Des milieux sous une pression accrue - Maxicours

Des milieux sous une pression accrue

Objectifs
  • Comprendre quels facteurs accentuent la pression sur les milieux.
  • Comprendre l’importance pour les pays d’Afrique australe de préserver et de ménager les ressources et les milieux naturels.

 

Points clés
  • La pression sur les milieux est accrue par le développement.
  • Protéger et ménager les milieux sont un enjeu majeur pour l’avenir de l’Afrique australe.
Pour bien comprendre
  • Les différents milieux de l’Afrique australe
  • Les ressources de l’Afrique australe
  • Les changement climatiques
1. Une pression accrue par le développement
a. L'impact du changement climatique

Les effets du changement climatique, résultant en partie des activités humaines à l'échelle mondiale, tendent à s'accentuer en Afrique australe, pourtant moins exposée aux risques naturels que les autres régions d'Afrique.

À l’exception du littoral oriental et des régions montagneuses, la région connaît des pluies faibles et irrégulières. Les sécheresses deviennent plus fréquentes et affectent surtout l'Afrique du Sud et notamment la région du Cap. La désertification affecte par ailleurs les zones semi-arides situées sur les pourtours des déserts de l'Ouest.

Désertification : Processus de dégradation des sols sous l'effet des activités humaines et des variations climatiques.

Les cyclones tropicaux frappent régulièrement le littoral oriental de l'Afrique australe. Ils provoquent, comme au Mozambique, des crues dévastatrices et de longues périodes d'inondations. Le Zimbabwe est également touché et ces phénomènes s'accompagnent souvent d'épidémies de choléra.

Les littoraux sont quant à eux fragilisés par la montée des eaux. Les prévisions du GIEC pour l'Afrique australe au XXIe siècle sont alarmantes. Elles prévoient une hausse des températures et une diminution des pluies qui contribueront à accroître les menaces environnementales.

GIEC : (Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat) organisme intergouvernemental regroupant 195 États. S'appuyant sur des publications scientifiques, il a pour mission d’évaluer les informations d'ordre scientifique, technique et socio-économique nécessaires à une meilleure compréhension des risques liés au réchauffement climatique.
b. La croissance démographique et le développement en Afrique australe accentuent la pression sur les milieux

Entre 2017 et 2050, les projections démographiques prévoient un doublement de la population de l'Afrique australe. L'évolution des modes de vie conduit à intensifier l'extraction des matières premières.

L'augmentation de la consommation en minerais favorise le développement des industries extractives, qui provoquent des pollutions importantes.

Vue sur une mine de cuivre à ciel ouvert, en Zambie ǀ © iStock – mabus13

La dégradation des sols et la déforestation pour l'agriculture et le bois de chauffe, comme au Zimbabwe ou en Zambie, accélèrent la désertification.

L'accroissement démographique et le développement économique dans des milieux arides ou secs accentuent la pression sur les ressources en eau et aggrave l'insécurité alimentaire, comme au Malawi par exemple.

Ces phénomènes sont amplifiés par la sécheresse, qui touche l'ensemble de l'Afrique australe depuis 2015. Les littoraux sont également soumis à une dégradation accrue. Les rejets industriels et urbains polluent les eaux littorales qui sont soumises par ailleurs au pillage des ressources halieutiques, par la surpêche des armateurs étrangers des pays développés.

2. Protéger et ménager les milieux
a. Le défi de la transition énergétique

Un des défis majeurs pour l'Afrique australe est de concilier protection des milieux, développement économique et justice sociale.

Réussir la transition énergétique est ainsi un objectif essentiel.

L'Afrique australe possède de nombreux atouts pouvant favoriser l'essor des énergies renouvelables. Celles-ci doivent permettre à terme de s'affranchir des énergies fossiles et des contraintes de la production d'hydroélectricité, soumise aux difficultés de la gestion de l'eau.

La Namibie et le Botswana, parmi les 10 pays présentant des densités de population les plus faibles au monde, bénéficient de taux d'ensoleillement records. Ces États ambitionnent de mettre en place, au cours des vingt prochaines années, de grandes centrales solaires interconnectées avec 12 autres pays de la région.

L'Afrique du Sud se place quant à elle au premier rang africain dans l'éolien. Toutefois, en l'absence d'alternative énergétique réellement efficace pour le moment, la consommation de bois de feu devrait continuer à progresser.

Transition énergétique : période d'adaptation qui doit conduire à la réduction de l'impact environnemental de la production, de la distribution et de la consommation d'énergie.
b. Les aires protégées

Les aires protégées terrestres et maritimes visent à préserver les écosystèmes et les espèces animales menacées. Plusieurs pays d'Afrique australe et en particulier le Mozambique sont concernés par le programme « REDD + » . Ce dispositif des Nations Unies a pour objectif d'inciter économiquement les grands pays forestiers tropicaux à éviter la déforestation et la dégradation des forêts. Il doit mener à une gestion durable et à la conservation des espaces forestiers ainsi qu'au renforcement des stocks de carbone.

L'Afrique australe possède également des réserves naturelles et de grands parcs nationaux qui participent à la préservation des milieux.

Ces initiatives présentent toutefois des limites et peuvent faire l'objet de critiques. Le braconnage, organisé par des réseaux criminels, alimente le marché international. Il menace la faune des parcs nationaux, et les populations locales sont elles aussi affectées par la violence armée qui sévit entre militaires et braconniers. Plusieurs parcs nationaux sont en outre des « paper parks » et n'ont pas de réalité autre qu'administrative.

Paper park : aire protégée dont la gestion formelle sur le terrain est quasi inexistante. Ces parcs n'existent donc que « sur le papier ».
c. Le défi de la gestion de l’eau

La gestion de l'eau a un impact direct sur la préservation des milieux et des ressources. Elle représente également un enjeu géopolitique majeur.

Pour une meilleure gestion et une mise en valeur des ressources en eau, les États africains ont élaboré en 2000 le document « Vision africaine de l'eau en 2025 ». Plusieurs initiatives ont ainsi vu le jour en Afrique australe pour gérer le risque de pénurie, comme la construction de grands barrages transfrontaliers pour partager les ressources en eau

Exemple
Le barrage de Kariba est situé à la frontière de la Zambie et du Zimbabwe.
Le barrage de Kariba, à la frontière de la Zambie et du Zimbabwe ǀ © iStock – jmarnold

Mais la gestion de l'eau révèle aussi des différences de développement car c'est dans les pays les mieux pourvus en eau comme le Lesotho ou le Mozambique, que la ressource est pourtant la moins accessible en raison de la pauvreté.

L'Afrique du sud, plus développée, capte ainsi une partie des ressources de ces pays grâce à des infrastructures d'acheminement de l'eau vers ses centres économiques. Concentrant une grande partie de la population du pays, les pôles urbains sud-africains bénéficient également d'un transfert des eaux en provenance des régions les mieux pourvues de son territoire.

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