La démocratie - Maxicours

La démocratie

Objectif

Comprendre la notion de démocratie

Points clés
  • Un État démocratique, dans son sens contemporain, se veut pluraliste, libéral, laïc et égalitaire.
  • Un État de droit implique que les citoyens obéissent à des lois et que le peuple soit souverain.
  • Les individus sont réunis au sein d'un principe commun, la Nation.
1. La définition de l'État démocratique
a. Liberté, pluralisme et libre-échange économique

Il faut comprendre aujourd’hui la démocratie dans la seule version qui soit maintenant reconnue, c’est-à-dire comme démocratie pluraliste et libérale.
Le pluralisme implique que plusieurs partis politiques soient reconnus ; il s’oppose au « monisme » des États totalitaires, au sein desquels un seul parti politique est officiellement autorisé.

Les théories libérales, issues des XVIIe et XVIIIe siècles, ont pour principe essentiel le respect de la liberté des individus, et reconnaissent aux hommes des droits naturels, que consacrera la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen, qualifiant ces droits d’« inaliénables » et de « sacrés ». Les hommes sont reconnus égaux en droit. Rien ne peut donc justifier qu’un individu, ou un groupe d’individus, soient tenus pour supérieurs à un autre individu ou à un autre groupe d’individus. L’article 1er stipule que « Les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droit. Les distinctions sociales ne peuvent être fondées que sur l’utilité commune ». Est ainsi sous-entendu que toute inégalité n’est pas une injustice : sont pris en compte le mérite, le talent des individus, ou la quantité de travail qu’ils fournissent. C’est pourquoi les États démocratiques sont basés sur un principe méritocratique, selon lequel il est juste que les plus méritants soient avantagés.
Le libéralisme économique suppose la libre circulation des biens et des échanges, ainsi que la liberté d’entreprendre ; à ce titre, l’État limite son contrôle. La recherche d’une efficacité économique maximale, qui comprend l’exigence de croissance, est au cœur du système libéral.

b. La démocratie repose sur les principes de laïcité et d'égalité

Le libéralisme religieux s’exprime à travers la notion de laïcité : chacun est libre de ses croyances, et de pratiquer la religion de son choix, pourvu que cette pratique ne s’oppose pas à l’expression des libertés publiques. Un État démocratique laïque applique les principes de neutralité et de tolérance.

La démocratie implique que soient pris en compte les intérêts de l’ensemble des individus, et en particulier des plus défavorisés ; en théorie, l’État démocratique a donc une vocation sociale ; c’est pourquoi on le qualifie d’« État-Providence ». Il est censé intervenir pour corriger les inégalités sociales, et venir en aide aux individus les plus défavorisés. Sa vocation est donc de rétablir l’égalité lorsque les inégalités entre les citoyens sont trop importantes.

2. Tout État démocratique est un État de droit et républicain
a. Définition de l'État de droit

Aujourd’hui, de nombreux États sont toujours incapables d’instaurer un État de droit, propre aux régimes démocratiques. Dans un État de droit, le citoyen n’obéit pas à un pouvoir, mais à des lois proposées et votées par ceux qui le représentent. Tout État de droit est lié aux principes de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen (26 août 1789).
En France, l’État de droit est également lié à la Constitution de la Ve République du 4 octobre 1958, qui affirme dans son Préambule que la France est une République indivisible, laïque, démocratique et sociale. Elle assure l’égalité devant la loi de tous les citoyens sans distinction d’origine, de race ou de religion. Elle respecte toutes les croyances. L’article 2 précise que « La souveraineté nationale appartient au peuple, qui l’exerce par ses représentants et par la voie du référendum. »

b. République et Nation

Lorsqu’on parle, donc, de République, ou de souveraineté républicaine, on fait allusion à la souveraineté du peuple et à l’indivisibilité de la République : cela suppose que l’existence de groupes ou de communautés – qu’ils soient basés sur une spécificité religieuse, linguistique, régionale etc. – ne doit pas menacer l’identité ou la cohésion nationale. C’est en effet au nom de l’existence de minorités qu’est défendu le principe du communautarisme. Si l’État doit garantir les droits de ces minorités (il peut aussi s’agir de minorités sexuelles par exemple), il doit en même temps veiller à ce que les droits de ces minorités ne rentrent pas en conflit avec le droit, prééminent, du citoyen français.
La Nation représente ce principe supérieur qui unit les individus par-delà leurs spécificités. Les individus, au sein d’un État de droit, sont rappelés à leur origine commune, au caractère natif qui les réunit dans un même ensemble.

Vous avez déjà mis une note à ce cours.

Découvrez les autres cours offerts par Maxicours !

Découvrez Maxicours

Comment as-tu trouvé ce cours ?

Évalue ce cours !

 

Des profs en ligne

quote blanc icon

Découvrez Maxicours

Exerce toi en t’abonnant

Des profs en ligne

  • 6j/7 de 17 h à 20 h
  • Par chat, audio, vidéo
  • Sur les matières principales

Des ressources riches

  • Fiches, vidéos de cours
  • Exercices & corrigés
  • Modules de révisions Bac et Brevet

Des outils ludiques

  • Coach virtuel
  • Quiz interactifs
  • Planning de révision

Des tableaux de bord

  • Suivi de la progression
  • Score d’assiduité
  • Un compte Parent