Le théâtre au XVIIe siècle - Maxicours

Le théâtre au XVIIe siècle

Objectifs
  • Définir la tragédie et la comédie classique.
  • Comprendre l’évolution du genre théâtral au cours du XVIIe siècle.
  • Comprendre le lien que le théâtre entretient avec le pouvoir politique.
Points clés
  • Le XVIIe siècle est l’âge d’or du théâtre classique.
  • La tragédie est considérée comme un genre noble, elle est codifiée de manière très stricte.
  • À travers la comédie, les auteurs tentent de corriger les moeurs par le rire.
Pour bien comprendre
  • La tragédie
  • La comédie

Siècle par excellence du théâtre, le XVIIe siècle voit à la fois le triomphe de la tragédie classique et la consécration de la comédie, à travers trois grandes figures : Corneille, Molière et Racine.

1. Du baroque au classicisme
a. Irrégularités et extravagances du théâtre baroque

Le début du siècle est marqué par l’abondance de pièces dans lesquelles dominent farces et plaisanteries grivoises, qui font du théâtre un art essentiellement populaire. L’excès semble la caractéristique principale du théâtre : la comédie ne bannit pas les grossièretés, la tragi-comédie est très spectaculaire (rebondissements inattendus, mise en scène de l’horreur et de la violence) et la pastorale multiplie les intrigues sentimentales compliquées.

b. La mainmise de l'État sur le théâtre

En 1624, l’arrivée au pouvoir de Richelieu modifie la place et le rôle du théâtre, qui devient un instrument politique et un outil de cohésion nationale. Richelieu développe une politique de mécénat en subventionnant les troupes de l’Hôtel de Bourgogne et en fondant l’Académie française, en 1634.

Louis XIV, lui aussi amateur de théâtre, poursuit la politique de Richelieu et créé la Comédie-Française en 1680. Le théâtre, encore très populaire, devient un divertissement de plus en plus mondain. On adapte alors les salles et le répertoire aux gouts de ce nouveau public : des loges sont créées, les grossièretés et extravagances sont exclues au nom de la bienséance.

La mainmise de l'État sur le théâtre entraine une réorganisation des salles et une spécialisation des troupes :

  • la troupe de Molière se spécialise dans la comédie ;
  • la troupe du Marais se spécialise dans le théâtre à machines ;
  • la troupe du Palais Royal se spécialise dans l’opéra.
2. Le triomphe du classicisme

Si le baroque ne disparait pas complètement, le classicisme s’impose peu à peu à partir des années 1630 et triomphe entre 1660 et 1685.

a. Les théoriciens

À l’image de la politique, le théâtre doit être guidé par l’ordre et la raison. Trois hommes jouent un rôle important dans l’élaboration des règles classiques :

  • Jean Chapelain, conseiller de Richelieu ;
  • Pierre Corneille, qui rédige trois discours ;
  • L’abbé d’Aubignac.

En 1674, Nicolas Boileau fait la synthèse de ces travaux dans son ouvrage théorique en vers, L’ Art poétique.

b. Les règles

Les règles sont dictées par la recherche, à la fois, d’une illusion et d’une imitation parfaite de la réalité conformément aux préceptes d’Aristote.

Les unités d’action, de temps et de lieu doivent favoriser la vraisemblance.

La recherche du plaisir est assuré par les règles de bienséance : il ne faut pas choquer le public, ce qui explique que le sang, la mort ou la violence n’ont pas leur place sur scène.

c. La séparation des genres

Les principes du théâtre classique entrainent la séparation des genres et consacrent la suprématie de la tragédie comme genre noble.

La tragédie classique met en scène des personnages de haut rang, propose l’imitation d’une action et doit respecter la règle des trois unités définie par Boileau (la pièce doit se dérouler en 24 heures, dans un lieu unique et autour d’une action unique).

La tragédie classique a également pour but de conduire à la catharsis (= purgation des passions). Le spectacle a une fonction morale et met en garde : les passions humaines ont des conséquences funestes et il faut s’en éloigner.

Jean Racine, grand tragédien de l’époque, développe dans ses pièces la puissance de la fatalité et le poids de l’hérédité. Ses pièces soulèvent la question de la liberté de l’homme écrasé par les dieux, par ses antécédents familiaux ou encore par l’histoire.

d. La comédie en quête de reconnaissance

Considérée comme immorale par l’Église, la comédie souffre d’un grand discrédit auprès des religieux.

En revanche, les comédiens peuvent compter sur l’appui du pouvoir politique, qui tolère – voire encourage – la comédie, tout du moins jusqu’à la mainmise de Madame de Maintenon et du parti dévot sur la politique, à la fin du règne de Louis XIV.

Molière réussit à légitimer le rire en lui donnant une fonction morale : celle de corriger les mœurs. À travers la mise en scène de personnages comme Harpagon, Argan ou M. Jourdain, il ridiculise les défauts de ces personnages et leurs excès. Si ces personnages séduisent le public, d’autres comme Tartuffe ou Don Juan déplaisent aux dévots. Or, malgré les querelles et les interdictions, la comédie triomphe, pour le plus grand plaisir du public.

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