Pierre Corneille- Seconde- Français - Maxicours

Pierre Corneille

Objectifs
  • Découvrir un dramaturge du XVIIe siècle.
  • Connaitre l’oeuvre de Corneille.
Points clés
  • Corneille est l’auteur de comédies, de tragi-comédies et de tragédies.
  • Il est célèbre pour ses dilemmes et la querelle provoquée par sa pièce Le Cid.
  • Avec Racine, Corneille est un des plus grands tragédiens du XVIIe siècle.
Pour bien comprendre
  • Le théâtre du XVIIe siècle
  • Le classicisme
  • La tragédie
1. Une vie tranquille

Pierre Corneille nait à Rouen en 1606, dans une famille aisée de gens de robe. Après de brillantes études chez les jésuites, il se tourne vers le droit. Or, son manque d'éloquence le détourne de la profession d'avocat et lui fait préférer la magistrature : il exerce cette charge jusqu'en 1650. En parallèle, il entreprend une carrière de dramaturge à partir de 1629 suite au succès de sa pièce Mélite. Il rencontre de vifs succès, mais crée également la polémique, notamment en 1637 avec Le Cid. Reçu académicien en 1647, il meurt en 1684.


Pierre Corneille

2. Corneille et la réhabilitation du genre comique

Corneille produit durant sa vie une œuvre foisonnante et variée : il écrit en tout 33 pièces.

C'est en 1629 que démarre sa carrière de dramaturge. Il rencontre le succès et la célébrité avec une comédie intitulée Mélite ; il fréquente alors les dramaturges parisiens comme Scudéry et Jean Mairet et découvre le débat sur la règle des unités qui fondent le théâtre classique.

Il compose en 1630 une comédie, Clitandre ou l'Innocence délivrée, et obéit aux contraintes du genre. Par la suite, il s'engage sur une voie plus libre en écrivant des comédies légères : il en est ainsi de La Veuve ou le Traître trahi (1631) ou de La Suivante.

Corneille participe au renouvellement et à la réhabilitation du genre comique en lui enlevant les outrances et la grossièreté qui le caractérisaient au XVIe siècle.

3. Entre la comédie et la tragédie : L'Illusion comique et Le Cid

C'est vers 1635 que le théâtre de Corneille évolue. Devant le succès d'une tragédie de Mairet, il s'essaie à ce genre sérieux avec Médée, dont l'intrigue est notamment inspirée d'Euripide, un tragédien de la Grèce antique. Il innove toutefois en écrivant des tragi-comédies qui mêlent le comique romanesque et le tragique.

Ainsi, en 1636, il fait jouer L'Illusion comique, où se côtoient personnages bourgeois, types de la commedia dell'arte et magicien de pastorale.

Il réitère en 1637 avec Le Cid. Le succès de la pièce est triomphal : à Paris, tout le monde parle de l'amour contrarié par l'honneur de Rodrigue et Chimène.

Cependant, des voix s'élèvent contre cette tragi-comédie : les partisans du théâtre classique reprochent au dramaturge de ne pas avoir respecté certaines règles – comme celle de la bienséance et celle des unités – et d'avoir plagié une pièce espagnole. Cette querelle autour du Cid ébranle Corneille et, après trois années de silence, il ne revient sur la scène théâtrale qu’avec des tragédies.

4. Les grandes tragédies de Corneille

En 1660, dans son Discours de l'utilité des parties du poème dramatique, Corneille définit sa conception de la tragédie :

  • la tragédie « veut pour son sujet une action illustre, extraordinaire, [...] de grands périls pour ses héros » ;
  • « sa dignité demande quelque grand intérêt d'État, ou quelque passion plus noble et plus mâle que l'amour, telles que sont l'ambition ou la vengeance ».

En 1640, avec Horace, Corneille inaugure le genre tragique. Suivent ses célèbres tragédies : Cinna ou la Clémence d'Auguste (1642), Polyeucte (1643), Œdipe (1659) ou Suréna, général des Parthes (1674).
Ces tragédies sont inspirées des légendes mythologiques ou de l'histoire romaine. Ces sujets sont propres à décrire des exploits et des personnages hors du commun. Les thèmes de la gloire et de l'honneur dominent et montrent des personnages passionnés et déterminés.

Corneille est également célèbre pour ses dilemmes. L'exemple emblématique est celui de Rodrigue, dans Le Cid, qui est déchiré par le conflit entre l'honneur auquel il est soumis par son rang et l'amour qu’il ressent pour Chimène.

5. Un théâtre de transition

Corneille est une figure centrale du théâtre du XVIIe siècle, parce qu'il fait figure d'homme de transition : proche du théâtre classique qui va dominer dans la deuxième moitié du siècle, il s'assigne comme règle de plaire et d'instruire, mais conçoit de façon assez large, c'est-à-dire assez libre, les célèbres règles classiques qu'il trouve souvent trop contraignantes. C'est peut-être cette liberté qui fait que, vers la fin de sa carrière, la rigueur des pièces d'un jeune dramaturge nommé Jean Racine lui est préférée.

Les tragédies de Corneille peuvent apparaitre comme des tragédies sans tragique : certes, Corneille suscite parfois, dans ses pièces, la terreur et la pitié dans l'âme des spectateurs, mais ses personnages, contrairement à ceux de Racine, ne sont jamais vraiment vaincus par le sort.

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