Les grandes découvertes - Maxicours

Les grandes découvertes

Objectifs
  • Comprendre que les grandes découvertes recouvrent des enjeux politiques, économiques et religieux.
  • Comprendre que ces explorations vont modifier la représentation du monde et de l’homme.
Points clés
  • Les découvertes des différents explorateurs se sont déroulées en plusieurs étapes.
  • La controverse de Valladolid, qui porte sur le droit ou non de dominer les Indiens et de les convertir, pose de nombreuses questions sur la représentation de l’humanité et sur les définitions de la civilisation et de la barbarie.
1. Des causes politiques, économiques, techniques et religieuses de l’exploration du monde

La chute de Constantinople et de l’Empire byzantin en 1453 entraîne la mainmise par les Ottomans sur les routes commerciales jusqu’alors contrôlées par les Républiques italiennes de Gênes et de Venise vers l’Inde.
Le Portugal, qui cherche à développer une nouvelle route vers l’Inde, organise des expéditions pour explorer les côtes africaines afin de trouver un nouveau passage en contournant l’Afrique.
Cette porte vers l'Inde et les grandes découvertes portugaises avait été ouverte dès 1415 avec la conquête de Ceuta, sur le Maroc et qui marque la volonté de poursuivre la Reconquista, soit la volonté de reprendre et de repousser le monde musulman.

Ces expéditions ont aussi un motif religieux, le monde chrétien ayant reculé avec la prise de Constantinople. En outre, ces expéditions sont possibles, car un nouveau type de navire voit le jour, la caravelle.

2. Christophe Colomb

Le navigateur génois Christophe Colomb (1451-1513), fervent croyant et aussi émerveillé par le Livre des découvertes de Marco Polo, cherche à ouvrir une nouvelle route commerciale vers la Chine et le Japon en traversant l’Atlantique. L’Ancien Monde est constitué de l’Europe, l’Afrique et l’Asie, trois parties reliées entre elles, mais ceintes de mers. Le fait que le monde soit sphérique ne fait aucun doute et le globe terrestre réalisé par le cosmographe et marin Martin Behaim en 1492, permet de se le représenter. L’Asie ne semble pas très éloignée de l’Europe si l’on s’en tient à cette représentation du monde.

Ce trajet, qui devrait être plus rapide, suppose d’organiser une expédition et de la financer. Après avoir essayé d’en convaincre le roi du Portugal en 1484, Colomb trouve finalement un accord avec de la Reine de Castille et Roi d’Aragon en 1492. L’Espagne est alors soucieuse de rattraper le retard enregistré face au Portugal qui a atteint le cap de Bonne-Espérance en janvier 1488 par Bartolomeu Dias (1450-1500).

Partie le 3 août 1492 avec trois caravelles, les erreurs de calcul de Colomb l’amènent à traverser l'Atlantique et à rencontrer des membres du peuple Taïnos. Le navigateur est persuadé d’avoir trouvé la route des Indes si bien qu’il leur donne le nom d’Indiens. Christophe Colomb reviendra avec des autochtones, du cacao, de l’or et des perles. La recherche de ces richesses, notamment l’or, sera un motif puissant des conquêtes ultérieures. Il effectuera par la suite trois autres voyages jusqu’en 1506, date de sa mort en Espagne, à Valladolid.

C’est le navigateur portugais Fernand de Magellan (1480-1521) qui ouvrira une nouvelle route par les Indes en passant le cap Horn en 1520. Il ne survivra pas à son voyage, mais son expédition sera la première à réaliser un tour du monde entrepris en 1519 et achevé en 1522.

3. Une répartition des découvertes entre le Portugal et l’Espagne

Face aux découvertes des Espagnols à l’Ouest en 1494, le Portugal et l’Espagne signent le traité de Tordesillas et décident de répartir les possessions de part et d’autre d’un méridien dans l’Atlantique : tout ce qui est à l’Est reviendra au Portugal et ce qui est à l’Ouest à l’Espagne.

