Histoire des arts

Maxicours vous propose de decouvrir un extrait de quelques cours de Histoire des arts. Pour proposer un accompagnement scolaire de qualite en Histoire des arts, toutes nos ressources pédagogiques ont été conçues spécifiquement pour Internet par des enseignants de l'Education nationale en collaboration avec notre équipe éditoriale.

Cours / Histoire des arts / Terminale L
Les gouaches découpées  
  • 1. Jazz
  • 2. Technique
  • 3. De l’album au monumental

Objectif : évoquer les gouaches découpées, technique privilégiée des dernières années de Matisse, inventée pour des raisons utilitaires mais devenue moyen d’expression à part entière.

En janvier 1941, à l’âge de soixante-douze ans, Matisse doit être opéré à Lyon d’un cancer de l’intestin. De graves complications s’ensuivent, mais contre toute attente, Matisse survit. Et malgré des séquelles qui l’obligeront à porter un corset de fer et à rester couché la plupart du temps, Matisse se considère comme un miraculé à qui a été accordée une seconde vie. Il mettra donc les dernières années de sa vie à parachever son œuvre. Or, c’est désormais au travers des gouaches découpées qu’il s’exprimera presque exclusivement.

Avant 1941, ces gouaches découpées ont été utilisées quasi exclusivement afin de préparer ses œuvres, en expérimentant de manière commode – en déplaçant les formes colorées – différents agencements pour de grandes compositions, comme La Danse de la fondation Barnes entre 1931 et 1933, ou le rideau de scène et les décors du ballet de Leonide Massine, L’étrange farandole, en 1937-1938. Matisse s’est également servi de gouaches découpées de plus petites dimensions pour des couvertures et des maquettes livres et de revues : Cahiers d’art, n°3-5 en 1936, Verve, n°1 en 1937, etc. A partir de 1941, Matisse va redécouvrir et réinventer, d’œuvre en œuvre, la technique des gouaches découpées, l’œuvre inaugurale en étant Jazz.
1. Jazz
C’est l’éditeur Tériade, qui a lancé la revue Verve, qui invite Matisse à réaliser un album de gouaches découpées. De prime abord, Matisse n’est pas convaincu, puis il se laisse séduire par l’idée, lui qui, maintenant, ne peut plus peindre autant qu’avant. Il se lance en 1943, réalisant les compositions Icare, Toboggan, Le Clown, etc.

Les vingt planches du projet sont achevées en 1944. Le titre définitif sera Jazz, par analogie entre cette musique et les éclats, la vivacité, le rythme des formes et des couleurs qui ressortent de l’œuvre. Si le thème du cirque y est récurrent, on y trouve aussi des évocations de souvenirs de voyage (les trois planches de Lagon) ou des résurgences de l’univers des contes (Le cauchemar de l’éléphant blanc).

On trouve dans Jazz une répertoire des formes à venir, dans les futures grandes gouaches découpées : motifs végétaux (rameaux, feuilles, algues) nés d’une découpe tantôt sinueuse, tantôt aiguisée, étoiles, vagues, etc.
2. Technique
La technique, elle aussi, est mise au point dès le début et ne changera pas : une assistante peint à la gouache, d’une même couleur en aplat, une feuille blanche à fort grammage ; la surface est animée par la perception d’infimes ...
Voir tout le contenu pédagogique relatif à ce sujet
Connexion ou Créer un compte