Le Mariage de Figaro : Lecture méthodique 1, Acte II, scène 21 - Cours de Français avec Maxicours - Lycée

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Le Mariage de Figaro : Lecture méthodique 1, Acte II, scène 21

Le Mariage de Figaro
Lecture méthodique 1 :
Acte II, scène 21 (l. 1 à 68)

1. Le passage
2. Situation du passage
Jusqu’ici, Suzanne a dû ruser pour éviter les avances du Comte. Mais celui-ci retarde la célébration du mariage en contrepartie.
Chérubin, le jeune page naïf épris de la Comtesse, a failli être surpris dans la chambre de cette dernière par le Comte Almaviva alors qu’il avait reçu l’ordre de ce dernier de partir au combat sur le champ.
Il a heureusement réussi à s’enfuir par la fenêtre et chacun croit l’avoir échappé belle. Mais Antonio, le jardinier fait irruption : il va bouleverser les plans de Suzanne, la Comtesse et Figaro, mis dans la confidence.
3. Lecture méthodique
a. Antonio : un personnage de comédie
Ce personnage est un domestique (jardinier) mais se prend ici pour un homme important qui en sait plus que les autres. Bien qu’ivre, il essaie de paraître sérieux et c’est de ce contraste que naît essentiellement le comique du personnage.
  • Un domestique irrévérencieux

    Beaumarchais aime mettre dans la bouche des domestiques des marques d’irrespect à l’égard des maîtres.
    Le jardinier interpelle le Comte sur le ton exclamatif.
    Il passe de « Monseigneur » à « Excellence » qui n’est pas le titre approprié et fait donc preuve de maladresse à l’égard de son maître.
    Son impertinence envers le Comte est flagrante : « Si vous n’avez pas assez de ça pour garder un domestique, je ne suis pas assez bête, moi, pour renvoyer un si bon maître. »
    Il se montre grossier envers la Comtesse qui lui reproche son ivresse : « Boire sans soif et faire l’amour en tout temps, il n’y a que ça qui nous distingue des autres bêtes ».

  • Un personnage digne de la farce

    Beaumarchais donne à Antonio le parler franc du peuple mais aussi les maladresses de langage liées à sa condition.
    Il emploie de manière inadaptée le mot « chose » : « on y envoie des choses » (pour parler d’un homme qui tombe d’une fenêtre).
    Il utilise « ça » au lieu de « cela » et manie le juron (« jarni »).
    Il utilise des termes inappropriés, comme lorsqu’il parle de la « réputation effleurée » (jeu de mots sur fleurs, il est jardinier !).
    Les didascalies mettent l’accent sur la gestuelle exagérée d’Antonio, propre à l’homme ivre (« demi-gris »…, «  se touchant le front »).
    Il tient des propos absurdes : « Je ne peux remuer ni pied ni patte. »

    Antonio est un personnage grotesque et comique, dans la pure tradition de la farce et de la comédie. Cependant, son entrée bouleverse les plans de Figaro et Suzanne et conforte la position du Comte.

b. L’imbroglio : une péripétie dans l’action
L’imbroglio est une « situation embrouillée » en italien, typique de la comédie. L’imbroglio a ici valeur de péripétie car il vient perturber le déroulement de l’intrigue et relancer l’action.
  • Antonio, une menace pour Figaro et Suzanne

    Antonio est l’oncle de Suzanne et le père de Fanchette. Il s’oppose au mariage de Suzanne avec Figaro, car c’est un enfant trouvé.
    Figaro essaie de discréditer Antonio en insistant sur son ivresse à deux reprises. Suzanne insiste auprès de Figaro pour qu’il les sorte de ce mauvais pas, comme le montrent les didascalies (« bas à Figaro ») des 3 apartés (« Alerte… ! », « Détourne… », « Il ne l’a pas vu »).
    Les répliques de Figaro tentent de contrer les accusations d’Antonio : Figaro se voit obligé de trouver des parades peu crédibles : « Quand on saute, on se pelotonne… ».

  • L’enquête du Comte

    Les parades de Figaro ne vont pas convaincre le Comte qui mène avec acharnement son enquête.
    Les répliques s’enchaînent sur le mode des questions / réponses : le Comte interroge son jardinier pour en apprendre davantage.
    L’impatience du Comte se fait plus vive au fur et à mesure que le suspense s’éclaircit (didascalies : « avec feu », « vivement » et exclamations).
    Lorsque Figaro essaie de détourner la conversation, le Comte s’arrange pour revenir au sujet qui l’intéresse (« On a jeté un homme par cette fenêtre ? », « Tu reconnaîtrais l’homme ? ») et il semble obtenir d’Antonio la réponse qu’il attendait : à l’homme mystérieux se substitue la silhouette du « gringalet de page ».

L’extrait s’achève à nouveau sans que le mariage ne soit décidé. La balle est dans le camp du Comte et l’acte III promet de nouveaux rebondissements (notamment Marceline et sa reconnaissance de dettes).

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