Une expédition portugaise avec à sa tête Vasco de Gama franchit le cap de Bonne-Espérance atteint l’Inde le 20 mai 1498.
Une expédition menée par Pedro Alvarez Cabral traverse pour sa part l’Atlantique et arrive sur les rives de ce qui deviendra le Brésil en 1500.

Remarque :
Ces conquêtes portugaises s’accompagnent de la création de comptoirs et constituent le début des empires coloniaux. Il en ira de même pour l’Espagne.
4. Les conquistadors

Les conquistadors entrent dans les terres et les explorent.

Juan Ponce de León découvre la Floride en 1513.
Vasco Nunez de Balboa (1475-1519) traverse l’isthme de Panama et découvre la « nouvelle mer du sud », le Pacifique.
En 1518, Juan de Grijalva (1490-1527) conduit une expédition le long des côtes d'Amérique centrale et rencontre les Aztèques.
Une seconde expédition menée par Hernán Cortès (1485-1547) part en 1519 ; celui-ci découvre l’Empire Mexica, autrement nommé l’Empire Aztèque dont la capitale est Tenochtitlan. Certains peuples, soumis par les Aztèques et impressionnés par la technologie des Espagnols et leurs chevaux, se rallient à leur cause.

En 1521, une guerre éclate entre les Espagnols et leurs alliés d’une part et les Mexicains de l’autre. Tenochtitlan est assiégée pendant deux mois et demi, et finit par tomber aux mains de ses adversaires. Cette victoire n'est pas tant due au siège qu’aux maladies importées par les colons qui déciment la population, ce qui sera en général le sort des populations indigènes.
Les Espagnols découvrent le Venezuela, et au sud du Brésil, une expédition s’enfonce dans les terres.

En longeant les côtes pacifiques de l’Amérique du Sud, Francisco Pizarro (1475-1541) rencontre les Incas. Il fait prisonnier le chef inca Atahualpa et l’exécute, malgré une rançon de 6 tonnes d’or. En 1534, il met à sac la capitale de l’Empire, Cuzco. Pizarro fonde la cité des rois qui deviendra Lima.

S’ensuit une guerre entre conquistadors qui oppose Pizarro à Diego de Almagro (1475-1538). Des résistances s’organisent dans l’ex-Empire Inca, notamment avec la fondation du royaume de Vilcabamba. Les Araucans qui occupent le sud du continent s’opposent aussi fermement aux Espagnols.

5. Réactions à la colonisation de l’Amérique

Cette période et la rencontre de deux parties de l’humanité qui s'ignorent superbement servent de creuset à la naissance d’une réflexion anthropologique qui a pour principaux thèmes l’unité de l’humanité et la reconnaissance de l’égale légitimité des différences, qu’elles concernent l’ethnie ou la culture.
En 1512, les lois de Burgos édictées par la Monarchie espagnole (le 27 décembre 1512) et porteuses d’un projet d'évangélisation avaient déjà cherché à encadrer la colonisation et le recours au travail des indigènes en limitant les mauvais traitements, signifiant par là que les peuples autochtones avaient droit à des conditions de vie décentes et respectueuses de leur droit à la vie.

Le prêtre Bartholomé de Las Casas (1474-1566) reprend la défense de la cause des indigènes face à l’entreprise coloniale. Il sera l'un des deux grands acteurs de la controverse de Valladolid qui l'oppose à Juan Ginés de Sepùlveda de 1550 à 1551 et qui porta sur le droit ou non de dominer les Indiens et de les convertir.
À sa suite Michel de Montaigne (1533-1592) fera la critique des préjugés qui autorisent tous les mauvais traitements qu’ont dû subir les peuples autochtones depuis la colonisation du continent américain, notamment dans Des cannibales, Essais II.

Au travers de ces prises de position, c’est la représentation de l’humanité, mais aussi les définitions de la civilisation et de la barbarie qui sont en jeu. Or le fait de protéger les peuples d’Amérique du sud conduira au développement du commerce triangulaire, par lequel des esclaves africains sont importés en Amérique.

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