Le lourd bilan de la Première Guerre mondiale - Maxicours

Le lourd bilan de la Première Guerre mondiale

Objectifs
  • Connaitre les conséquences de la Première Guerre mondiale (humaines, économiques et politiques)
  • Comprendre les phénomènes de soulèvement révolutionnaire.
Points clés
  • Les conséquences de la Première Guerre mondiale sont considérables. Elle a provoqué une véritable hécatombe humaine et par voix de conséquence un déficit démographique.
  • Les nombreuses destructions ont engendré des problèmes économiques durables.
  • La mobilisation de tous et notamment des femmes a favorisé une profonde transformation des mentalités.
  • Sur le plan politique, les conséquences sont tout aussi considérables : elle favorise le déclenchement des révolutions russes en 1917 suivies de l'instauration d'un État communiste en Europe, elle bouleverse complètement la carte de l'Europe, en précipitant la fin des Empires multinationaux favorisant ainsi le traçage de nouvelles frontières.
1. Un désastre humain et matériel
a. Le traumatisme humain

La guerre a été la cause de la mort d’environ 9 millions de personnes, surtout des Européens et plus de 6 millions d’invalides. Elle a entrainé un immense déficit des naissances.

Le retour à la vie civile est difficile pour les anciens combattants qui se regroupent alors dans des associations pacifistes ou nationalistes, alors que les femmes revendiquent plus de liberté et le droit de vote qu'elles obtiennent effectivement aux États-Unis, en Angleterre et en Allemagne.

Au sortir de la guerre, les sociétés européennes sont totalement déstabilisées.

b. Les conséquences économiques

Les destructions ont touché essentiellement les fronts, notamment l'Est et le Nord de la France. Il faut reconstruire les usines, les mines, les villages détruits et déminer les champs de bataille.

Ajoutées au cout de la guerre, les reconstructions entrainent des problèmes financiers que les vainqueurs veulent faire payer aux vaincus. En effet, les États déjà fortement endettés doivent financer la reconstruction, aider les veuves et les orphelins, mais aussi les anciens combattants.

2. Le bilan politique : une vague révolutionnaire secoue l'Europe
a. Les révolutions bolcheviques

En février 1917, la Russie accumule défaites militaires et problèmes de ravitaillement. Le tsar Nicolas II est contraint d’abdiquer.

Les Bolcheviks ou communistes s’emparent du pouvoir sous la direction de Lénine : c’est la « révolution d’octobre ». L’idéologie communiste s'installe et la conséquence immédiate est le retrait de la Russie de la guerre.

Ce processus révolutionnaire s'étend à d'autres pays européens et des tentatives de révolution éclatent ailleurs en Europe mais elles sont partout écrasées en quelques mois.

b. La contagion révolutionnaire gagne la Hongrie... 

En 1918, la Hongrie subit la dernière étape de la décomposition de l'Empire austro-hongrois. Dès janvier, les ouvriers se mettent en grève contre la guerre et pour protester contre la dégradation de leurs conditions de vie. En octobre, c'est autour des soldats de s'agiter en refusant d'aller au front ou en désertant.

Cette agitation révolutionnaire conduit, fin octobre, au renversement du régime et à la proclamation de la République en novembre. En mars 1919, une République « soviétique » voit le jour mais elle est renversée peu de temps après par les forces contre-révolutionnaires soutenues par les pays de l'Entente.

c. ...et l'Allemagne

Après une période d’incubation pendant l’année 1917, la révolution éclate en Allemagne en novembre 1918 avec le soulèvement massif des ouvriers berlinois suivi de la rébellion des troupes qui refusent de poursuivre le combat.

Cette révolution qui résulte de la défaite militaire, de l’effondrement du régime impérial et surtout de la situation de famine de la population aboutit à la proclamation de la République le 9 novembre 1918. Mais l'opposition à la mise en place d'une République socialiste est grande et après quelques mois de lutte le spectre d'une République « soviétique » est finalement écarté.

3. Le règlement de la paix
a. Le sort de l'Allemagne

Jugée responsable du déclenchement de la guerre, l'Allemagne doit en subir les conséquences.
C'est le traité de Versailles signé le 28 juin 1919 qui règle son sort :

  • restitution de l'Alsace et du Nord de la Lorraine à la France ;
  • cession à la Pologne de la Prusse orientale et d'une partie de la Prusse occidentale avec un long corridor qui donne à la Pologne un accès à la mer Baltique ;
  • démilitarisation : abolition du service militaire, réduction de l'armée à 100 000 hommes, restriction sévère au niveau de sa flotte, de son aviation et de son artillerie et démilitarisation totale de la Rhénanie ;
  • dédommagement des pertes subies par ses adversaires : elle doit régler des réparations dont le montant est fixé à 132 milliards de marks-or, une somme considérable qui a aussi pour but de briser la puissance économique allemande.

Signature du Traité de Versailles, dans la galerie des Glaces du château de Versailles, le 28 juin 1919

b. La nouvelle carte de l’Europe

Les empires austro-hongrois, ottoman et russe disparaissent. Ils sont remplacés par 10 nouveaux états fixés par les traités avec comme objectif de donner un territoire à chaque peuple ou nation. Ainsi sont nés de la décomposition des quatre Empires européens :

  • la Tchécoslovaquie et la Yougoslavie qui réunissent des Slaves sont nées de la dépouille de l'Empire austro-hongrois ;
  • sur celle de l'Empire russe sont nées la Finlande, l'Estonie, la Lettonie et la Lituanie ;
  • la Pologne renait au détriment de l'Allemagne, de l'Autriche-Hongrie et de la Russie ;
  • enfin ces traités ne laissent aux anciens empires qu'une Autriche, une Allemagne et une Turquie limitées respectivement à leur seul territoire national.

Pour garantir ces changements et maintenir la paix en Europe dans le respect du principe des nationalités, le traité de Versailles établit une organisation internationale : la Société des Nations.

c. Les limites des traités

L'Allemagne considère le traité de Versailles comme un « Diktat » et ne reconnait pas ses frontières avec la Pologne.
En outre, des minorités nationales demeurent source de tensions, notamment des Allemands en Tchécoslovaquie et en Pologne.

Par ailleurs, dépourvue de moyens militaires, la SDN a bien du mal à faire respecter ses décisions d'autant qu'elle ne peut compter sur les États-Unis dont le Congrès refuse l'adhésion, de même qu'il refuse de ratifier le traité de Versailles.

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