mais c'est un échec pour les révolutionnaires qui voulaient une république sociale et, très vite, pour les républicains, puisque le régime est renversé en 1851 par Louis Napoléon Bonaparte.
1. La Deuxième République : un régime qui fait naître l'espoir
a. La liberté, la démocratie et des réformes sociales

En février 1848, les ouvriers et la petite bourgeoisie de Paris se révoltent. Louis-Philippe Ier abdique et s'enfuit. La crise économique et le chômage expliquent cette révolution, mais il s'agit surtout, pour les révolutionnaires, d'obtenir le droit de vote, c'est-à-dire l'abandon du suffrage censitaire.

La République est proclamée et le gouvernement provisoire prend des mesures :

  • on adopte le suffrage universel masculin ;
  • la liberté de la presse est renforcée ;
  • la liberté de réunion devient totale ;
  • on supprime l'esclavage dans les colonies ;
  • on affirme le droit au travail (création des ateliers nationaux pour donner du travail aux chômeurs).
Les ateliers nationaux étaient des chantiers fournis, organisés et payés par l'État afin d'aider les chômeurs parisiens.
b. L'échec des réformes sociales

Les républicains socialistes veulent une révolution sociale pour donner plus de droits aux ouvriers, mais ils échouent aux élections d'avril.

Les républicains modérés décident, en juin, de dissoudre les ateliers nationaux, gouffre financier pour l'État. Les ouvriers se soulèvent alors contre les républicains « bourgeois », élèvent des barricades, mais l'insurrection est écrasée dans le sang. Les ouvriers se sentent donc trahis par la République. La révolution sociale est écrasée.

George Sand écrit : « Je ne crois plus à l'existence d'une république qui commence par tuer ses prolétaires. »

2. Le parti de l'Ordre au pouvoir et la fin du régime
a. La nouvelle Constitution et le parti de l'Ordre au pouvoir

La Constitution adoptée, en novembre 1848, tente de concilier les libertés (l'élection de l'Assemblée législative se fait au suffrage universel) et l'autorité (le président de la République, chef de l'exécutif, est élu au suffrage universel pour 4 ans). Cependant, le président ne peut ni être réélu ni dissoudre l'Assemblée qui, quant à elle, ne peut rien entreprendre contre le chef de l'État et son gouvernement.

Le 10 décembre 1848, Louis Napoléon Bonaparte, neveu de Napoléon Ier, est élu triomphalement président de la République. Il a bénéficié de la « légende napoléonienne » et se présente comme un homme d'ordre. Ouvriers déçus et paysans soucieux de stabilité ont voté pour lui.

 

Louis Napoléon Bonaparte, président de la République ǀ © iStock – GeorgiosArt

 

En 1849, le parti de l'Ordre gagne les élections législatives. Il renonce aux réformes sociales, renforce le contrôle de l'Église dans l'éducation (Loi Falloux du 15 mars 1850) et, surtout, supprime le droit de vote (loi du 31 mai 1850) à 3,5 millions d'hommes ne pouvant justifier d'un domicile fixe depuis 3 ans (c'est-à-dire les plus pauvres et les ouvriers).

b. La crise de 1851 et le coup d'État de Louis Napoléon Bonaparte

À partir de 1850, Louis Napoléon Bonaparte tente de faire modifier la Constitution, car il souhaite pouvoir se représenter aux prochaines élections présidentielles. Face au refus de l'Assemblée, il lance une habile propagande en sa faveur et contre une Assemblée qui a restreint le suffrage universel.

Le 2 décembre 1851 éclate le coup d'État avec le soutien de l'armée.

Le président fait afficher le décret qu'il a signé : l'Assemblée est dissoute et le suffrage universel est rétabli. De nombreux républicains sont arrêtés, les résistances matées. La Deuxième République est morte.

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