Deux enjeux majeurs : le pétrole et l'eau - Cours d'Histoire Terminale pro avec Maxicours

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Deux enjeux majeurs : le pétrole et l'eau

Le pétrole et l’eau sont deux richesses indispensables. Le pétrole parce qu’il tient une place de premier plan dans les différents secteurs de l’activité économique et l’eau parce qu’elle est élément vital pour l’homme et ses activités.

Les pays du Proche-Orient sont face à un paradoxe : ils regorgent de pétrole dont tous les pays du monde sont demandeurs et ils sont terriblement déficitaires en eau, qui fait déjà l’objet de tensions régionales.

Pourquoi le pétrole et l’eau sont-ils des enjeux majeurs pour la région ?
1 : L’abondance des ressources pétrolières au Proche-Orient ?
a. La place du Proche-Orient dans la production mondiale de pétrole
Le Qatar, Bahreïn, les Emirats Arabes Unis, l’Arabie saoudite, L’Irak, le Koweit et l’Iran fournissent 38% des besoins pétroliers mondiaux. Ces Etats détiennent aussi de très grandes réserves dans leur sous sol.

Toute tension dans cette région peut avoir des répercussions graves sur les approvisionnements des pays utilisateurs et pénaliser lourdement l’activité économique des pays occidentaux, comme par exemple lors du premier « choc pétrolier» en 1973 puis du second en 1979. Ces deux « chocs » ont effet entrainé la récession économique, le chômage et l’inflation dans les pays du Nord.

Il est donc essentiel que les pays du Golfe, réunis dans l’OPAEP (Organisation des pays arabes exportateurs de Pétrole) maintiennent un niveau de production suffisant pour alimenter la demande mondiale et en particulier celle des pays développés. Il faut pour cela maintenir une négociation permanente, user de compromis, marchander, voire menacer, dans un contexte régional toujours instable.
b. Assurer l’accès aux voies d’approvisionnement
Mais il faut aussi assurer la libre circulation aux passages maritimes soumis à de fortes tensions géopolitiques.

En premier lieu le détroit d’Ormuz entre la Péninsule arabique et l’Iran par lequel transitent 38% des flux pétroliers mondiaux et où les accrochages plus ou moins graves entre les marines de guerre américaine ou britannique et iranienne sont fréquents.

La ituation est aussi tendue dans le détroit de Bab el Mandeb, entre la corne de l’Afrique (Djibouti, Erythrée) et le Yémen, zone d’activité des pirates. Le canal de Suez est aussi un couloir délicat mais sécurisé par l’armée égyptienne.

Il est certain que ces passages sensibles, faciles à bloquer peuvent devenir les cibles privilégiées du terrorisme international, capable de mettre en œuvre des actions fortes.
c. Assurer la continuité des approvisionnements
Pour cela, les puissances occidentales recourent à tous les moyens dont elles disposent. Des accords d’Etat à Etat comme celui passé dès la fin de la Seconde Guerre mondiale entre les Etats-Unis et l’Arabie saoudite : pétrole contre protection militaire, aboutissement d’une ancienne entente commencée en 1933 et renforcée pendant la guerre froide.

La force brutale peut aussi être un de ces moyens. Un des objectifs de la guerre que les Etats-Unis mènent en Irak est la mainmise sur le pétrole irakien, et ce après avoir libéré les gisements koweitiens en 1991 lors de la première guerre du Golfe.
Enfin, face au risque permanent de conflits que connaît le Proche-Orient, les Occidentaux diversifient le plus possible leurs approvisionnements en se tournant vers l’Afrique noire, l’Amérique latine, la Russie, la Norvège font partie des fournisseurs réguliers.
2 : La faiblesse des ressources en eau
a : Le Proche-Orient globalement déficitaire
Les ressources disponibles en eau dans cette région sont globalement insuffisantes pour satisfaire l’ensemble des besoins notamment agricoles et domestiques. Les Etats de cette région se situent entre le 25e et le 40e parallèle nord, avec un effet de continentalité important en Irak en Syrie et en Jordanie. Les zones désertiques ou semi désertiques sont donc nombreuses et une agriculture productive impose l’irrigation.
L’accès à l’eau est donc un enjeu vital or l’eau ne connaît pas les frontières. Il y a de par le monde des dizaines de bassins versants transfrontaliers mais il n’existe pas de répartition équitable à l’échelle de la planète et aucune législation internationale ne permet un juste partage des ressources hydriques. Seuls existent des accords ponctuels comme, par exemple, entre le Soudan, l’Egypte et huit autres Etats du bassin versant du Nil.
b : Le Tigre et l’Euphrate
Les deux grands fleuves qui irriguent le Proche-Orient, le Tigre et L’Euphrate, prennent leurs sources en Turquie, dans les montagnes du Taurus. La Turquie a déjà construit neuf barrages sur ces deux fleuves, treize autres sont prévus.

En assurant ainsi largement ses besoins en eau, la Turquie pénalise lourdement les autres Etats dont l’alimentation dépend de ces cours d’eau, en particulier l’Irak et la Syrie qui protestent énergiquement contre ces barrages turcs, réalisés ou en projet. La Turquie réplique que son territoire contribue à hauteur de 90% pour le débit de l’Euphrate et 51%pour celui du Tigre.
c : Israël et l’eau
L’eau est une source de vives tensions entre l’Etat hébreu, la Jordanie, le Liban et l’autorité palestinienne. Israël en effet a fait main basse sur la plus grande partie des ressources hydriques superficielles et sur l’apport des nappes phréatiques de la région.

Pour son alimentation Israël dépend des cours d’eau du Golan, occupé mais en territoire syrien, des cours d’eau en provenance du Liban sud et du lac de Tibériade.

En Cisjordanie l’eau est utilisée à 90% par Israël et seuls les 10% restant sont disponibles pour les Palestiniens auxquels on interdit de creuser de nouveaux puits alors que les colonies juives peuvent forer autant qu’elles veulent.

Cette situation maintient les Palestiniens dans une dépendance totale. Ils doivent se contenter d’une agriculture sèche alors qu’Israël dispose d’une agriculture irriguée et d’un réseau de distribution élaboré.
Cette question de l’eau est donc un élément important de la négociation entre l’Etat hébreu et les représentants des palestiniens ; elle participe largement au blocage actuel. En dehors du prétexte de sa sécurité militaire le refus d’Israël de restituer le Golan à la Syrie peut aussi être vu comme la volonté de conserver le château d’eau que constitue ce plateau d’altitude : c’est là qu’une grande partie des affluents du Jourdain prennent leur source.
L’essentiel

Des solutions existent pour augmenter ou améliorer les ressources en eau. Israël recycle déjà une partie de l’eau utilisée et a mis au point des méthodes d’irrigation économes. L’Arabie saoudite et les Etats du Golfe persique installent des usines de dessalement de l’eau de mer.

Mais il s’agit là de méthodes coûteuses qui ne peuvent que constituer des palliatifs à un manque global de ressources. Les pays pauvres du Proche-Orient restent largement dépendants des apports naturels. Dans ces conditions il y à fort à craindre que de graves conflits pour l’eau viennent se rajouter aux crises permanentes que connaît « cette poudrière du globe ».

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